Vous est-il déjà arrivé de vous asseoir pour méditer et de vous retrouver, quelques instants plus tard, complètement perdu dans vos pensées, dans vos préoccupations, dans vos projections ? Et avez-vous remarqué que c’est à cet instant précis que les problèmes commençaient ?
A la fois des soucis de l’ordre pratico-pratique lié à vos obligations et vos contraintes, mais aussi lié à tous les désagréments émotionnels que ces pensées génèrent ?
Vivre dans le présent signe finalement la fin des problèmes ! Non pas que qu’il ne reste plus rien à faire, mais que ce qui est à faire se fait, SANS la rumination qui nous rend malheureux et nous stress.
Voyons cela de plus près dans cette nouvelle Parenthèse méditative.
Bonne lecture et bonne séance de méditation
Maxime Gréau
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Sur le Sentier de samatha dont je vous parle régulièrement, existe plusieurs personnages.
Tout d’abord le petit singe, qui représente les distractions constantes, qui emmènent l’éléphant (notre esprit) loin de nous, loin du moment présent, loin de notre être. C’est le point de départ de nos difficultés.
Nos problèmes n’existent jamais dans le présent, ils sont toujours dans nos projections mentales. Ce mental, pas méchant, mais souvent un peu limité, cherche à sa manière, à résoudre le problème, qu’il est lui-même en train de créer de part ses propres peurs, ses propres anticipations, ses propres croyances et ses propres conditionnements…
Nous voyons ici clairement le VRAI problème n’est-ce pas ?
Heureusement pour nous, nous disposons également d’un lasso, tenu dans sa main par le moine (notre être) pour aller chercher son esprit (l’éléphant) qui divague. C’est ici que commence la véritable pratique de la méditation.
La mindfulness vous permettra de vous détendre, l’expansion de conscience de vous faire voyager, la visualisation de créer… et cette pratique je vous décrit, de vous permettre de vivre le moment présent dans votre vie de tous les jours.
Il y en a pour tous les goûts et pour tous les objectifs
Continuons…
Ce rappel est précieux, car plus nous l’utilisons et plus il devient automatique et naturel, ce qui nous permet de revenir à l’instant de plus en plus rapidement dès lors que nous nous apercevons que nous n’y sommes plus.
Le secret se trouve ici, c’est comme un nouveau réflexe conditionné que nous créons alors, et qui nous permet, non pas de ne plus nous égarer, mais de savoir revenir ICI lorsque nous n’y somme plus.
La cerise sur le gâteau, c’est qu’avec un peu de temps , ce rappel ne vous demandera plus d’effort. Dans les débuts bien entendu, il faudra lancer la roue, mais très vite, vous pourrez profiter de l’inertie du vélo sans avoir besoin d’appuyer aussi fort sur les pédales.
Cette aptitude sera alors devenue une seconde peau, une manière naturelle d’être, et lorsque nous atteignons l’étape 9, cet état devient permanent. Vous aurez alors atteint votre objectif, celui de vivre dans le moment présent et en paix chaque jour du reste de votre vie.
Pour vous entraîner et être certain d’atteindre cette étape de non retour, vous êtes libre de rejoindre notre Club Samatha, il est conçu pour cela.
La méditation, c’est un état très précis, un état non-conceptuel dans lequel nous ne sommes pas en train de raisonner, de commenter, de juger ce que nos sens nous transmettent.
Vous pouvez vous imaginer comme une antenne qui reçoit des informations et qui les vit au travers de ses sens.
Ici, notre mental aurait donc mille et une raisons de se mettre à commenter cette multitude d’informations, d’autant plus que certaines d’entre elles sont désagréables ou dérangeantes…
Mais non, la méditation nous enseigne justement comment les observer, ou, comment revenir à soi si nous n’avons pas été en mesure de les observer.
Et c’est précisément là que réside toute la difficulté, car le plus dur, ce n’est pas de capter les informations, mais bien de ne pas les commenter mentalement…
Observer sans commenter, c’est revenir à la pure perception, à cette capacité à être relié, connecté à tout ce qui nous entoure, sans le filtre du mental qui crée des problèmes là où il n’y en avait pas.
Vous pourriez me dire : « C’est bien beau tout ça, Maxime, mais lorsque je suis dans le moment présent, je ne me sens pas toujours bien ! Des émotions remontent, des peurs, des tristesses, des colères, et c’est justement pour cette raison que je me mets à réfléchir, pour trouver des solutions et arrêter de souffrir !
Et vous auriez raison.
Nous vivons effectivement des émotions dans le moment présent, mais c’est aussi à cet instant précis que se joue notre libération, si nous comprenons la différence fondamentale entre douleur et souffrance.
C’est cette peur, cette inquiétude, cette angoisse, ce stress, cette tristesse qui traverse notre corps et notre être. Ces émotions ne sont pas là pour nous embêter, elles nous donnent des informations, des indicateurs précieux. « Je le sens » ou « je ne le sens pas », c’est une boussole intérieure qui nous guide.
La souffrance, c’est le bruit que nous faisons autour de l’émotion, c’est la résistance que nous opposons à l’émotion.
Comme le disait Jung, notre souffrance est à la hauteur de notre résistance. Nous souffrons beaucoup plus de la peur de la souffrance que de la souffrance elle-même.
Les émotions sont comme des voitures sur l’autoroute, et notre contrôle est la barrière de péage. Lorsque nous avons peur d’une émotion, nous baissons la barrière, et cela crée un bouchon, un nœud émotionnel qui reste coincé dans notre corps et qui nous fait mal.
Ce n’est donc pas l’émotion qui pose problème, mais bien le blocage que nous créons en refusant de laisser passer l’information émotionnelle qui nous traverse.
C’est précisément ce que nous enseignons dans le Club Samatha, cette capacité à accueillir nos émotions pour nous en libérer.
Lors de cette Parenthèse Méditative, une participante a posé une question essentielle :
C’est une question que nous nous posons tous, car nous avons tous ces schémas, ces automatismes qui nous font reproduire sans cesse les mêmes erreurs, les mêmes réactions, les mêmes souffrances.
Il existe deux voies pour sortir de ces schémas et qui nous permettront de ne plus reproduire sans cesse les mêmes erreurs :
Si nous agissons de la sorte, c’est que constamment ou inconsciemment, nous sommes sous l’emprise d’une émotion, le plus souvent de l’ordre de la peur.
C’est sans doute une belle intention de sa part, au souci près que dès que l’émotion refait surface pour nous délivrer un message et être accueillie, le mécanisme bien rodé se met en place et met en route le schéma de protection.
La première voie consiste donc à sentir cette émotion de peur en nous, à rester avec, à l’accueillir, à la réguler, autrement dit, à la laisser exister dans notre corps, jusqu’à ce que le nœud émotionnel se dissolve.
Ce faisant, la dite émotion ne nous fait plus peur, et le comportement change naturellement et sans aucun effort.
Cette voie consiste à observer le schéma après coup, et de retracer tout ce qui nous a permis d’en arriver là. L’idée n’est pas de se juger mais simplement d’introspecter pour mieux comprendre.
Plus nous observons et plus nous nous voyons faire et plus nous le voyons venir. Naît alors un choix, celui de faire comme avant ou de faire autrement, ce qui nécessitera de dépasser une certaine Zone de confort… mais c’est un autre sujet
Ces deux voies demandent de la présence, de la conscience, de la bienveillance envers nous-mêmes. Elles demandent de revenir dans l’instant, encore et encore, pour observer ce qui se passe réellement, sans jugement, sans résistance.
Face à ces difficultés qui nous attendent, il nous appartient de faire un choix : la vie est-elle pour nous ou contre nous.
Et si ce choix est si fondamental, c’est qu’il façonne toute notre expérience de vie, voici pourquoi :
1). Si nous croyons que la vie est contre nous, nous devons nous protéger de tout, tout le temps, nous devons être blindés, solides, méfiants, sur nos gardes, chaque événement devient une menace potentielle, chaque difficulté devient une preuve supplémentaire que le monde est hostile.
2). Si nous choisissons de croire que la vie est pour nous, tout change car tout ce qui nous arrive devient un cadeau, même mal emballé.
Même difficile à voir sur le moment, les difficultés deviennent des opportunités d’évolution, les épreuves deviennent des enseignements précieux, ce qui nous permet de nous détendre, d’avoir confiance et de nous concentrer sur les vrais sujets en cessant de ruminer inutilement.
Ce ne sont pas les faits qui posent problème, le fait reste un fait. En revanche, l’interprétation du mental sur le fait déclenche le souci.
Par exemple, s’ il pleut, ce n’est pas un problème ?! Mais dès lors que je me raconte intérieurement, “mince il pleut, j’en ai marre de la pluie”, alors je crée le problème qui n’a pourtant rien à voir avec la pluie elle-même.
Le souci reste bien dans ma tête, il est le jugement imposé sur le fait et non le fait lui-même. Est-ce clair ?
Nous méditons pour être plus calmes, pour mieux dormir, pour gérer notre stress, pour améliorer nos relations. Toutes ces raisons sont valables, vraies, légitimes.
Mais si nous creusons un peu plus, nous finissons toujours par arriver à la même réponse, universelle, intemporelle : nous cherchons à être heureux.
Nous cherchons cet état intérieur de paix, de sérénité, de liberté, de joie qui ne dépend pas des circonstances extérieures. La méditation et la gestion émotionnelle est le chemin le plus direct, le plus simple, le plus efficace pour y accéder.
Ce n’est pas une promesse miracle, c’est une réalité que des milliers de méditants vivent depuis des millénaires, et que le Sentier de Samatha décrit avec une précision remarquable.
Je ne peux que vous encourager à suivre cette voie.
Avant de terminer, j’aimerais vous inviter à prendre quelques instants pour réfléchir à ces questions, pour vous les poser sincèrement, pour observer ce qui émerge en vous :
Ces questions ne demandent pas de réponses immédiates, elles sont des invitations à observer, à approfondir, à cheminer avec bienveillance sur cette voie de la transformation intérieure.
Si cette Parenthèse Méditative résonne en vous, si vous souhaitez approfondir ces enseignements et vivre ces expériences guidées avec la communauté, je vous invite à nous rejoindre lors de nos prochaines séances mens...s.
Le replay de cette séance est également disponible dans l’espace membre du Club Samantha si vous êtes membre. Sinon, vous pouvez le commander ci-dessous.
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À très bientôt,
Maxime Gréau
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