Enseignement Bouddhiste : Les 8 Consciences – Comprendre le vrai mécanisme de libération – 7/10

Dans cet article, je vous propose de comprendre le mécanisme de libération de l’être. J’ai moi-même reçu cet enseignement de Pierre Bourges, lors de différentes retraites de méditation. A l’issu des ces enseignements, vous saurez comment fonctionne votre mental, le rôle et la fonction de votre inconscient et les travers du mental. 

Vous saurez également à quoi sert la vie, comment la réussir et comment fonctionne le karma. 

Bonne lecture et bon visionnage 
Maxime et Jessica

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1, 2, 3, 4, 5 : Les 5 premières consciences – Les conscience sensorielles

Les cinq premières consciences correspondent aux cinq sens : vue, ouïe, odorat, goût, toucher. Elles captent, elles reçoivent, elles informent. 

Rien, à cet endroit, ne cherche à nous nuire, rien ne “problématise” la réalité. 

  • Une goutte de pluie sur la peau demeure une sensation. 
  • Un son traverse l’espace et se dépose dans l’oreille. 
  • Une odeur apparaît, puis s’efface. 
  • La faim se signale, comme un message biologique. 

En elles-mêmes, ces consciences sensorielles ne racontent pas d’histoire : elles livrent une donnée brute, une information neutre, un simple feedback du vivant. 

Et déjà, une bascule devient possible : apprendre à revenir à l’information avant de glisser dans l’interprétation.

6). La sixième conscience : la conscience mentale, conceptuelle, et la stabilisation de l’attention

Les cinq consciences sensorielles reposent sur un socle : la sixième conscience, que l’on peut appeler conscience mentale ou conceptuelle. 

Elle coordonne, elle relie, elle traite, elle permet l’ajustement. 

  • Grâce à elle, la pluie sur le visage devient une donnée pratique : il faudra un parapluie. 
  • Grâce à elle, la faim devient une orientation simple : je mangerai. 
  • Grâce à elle, l’ouïe me prévient d’un danger, la vue me permet de traverser la rue, le toucher m’indique une brûlure.

Cette sixième conscience se laisse observer, presque comme un plateau sur lequel les informations apparaissent. 

Elle peut toutefois être instable : l’attention se disperse, s’éparpille, se fait happer par mille signaux. La pratique méditative, quand elle devient régulière, transforme progressivement ce socle : l’attention se stabilise, le système de perception se clarifie, et cette stabilité n’est pas un luxe spirituel, elle devient une compétence intérieure, une base concrète. 

Plus l’attention gagne en stabilité, moins l’esprit se fait emporter par les automatismes, et plus l’on peut rester présent à ce qui se manifeste.

 

7). La septième conscience : la conscience voilée, ou l’art de fabriquer du “plus” et du “moins”

Au-dessus du socle mental, ou plutôt en interaction constante avec lui, se trouve la septième conscience, appelée conscience voilée. Elle porte ce que nous nommons, dans un langage courant, “le mental”, mais il est précieux de distinguer deux aspects.

7.1 Le premier aspect : nommé mental immédiat : 

Le simple fait que des pensées surgissent. Des images, des associations, des idées, des mots. Tant que le cerveau vit, cette activité existe. Aucun combat n’a de sens ici, car vouloir abolir le mental revient à vouloir abolir le vivant. 

  •  Le problème ne se trouve pas dans l’apparition d’une pensée.

7.2 Le second aspect correspond au mental souillé : 

La partie de nous qui saisit la pensée, la retient, la prolonge, l’enchaîne, l’alimente, puis en fait un film. 

Là où la vie déposait une information, le mental souillé ajoute une direction. Il colore, il polarise, il tranche : “bien / mal”, “j’aime / je déteste”, “ça devrait / ça ne devrait pas”. 

L’instant se transforme en commentaire, le commentaire en narration, la narration en identité. Et, très souvent, cette mécanique donne l’apparence de la protection : elle croit anticiper, elle croit prévenir, elle croit contrôler. 

En réalité, elle fabrique surtout de la charge, et cette charge devient notre prison quotidienne.

Une nuance essentielle apparaît ici : beaucoup essaient de “corriger” le mental par une discipline morale, en se retenant, en se contractant, en voulant être irréprochables, mais une retenue n’équivaut pas à une libération. 

Or la paix ne naît pas du rejet ; elle naît lorsque la résistance cesse, y compris envers la part de nous qui juge. Voir cette part, l’accueillir, cesser de la condamner, ouvre une possibilité nouvelle : sortir de la guerre intérieure, non par domination, mais par compréhension et intégration.

8). La huitième conscience : la conscience base universelle, ou le réservoir des conditionnements

Plus profond encore se trouve ce que nous appelons la huitième conscience, la conscience base universelle. 

Elle ressemble à un réservoir, une “bassine” immense, où s’accumulent des tendances, des empreintes, des conditionnements, des mémoires, des charges héritées. 

  • Certains parleront d’ADN, d’éducation, de culture, de transmissions familiales et sociétales. 
  • D’autres parleront de karma, de vies antérieures, de temps sans commencement.

 Peu importe la croyance : une évidence demeure, nous portons des choses que nous n’avons pas choisies, et nous réagissons souvent depuis elles, sans même savoir que nous le faisons.

C’est ici que beaucoup se trompent de diagnostic 

  • lorsqu’une émotion surgit “sans raison apparente”, 
  • lorsqu’une humeur traverse le matin, 
  • lorsqu’une tension serre le plexus, lorsqu’un vieux schéma se réactive sur une broutille. 

Le problème n’est pas la remontée. La remontée révèle simplement le contenu du réservoir.

Et la méditation, en ralentissant notre agitation, agit comme un feu sous une casserole : ce qui était au fond commence à remonter sous forme de bulles. Une sensation. Une mémoire. Une agitation. Une émotion. Une charge.

La pratique ne consiste pas à “vider” le réservoir à la force du mental. Elle consiste à apprendre à laisser remonter, et surtout à ne plus recharger.

 

La clé décisive : ce qui remonte redescend, et tout se joue dans la charge

Tout ce qui remonte redescend. 

Une impulsion arrive dans la conscience mentale, puis elle repart vers la conscience base universelle. (8ème conscience). 

Elle ne s’auto-détruit pas. Elle fait passage, elle transmet, puis elle retourne dans la 8ème conscience. Et c’est ici que se joue la bascule.

 Si l’impulsion a été perçue sans étiquette, sans commentaire, sans polarisation, elle redescend sans charge. 

Autrement dit, l’information retourne au réservoir dépouillée, comme nettoyée. Et ce phénomène produit, par entraînement, une libération naturelle : ce qui remontera ensuite remontera avec moins de grains de sel, jusqu’à devenir une eau claire. 

 À l’inverse, lorsque le mental souillé colle une étiquette, dramatise, justifie, accuse, regrette, anticipe, l’impulsion redescend chargée. 

Et cette charge nourrit ce qui remontera demain. Ainsi se crée la continuité des films, des répétitions, des scénarios, qu’on les nomme karmiques ou conditionnés. La pratique devient alors extrêmement concrète : il ne s’agit pas de choisir des pensées “positives”, il s’agit de sortir du cycle de la charge, même lorsque la charge semble agréable, car “plus” et “moins” restent deux faces d’une même capture.

 

Transformer le film en images : la sagesse discriminante et l’équanimité

Une image résume admirablement ce mécanisme : le film. 

Un film produit une histoire parce qu’il enchaîne des images et les colle entre elles. Mais si l’on coupe le film image par image, il reste une succession de plans. Et face à un simple plan, l’esprit peut redevenir neutre.

 Lorsque la pratique s’affine, le mental immédiat se transforme : au lieu d’être une narration continue, il devient une capacité à traiter chaque situation telle qu’elle est, sans la contaminer par l’avant ni l’après. 

Et lorsque le mental souillé se transforme à son tour, l’étiquetage perd sa spontanéité. 

L’équanimité apparaît, non comme une indifférence froide, mais comme une saveur unique des phénomènes : les pensées peuvent continuer d’exister, les vagues peuvent passer, mais aucune ne renverse l’être. 

Une stabilité se découvre, au-delà de la perturbation. L’équanimité ne supprime pas la vie ; elle rend la vie inhabitable par le drame.

 

Le vrai libre arbitre : cesser d’être une conséquence

On parle souvent de libre arbitre comme s’il s’agissait de choisir entre deux options extérieures. Mais le libre arbitre réel commence plus tôt, et plus profond : au moment où nous devenons capables de choisir ce que nous faisons de nos informations intérieures. 

  • Une sensation surgit : vais-je en faire un drame ? 
  • Une émotion remonte : vais-je la commenter, la justifier, l’accuser ? 
  • Une pensée traverse : vais-je la saisir et lui donner le pouvoir, ou la laisser passer comme un phénomène ?

 À cet endroit, nous cessons d’être une conséquence. 

La vie continue de produire des événements, des situations, des circonstances, et celles-ci deviennent même des révélateurs splendides de nos conditionnements. 

Non parce que la vie nous attaque, mais parce qu’elle met en lumière, à travers nos réactions, ce qui demande encore à être vu. 

Le problème n’est jamais seulement la circonstance ;  le point décisif réside dans notre manière de réagir à la circonstance. Et cette réaction, lorsqu’elle est observée, commence déjà à se dissoudre.

Conclusion : la paix comme conséquence, la lucidité comme cause

La vie nous veut du bien ! Les événements qui surgissent nous permettent de nous libérer de nos conditionnements et ce faisant, ils nous rendent libres. Libre de quoi ? Libre de nos réactions automatiques pour les remplacer par des “actions conscientes” qui ne nous feront plus souffrir ! 

La douleur est une information, la souffrance est le discours négatif et purement mental que l’on se rencontre autour de la douleur et donc, de l’événement qui a créé la douleur. 

Il n’existe pas d’autre solution pour être heureux dans sa vie que de prendre de la hauteur pour intégrer ce fonctionnement. Personnellement, je ne connais d’autres solutions plus efficaces que la méditation, mais je vous laisse faire vos propres expériences. 

La gestion des émotions n’est pas une option non plus. Comprendre c’est bien, mais sans technique de libération émotionnelle, la charge est telle que la compensation ou l’évitement reprend le dessus, et dans ces cas là, nous renvoyons le tout dans la 8ème conscience et c’est reparti pour un tour. 

Et vous, où en êtes-vous ?

  1. Dans quels moments de votre journée une information neutre devient-elle presque automatiquement une histoire chargée ?

     

  2. Quelle étiquette revient le plus souvent dans votre mental : “c’est injuste”, “c’est trop”, “je devrais”, “je n’y arrive pas”, “c’est toujours pareil” ?

     

  3. Quand une émotion remonte “sans raison”, avez-vous tendance à l’observer, ou à chercher immédiatement une explication qui la recharge ?

     

  4. Quelle différence pouvez-vous sentir concrètement entre une pensée qui passe (mental immédiat) et une pensée que vous saisissez (mental souillé) ?

     

  5. Dans quelle situation actuelle la vie est-elle en train de révéler un conditionnement, non pour vous punir, mais pour vous aider à me libération ?

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