5). Sortir des schémas de répétition grâce à la méditation et à la gestion des émotions
Lors de cette Parenthèse Méditative, une participante a posé une question essentielle :
- « Comment casser un schéma de répétition lorsque le mental, si puissant, nous emmène malgré nous dans des comportements que nous connaissons bien, alors même que nous avions décidé de changer ? »
C’est une question que nous nous posons tous, car nous avons tous ces schémas, ces automatismes qui nous font reproduire sans cesse les mêmes erreurs, les mêmes réactions, les mêmes souffrances.
Il existe deux voies pour sortir de ces schémas et qui nous permettront de ne plus reproduire sans cesse les mêmes erreurs :
5.1). La voie émotionnelle, rapide et radicale.
Si nous agissons de la sorte, c’est que constamment ou inconsciemment, nous sommes sous l’emprise d’une émotion, le plus souvent de l’ordre de la peur.
C’est sans doute une belle intention de sa part, au souci près que dès que l’émotion refait surface pour nous délivrer un message et être accueillie, le mécanisme bien rodé se met en place et met en route le schéma de protection.
La première voie consiste donc à sentir cette émotion de peur en nous, à rester avec, à l’accueillir, à la réguler, autrement dit, à la laisser exister dans notre corps, jusqu’à ce que le nœud émotionnel se dissolve.
Ce faisant, la dite émotion ne nous fait plus peur, et le comportement change naturellement et sans aucun effort.
5.2). La voie de l’observation, plus lente mais tout aussi efficace.
Cette voie consiste à observer le schéma après coup, et de retracer tout ce qui nous a permis d’en arriver là. L’idée n’est pas de se juger mais simplement d’introspecter pour mieux comprendre.
Plus nous observons et plus nous nous voyons faire et plus nous le voyons venir. Naît alors un choix, celui de faire comme avant ou de faire autrement, ce qui nécessitera de dépasser une certaine Zone de confort… mais c’est un autre sujet
Ces deux voies demandent de la présence, de la conscience, de la bienveillance envers nous-mêmes. Elles demandent de revenir dans l’instant, encore et encore, pour observer ce qui se passe réellement, sans jugement, sans résistance.
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