Pourquoi parfois, la méditation ne répond absolument pas à nos attentes, au point de nous demander si elle est vraiment efficace ou si celle-ci est vraiment faite pour nous.
Elle est efficace oui, et oui, elle changera votre vie si vous la pratiquez régulièrement, MAIS, sans doute d’une autre manière que celle que vous imaginez !
Car bien avant de vous apporter la paix, le calme et la sérénité, elle vous montrera avant tout la non-paix, les zones obscures, les émotions douloureuses, qui, une fois traversées, vous guideront effectivement vers la véritable stabilité ainsi que le bonheur durable.
Je vous explique tout en détail dans cet article, vous saurez à quoi vous attendre et comment utiliser le mode d’emploi du bonheur
Bonne lecture
Maxime Gréau
Pour recevoir l’HappyNews, cliquez ici (vous recevrez gratuitement mon livre au format PDF par la même occasion)
Retrouvez tous les épisodes de ce podcast ICI
Si nous pouvions résumer la VRAIE promesse de la méditation en une phrase, ce ne serait pas “vous allez être en paix”, mais plutôt : “vous allez prendre conscience de ce qui vous empêche d’être en paix” !
Vous allez ainsi prendre conscience de ce que vous ne voyez pas habituellement, non pas parce que cela n’existait pas, mais parce que votre attention est accaparée ailleurs, dans des réflexes, dans des automatismes, dans des histoires intérieures qui prenaient toute la place.
La méditation fonctionne comme une lampe puissante que nous allumerions dans une pièce obscure et encombrée. C’est une occasion unique et précieuse de nettoyer, de ranger, d’aménager et de s’y sentir bien.
C’est pour cette raison que certaines personnes se plaignent parfois en disant qu’ avant de commencer leur parcours de développement personnel, elles étaient plus en paix.
L’illusion, l’inconscience et l’aveuglement peuvent en effet sembler plus doux ou plus confortables, car il suffit d’ignorer. Mais détrompez-vous, le chemin d’éveil rend libre et heureux, tandis que l’ignorance enferme et alourdit nos existances.
ECKHART TOLLE, dans son livre Le Pouvoir du Moment Présent appelle .... La paix se trouve alors ici, sous la forme d’une présence sans jugement, sans drama, sans refouler quoi que ce soit.
Avant d’aller plus loin, je vous propose de considérer vos sens comme des “capteurs” qui reçoivent des informations intérieures et extérieures à nous.
La vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher, captent le monde qui nous entoure, ET, contrairement à ce que nous pourrions croire, ces sens sont neutres.
Rien de tout cela n’est un problème en soi, contrairement au nouveau mensonge colporté par notre mental.
Le vrai problème naît quand, immédiatement après le signal émit par nos sens, quelque chose en nous récupère cette information, pour en faire une histoire, faites de gentils et de méchants.
Il suffit parfois d’un détail, d’un imprévu, d’un bruit, d’une contrariété, et cette narration démarre. Le mental transforme alors le monde sensoriel en commentaire permanent…
Pour transformer un fait initialement neutre en drama, le mental n’a pas besoin de raison profonde, seulement d’une accroche. La solution est donc simple, et consiste à reconsidérer nos sens :
Dans les enseignements Bouddhistes, on parle de Conscience Voilée, et pour faire simple, elle est composée elle-même de deux parties :
Il nous est impossible d’empêcher le mental de fonctionner, et c’est bien ainsi !
C’est pourquoi « faire le vide » n’est pas une chose réaliste ni même accessible, contrairement aux discours faussement répandus. (nouveau mensonge).
Le jour où notre cerveau n’émettra plus d’impulsion électrique ni de connexion neuronale, nous serons alors décédé, et une autre étape de notre vie pourra alors commencer…
En attendant ce jour, le mental tourne, c’est normal et bon signe ! Cela nous permet de savoir instantanément que l’eau qui tombe du ciel s’appelle la pluie, ou que cette émotion qui nous traverse s’appelle : joie ou plaisir ou tristesse…
Le sachant, et de manière naturelle et presque évidente, l’action correspondante se met en place presque d’elle-même. Si nous reprenons l’exemple de la pluie, nous nous retrouvons alors avec un parapluie dans les mains, sans avoir eu besoin de nous dire explicitement qu’il nous en fallait un.
Mais, il existe un autre mental qui lui interprète, juge, polarise, dramatise, anticipe, rumine, avec souvent, une pointe d’autorité et de fausse certitude.
Nous le reconnaissons au bruit / vacarme qu’il fait dans nos têtes !
Lorsque la pluie tombe par exemple à nouveau, il ne se contente pas de nous fournir cette information comme cité précédemment, il poursuit en nous donnant son avis, (dans le meilleur des cas), ou en nous disant quoi croire (dans le pire des cas).
C’est ainsi que, lorsque la pluie tombe, et sans vraiment savoir pourquoi, un apriori positif ou négatif surgit immédiatement, accompagné de son discours :
Bien sûr, cette narration entraîne à son tour un état émotionnel (raz le bol, frustration, colère), qui nourrit, entretient et alimente à son tour le mental. La boucle est bouclée.
Si vous regardez bien, ce genre de réflexe du “mental souillé” se retrouve mille fois dans notre journée et ce mécanisme teinte nos jugements, nos comportements et donc notre vie.
Le mental souillé représente le contraire de la liberté, car finalement, ce n’est plus vraiment nous qui décidons de nos émotions, ni même de certains de nos comportements, mais bel et bien ce réflexe cognitif que nous discernons à peine !
Il y a une image que j’aime beaucoup pour décrire ce passage : celle du film.
Une histoire est comme un film, et un film est composé d’images qui s’enchaînent à la vitesse de 24 images par seconde.
Comme dans un cinéma, face au film, nous sommes pris dans l’histoire que les acteurs jouent, mais si le film ralentit, ou si nous appuyons sur “pause”, la vraie nature du film apparaît pour laisser place aux images qui le compose.
Face à cette vérité : le film n’est que des images qui s’enchaine, il nous est alors facile de revenir à plus d’objectivité et de neutralité.
Mettre fin à la tyrannie de son mental pour revenir au présent et accéder à la paix consiste donc simplement à discerner les images derrière le film que rencontre notre mental.
Je ne peux évidemment que vous encourager à méditer pour faire de c...
La pleine conscience, au fond, ressemble à cela : passer d’une vie vécue comme une narration (parfois dramatique) à une vie vécue comme une suite d’images observables, dans lesquelles nous n’avons plus besoin d’ajouter du commentaire ni de sur réagir… Le calme émerge alors.
Cela ne veut pas dire que nous ne ressentons plus rien, ni que le mental disparaît.
Tout fonctionne donc parfaitement bien, la seule différence se résume à une posture depuis laquelle nous sommes en mesure d’observer ces phénomènes SANS les juger, SANS les commenter, SANS leur mettre d’étiquettes. (C’est l’étape 8 sur Sentier de Samatha)
A cet endroit, la VRAIE vie commence.
Je vais aller plus loin, car il existe une couche plus profonde encore, souvent méconnue, et qui explique certaines expériences troublantes comme des émotions ou des sensations qui remontent, ainsi que des phénomènes extérieurs qui nous arrivent sans ”raisons” apparentes et qui, bien sûr, nous déstabilisent.
Autrement dit :
Quelles sont les explications à cela ?
Imaginez une grande réserve de conditionnements, de mémoires anciennes, de tendances et de charges héritées, le tout cachées au plus profond de nous.
Certains y verront de l’ADN, les conséquences de l’éducation et de l’enfance, tandis que d’autres y verront le karma et les cycles de réincarnations. Les deux ont raison, mais quoi qu’il en soit, une évidence s’impose : nous portons des choses que nous n’avons pas choisies, et plus cette réserve inconsciente est grande et plus celle-ci nous manipule !
Ainsi, depuis toujours, nous cumulons “du plus” et “du moins” de part nos paroles, nos pensées et nos actions.
Lorsque les conditions idéales se réunissent, ces charges, positives ou négatives, tentent de se rééquilibrer afin de trouver l’harmonie et la paix.
Concrètement, dans la vie de tous les jours, ce sont ces choses dites positives ou négatives qui nous arrivent. Elles n’ont pas pour vocation de nous plaire ou de nous déplaire, elles sont simplement là pour trouver l’équilibre et l’harmonie.
C’est le principe naturel du Yin et du Yang appliqué à la vie de tous les jours.
Aucun effort autre que celui de lâcher prise n’est donc nécessaire ... de conditionnement. Il “suffira” de rester simplement conscient du phénomène, de l’observer, SANS s’y opposer, SANS le commenter, SANS chercher à ce qu’il parte, et SANS chercher à ce qu’il reste non plus.
Il n’y a rien non plus à comprendre, le système cherche simplement l’équilibre afin de trouver l’équanimité qui existe en toute chose. C’est la nature et les lois universelles contre lesquelles nous ne pouvons nous opposer.
Mais bien sûr, la plupart du temps, plutôt que de les laisser l’harmonie s’installer et les phénomènes être, le mental souillé cherchera à les juger, à vouloir les maîtriser, ce qui nous donnera l’illusion de contrôler notre vie.
Le message qu’il nous est demandé d’intégrer, c’est que le bonheur et la paix réside dans la dissolution de notre égo et des conditionnements erronés qu’il contient. Sans cela, nous raison coincé dans des fonctionnements et des émotions qui nous limitent sans jamais parvenir à être vraiment libre
Comment bien vivre ce phénomène de libération ?
La réponse à cette question changera toute votre vie, car elle conditionnera notre attitude, nos émotions, nos comportements et nos actions, qui eux-mêmes, généreront des conséquences logiques. C’est la loi de cause à effet.
Partons du principe que vous choisissiez, et vous auriez raison, de croire que la vie est de votre côté, quel est votre allié et votre meilleur ami…
⇒ Si quelque chose de douloureux ou de fâcheux vous arrive, comme vous avez la certitude absolue que c’est bon pour vous, vous ne vous y opposez pas, bien au contraire, vous savez qu’il s’agit d’une opportunité (même si vous n’êtes pas en mesure de la discerner immédiatement).
Le piège, bien évidemment, repose dans l’intervention du mental qui cherchera à créer son film et avec lui, le drame de votre vie. La maîtrise du mental souillé n’est donc pas une option si vous souhaitez vous libérer de vos schémas inconscients.
En agissant ainsi, les charges inconscientes que vous portez, que nous portons tous, se rééquilibre et la vie suit son cours. Rien de dramatique là dedans.
Bien entendu, vous en profitez pour accueillir vos émotions et remettre en question vos conditionnements. Autrement dit, vous vous élevez, GRÂCE aux circonstances (le cadeau est là). Les polarités et les charges inconscientes qui sont en vous se libèrent, un peu comme la vapeur d’eau d’une casserole en ébullition.
Le mensonge : Notre bonheur n’est pas conditionné par l’extérieur. Notre mental créé lui-même les films comique ou dramatique que nous confondons avec la réalité.
Le libre arbitre, le vrai, commence lorsque nous sommes capables de choisir ce que nous faisons de nos sensations, de nos émotions, de nos pensées, et surtout de ce qui remonte de notre inconscient.
À cet endroit, nous cessons d’être une conséquence. C’est la fin des “réactions automatiques” ainsi que des schémas de répétition qui succèdent ces réactions.
Nous cessons alors d’être dirigés par des conditionnements et nous commençons à vivre depuis la conscience (ou la présence), et c’est cela, l’éveil au sens le plus concret : la capacité à ne plus être gouverné par ce qui se produit en nous pour agir depuis un espace plus vaste, plus stable, plus libre.
Sans cela, nous ne pouvons pas parler de libre arbitre ni de liberté car nos conditionnements dictent nos comportements.
Ce processus, aussi simple qu’il paraisse quand on le décrit, reste exigeant, parce qu’il nous met face à certains de nos vieux démons.
Pourtant, que nous le voulions ou non, ces démons remontent tôt ou tard, c’est ainsi et nous en faisons tous l’expérience.
Que se soit via le travail, via les relations amoureuses ou via les enfants… nous vivrons tous ces situations, émotionnellement complexes, qui nous mettrons dans tous nos états si nous n’en avons pas le mode d’emploi.
Dans ces moments-là, un cadre, un groupe, un accompagnement, un espace où l’on peut déposer et comprendre, change radicalement la trajectoire, parce que ce qui paraît lourd seul devient traversable ensemble et il serait bien dommage de confondre “évolution” et “échec”.
Je reste à votre disposition pour vous accompagner sur ce chemin d’...
Si nous voulons être lucides, nous pouvons dire ceci : être heureux, ce n’est pas chercher la paix comme un état idéal, mais c’est apprendre à être lucide, sans juger, ce qui nous arrive.
C’est apprendre à rester présent aux phénomènes, qu’ils soient agréables ou inconfortables, qu’ils viennent des sens, du mental, ou de l’inconscient.
C’est accepter de traverser l’ombre pour rencontrer la lumière, non pas comme une récompense, mais comme une conséquence naturelle de l’accueil.
Et à mesure que ce mouvement s’installe, quelque chose en nous cesse de se contracter. Les histoires perdent leur pouvoir, les bulles remontent et s’évaporent.
Nous redevenons alors l’observateur, non pas un observateur froid, mais une conscience vivante, capable d’aimer ce qui est, et donc, capable de se libérer et d’exister et de vibrer pleinement.
Pour ajouter un commentaire, vous devez être membre de ‘épanews’.
Rejoindre épanews (c'est gratuit)