Dans cette dernière Parenthèse Méditative, je vous propose d’aborder, puis de vivre avec la séance qui l’accompagne, les sources et les causes de notre vrai bonheur.
Je vous propose de voir dans ce premier temps ce qui nous pousse vers l’absence de bonheur profond et durable, (sans parler de plaisirs éphémères), pour ensuite nous rapprocher du véritable bonheur et ce qui le compose, en développant en particulier le lâcher prise et la confiance en la vie.
Bonne lecture
Maxime Gréau
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Depuis l’enfance, la plupart d’entre nous ont intégré une idée qui paraît parfaitement logique : pour être heureux, il faudrait obtenir certaines choses, atteindre certains objectifs, construire certaines conditions favorables qui nous permettraient enfin de nous sentir en paix.
Il peut s’agir d’une sécurité matérielle, d’une relation stable, d’une reconnaissance sociale, d’un projet qui se réalise ou d’une vie qui semble globalement fonctionner comme nous l’avions imaginé.
Rien de tout cela n’est absurde, bien au contraire, et il serait illusoire de prétendre que ces éléments n’ont aucune importance dans une existence humaine comme la nôtre.
Et pourtant, il arrive que certaines personnes possèdent presque tout ce qu’elles pensaient vouloir, tout en continuant à ressentir une forme de vide intérieur, un peu comme si quelque chose d’essentiel restait encore inaccessible, alors que d’autres traversent des périodes difficiles tout en conservant une stabilité intérieure étonnamment solide.
Nous touchons ici la limite des conditions de vie, qui, même cochées, ne saurait satisfaire (du moins qu’un certain temps) un être humain. Celui-ci est en effet animé par autre chose, et c’est cette quête plus personnelle et profonde qui possède le pouvoir de le rendre heureux.
Lorsque l’on regarde ce mécanisme avec un peu de recul, on découvre rapidement qu’une grande partie de notre fonctionnement repose sur une structure intérieure bien particulière, que nous pouvons appeler l’ego.
Cette dimension identitaire de l’être humain se construit progressivement au fil du temps : elle accumule des expériences, élabore des projets, imagine des scénarios pour l’avenir et développe peu à peu la conviction que certaines conditions précises sont nécessaires pour pouvoir être heureux.
À partir de là, la vie se transforme facilement en une succession d’objectifs à atteindre :
Le problème, bien sûr, c’est que la vie ne fonctionne jamais exactement selon ces plans, et lorsque la réalité s’écarte de ce qu’il avait imaginé, une tension apparaît immédiatement, comme si cet EGO refusait profondément ce qui était en train de se produire.
Pour sa défense, mettons-nous à sa place quelques secondes :
Plus tôt dans notre vie, il nous a vu souffrir, et pour nous protéger, à élaborer des stratégies. On appelle cela des “mécanismes de défenses”.
Ces schémas inconscients n’ont pas pour objectif d’être parfait ni même de nous mener au bonheur, ils ont simplement pour mission de nous protéger d’un hypothétique danger qui peut-être pourrait nous faire à nouveau souffrir…
Notre âme, notre être, plus discrète mais aussi beaucoup plus vaste ne fonctionne pas selon la logique de l’obtention ou de la réussite extérieure, mais plutôt selon une sensation intérieure qui la guide, et que l’on pourrait appeler l’alignement.
Nous pourrions nous demander comment accéder à cet état si agréable, et la bonne nouvelle, c’est justement que nous l’avons tous déjà vécu.
Des instants où quelque chose semble simplement juste, même si nous ne savons pas exactement pourquoi, des moments où l’on a l’impression d’avancer dans la bonne direction sans pouvoir encore en expliquer la raison.
Dans ces moments-là, la vie ne ressemble plus à une lutte permanente pour atteindre un objectif, mais plutôt à un mouvement qui nous traverse et nous porte. L’état associé ressemble à de la légèreté et de la fluidité, quelque chose de simple la plupart du temps, mais de grand en même temps.
Si cette manière de vivre paraît presque évidente lorsqu’on la décrit, une question apparaît rapidement : pourquoi est-il si difficile de vivre ainsi au quotidien ?
La réponse tient en un mot que le mental redoute profondément : l’inconnu. Et vous vous souvenez du rôle de notre égo, de nous protéger contre un éventuel danger.
Suivre le chemin de son âme signifierait d’accepter que nous (notre égo identitaire) ne maîtrisons pas totalement ce qui va arriver, ce qui reviendrait à renoncer à l’illusion selon laquelle nous pourrions contrôler chaque étape de notre existence.
Pour lui (l’ego), cette perspective est presque inacceptable, et génère une profonde insécurité. Face à elle, il déroule alors SON plan par défaut, en organisant l’avenir, en prévoyant les dangers et en sécurisant le chemin de manière à éviter toute incertitude et tout doute qui pourrait remettre en question sa pseudo stabilité.
Faire comme tout le monde est souvent synonyme de sécurité pour les humains, mais rarement source d’épanouissement.
Or, notre être, guidé par la vie aspire tout autre chose, et sans réponse à cette question de qu’est qui m’anime profondément, nous errons bien souvent dans des vies mécaniques, à faire ce qu’il faut parce qu’il le faut, sans jamais ressentir de sens profond ni de joie véritable.
Le bonheur pourrait ainsi se résumer à la définition suivante : Être heureux, c’est croire que la vie nous emmène au bon endroit, et y croire suffisamment fort pour la laisser faire, même quand nous avons peur, même si elle ne nous emmène pas là où nous avions prévu d’aller.
Non pas une confiance naïve ou aveugle, mais la reconnaissance progressive que le mouvement même de l’existence possède une intelligence qui dépasse largement nos stratégies personnelles.
Pour illustrer cela, imaginez un bateau à voile qui traverse l’Atlantique.
Le marin ne contrôle ni le vent ni les courants, mais il peut orienter ses voiles, ajuster sa direction, corriger son cap en fonction des conditions qui se présentent. Il ne maîtrise pas les éléments qui lui échappent complètement car ils sont bien plus grands et puissants que lui.
Il ne peut donc pas y faire face, et n’as pas d’autre choix que d’accepter la situation quand elle se présente. Pour autant, il garde son cap, celui qui fait sens et qui le nourrit intérieurement.
De la même manière, nous pouvons prendre des décisions, agir, orienter nos choix, mais le courant profond de la vie nous dépasse, et le secret du bonheur consiste “simplement” à apprendre à naviguer avec ce courant plutôt qu’à lutter contre lui.
Reste alors une question essentielle : comment reconnaître que nous sommes alignés avec ce mouvement de la vie et avec notre être ?
Nous en avons déjà parlé, une sensation de sens, de légèreté, d’envie, d’élan, de joie… Mais aussi un souvenir déjà vécu dans notre enfance, avant que les enjeux sociaux et identitaires prennent toute la place, et avant qu’être pleinement soi-même devienne bizarrement dangereux.
A cette époque, nous faisons naturellement les choses, sans avoir besoin d’explication ni de justification. Nous répondons à une simple information de curiosité, de joie ou encore de vivant en nous. Il n’y avait pas encore cette pression de réussir, de contrôler, de faire ce qu’il faut, d’être quelqu’un…
Mais ne cherchez pas quelque chose de compliqué, nous vivons tous cet état à de nombreuses reprises dans nos vies, car il se présente à chaque fois que nous somme simplement content d’aller dans une direction qui semble facile à faire (même quand autour de nous d’autre pourraient trouver cela compliqué ou complexe.
Pour autant, être aligné ou dans le flux ne signifie pas que tout est simple. En pleine tempête, le capitaine du bateau ne rigole pas vraiment ! On pourrait même dire qu’il a peur et qu’il aimerait être ailleurs à ce moment-là précis.
Mais la vie est ainsi, la croissance et l’évolution ne se fait pas uniquement dans la douceur ou la calme. Il nous fait parfois vivre des moments plus durs pour entendre ou comprendre, ce qui ne veut pas dire pour autant que nous ne sommes pas à notre juste place
Nous pourrions en parler longuement, mais si vous n’en pouvez plus d’une vie qui semble vous harceler, contac..., il y a très certainement quelque chose que vous ne voyez pas et me ferai un plaisir à vous éclairer
Si nous devions résumer cette exploration en quelques mots, nous pourrions peut-être dire ceci : le bonheur ne dépend pas uniquement de notre capacité à organiser notre vie, mais de notre capacité à entrer en relation avec le mouvement du vivant.
Faire confiance à la vie ne signifie pas que tout sera simple, ni que chaque événement sera agréable, cela signifie simplement reconnaître que l’existence possède une dynamique qui dépasse nos plans et nos stratégies, et que nous pouvons apprendre, peu à peu, à nous accorder à ce mouvement.
Lorsque ce basculement commence à se produire, quelque chose se détend en nous. Le besoin de contrôler se relâche, la peur de l’inconnu perd de son emprise, et l’existence cesse progressivement d’être un combat pour redevenir ce qu’elle a toujours été. Une expérience vivante.
Si cette Parenthèse Méditative résonne en vous, si vous souhaitez approfondir ces enseignements et vivre ces expériences guidées avec la communauté, je vous invite à nous rejoindre lors de nos prochaines séances mens...s.
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À très bientôt,
Maxime Gréau
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