1). Le mental qui commente : la première chose que nous remarquons
Essayons quelque chose maintenant.
Regardez autour de vous, l’endroit où vous vous trouvez, les murs, les couleurs, les formes, la lumière qui tombe sur les objets familiers. Regardez simplement. Ne faites rien de plus…
Puis, observez ce qui se passe en parallèle.
Il est tout à fait possible que quelque chose, en vous, ne soit pas en train de regarder en silence mais bien au contraire, se mette à commenter, ou évaluer, ou encore juger, ou s’interroge.
- « Qu’est-ce que je fais ?
- Pourquoi je fais ça ?
- C’est beau, c’est pas beau, c’est utile, ça sert à quoi ? »…
Un flux continu, presque ininterrompu, accompagne chaque perception comme une ombre collée à la lumière.
Nous appelons cela le mental.
Et dans les débuts de la pratique méditative (et même après), c’est une des première chose que nous apprenons a distinguer afin de faire la différence entre « nous »,ce que nous sommes vraiment, et « lui », cette partie de nous qui parle, qui commente, qui raconte, qui interprète et qui projette.
De plus, ce bruit intérieur n’existe pas uniquement dans les moments de stress ou d’incertitude, il est là en permanence, presque d’instant en instant, comme s’il ne pouvait tout simplement pas s’en empêcher.
Le souci, c’est que tant que nous n’en avons pas conscience, ce sont ces commentaires-là qui dictent notre vie, et nous apellons cela : des conditionnements.
Un peu comme ce disque rayé qui tourne depuis l’enfance, ces jugements automatiques, ces suppositions, ces a priori que nous n’avons jamais vraiment choisis, ils orientent nos décisions, colorent nos perceptions, filtrent not..., pour la simple et bonne raison que nous n’avons jamais appris à les observer SANS y adhérer.
Et c’est précisément là que quelque chose commence à changer.
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