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Quête de savoirs et de liberté

Les contradictions et les similitudes des éthiques et philosophies 'naturistes' et techno-scientistes constituant la civilisation éclairent l’état spirituel de l'humain dans sa relation à la Nature, dans ses peurs autant dans ce qui le lie intimement à elle. Ainsi, la recherche d'une certaine 'harmonie cosmique' suppose une façon d'apprendre à savoir pour l'Être, dans sa quête de sagesse, de liberté et d'accomplissement, quand il communie avec les objets et sujets composants le Monde connu et inconnu de lui. C'est une démarche subjective qui favorise la dissolution progressive des contradictions et oppositions telles que : foi/raison, croyance/conscience, science/sapience, savoir/connaissance, mort/vie, décès/naissance, mythe-légende/vérité-interprétation ; lesquelles aboutissent à tous les égarements de la dualité et de la fragmentation intellectuelle et mentale. Pour l'apprenti sage la contradiction est substituée en complémentarité, il explore les correspondances, perçoit des rapprochements, découvre des similitudes et décèle des harmonies. Si toutes ses hypothèses produites sont volatiles puisque fruits du conscient-mental-intelect, et de l'ego, elles participent au développement, à l'épanouissement d'une sagesse individuelle originale. Ce particularisme, ce subjectivisme, cet idéalisme sont relativistes, car la Pensée et l’Être sont tellement inclus au théâtre du Mondei que cela n'en certifie ni généralités, ni sciences, ni vérités.

Nature

De l’étymologie : en grec nature vient de phusis, ce substantif est construit sur la racine du verbe phuomai dont le sens est actif : faire pousser, faire naître, produire. Le mouvement de la venue à l’être. Phusis signifie origine, l’essence même de la constitution des éléments et des êtres. Nombreuses sont les significations du mot nature qui divergent selon les cultures, les idéologies. Soit l’humain en est dissocié, elle est un 'objet', il s'en considère le propriétaire cherchant à en être 'le maître' ; soit il est inclus en elle, indifférencié d'elle, imprévisible comme elle, ce qui rend cette nature inquiétante et par la même lui et ses congénères aussi Cet état de conscience contribue à transformer la nature en sujet culturel par diverses sortes d'analyses, ou à une communion fondée sur la nostalgie d’une lointaine unité perdue par des expériences d'immersion intense en son sein.

Selon les principes bouddhiques la Terre et tout ce qui la peuple participent à une modalité d’existence des plus frustes celle du domaine du désir, où prolifèrent des formes dont l’étude n'a pas d’intérêt, sinon l'utilité de les décrire pour comprendre et neutraliser l’enchaînement de causes et conditions entraînant leur apparition, et prescrire l’attitude qu’il convient d’avoir à leur égardii. Si l’opposition entre animé et inanimé est une distinction fondamentale dans l’approche bouddhique de la nature, il existe aussi des termes signifiant « devenir » qui englobent autant l’animé que l’inanimé, comme 'la Nature' en occident. Ainsi, le terme « être », ou « élément », porte une diversité de contenus qui sont listés de la sorte : les cinq agrégats ou la totalité des phénomènes physiques et mentaux, soit la forme, les sensations, les perceptions, les formations et la conscience ; les végétaux ; les grands éléments : la terre, l’eau, le feu, l’air, l'æther (akash) ; ainsi que certains êtres 'trans-naturels' dotés de pouvoirs particuliers de par leur affinité avec tel type de milieu ou d’élément, ils paraissent aussi naturels que le sont les animaux, avec lesquels ils peuvent se confondre comme ils le peuvent avec les humains, ils sont alors nommés non-humains.

Pour des modes de pensées du nouvel âge, l’humain et la Nature appartiennent à un Tout : au Kosmos. C'est un holisme d'inséparabilité des dimensions physiques et métaphysiques constitutif (sans que l'Être y soit éveillé) de la perception individuelle humaine, cette forme de conscience (quand elle est éveillée) est à l'origine de la création artistique et du shamanisme - là où l'Âme agit.

Animal Humain

Nous avons cet instinct d’aller vers la Nature car la nature humaine est inséparable de la Nature, qui, Elle, vient spontanément à l'humain. Aucun Être ne peut résister et tenter de se dominer dans l'immersion à cette vibration d’Amour. L'humanité est un élément de la Nature, c'est un Tout. L'humanité ne peut se défaire de ce Tout par ce qu'est LA VIE même.

Le refus de sa part animale chez l’Être l'amène à rejeter ce qui dans la Nature la lui rappelle, ou la lui signifie symboliquement. La proximité entre une Conscience humaine et une Conscience animale est cette forme particulière de Conscience de Soi de l’animal nécessaire à la conscience des autres, qui intervient perceptiblement dans des rapports de feinte ou d’empathie dans les groupes animaux et dans leurs interrelations territoriales, les actes des animaux au sein de leurs écosystèmes sont intentionnels. Entre les différentes espèces s'établit une constante interaction sur cette planète depuis des millénaires. Leur Histoire, leur Conscience commune est engrammée dans la mémoire du Vivant et de Gaïaiii Il en est de même entre humains et animaux. Dans cette époque de dissociation d'avec la Nature, la relation aux animaux est une expérience de l'indissociation primordiale avec l'ensemble du Vivant. Cela se vit avec les animaux domestiques dans leur amour inouï pour l’humain, ils sont dans un don d'amour inconditionnel, total. Reconnaître le don animal est improbable pour la culture mercantile impuissante au vrai don. Selon une alternative philosophique 'naturiste' pacifique, l'amitié avec la Nature et les animaux est une retrouvaille amoureuse avec son propre animal humain.

La civilisation humaine multimillénaire est prédatrice, pas seulement de la chair des animaux et de leur peau : l'humanoïde prédateur, tel un anthropophage, prend et dévore aussi leur esprit, leur humeur, leur joie, leur tristesse, leurs connaissances. Pire, l'humain actuel, même cultivé, éduqué, intelligent, l'ignore ; son conditionnement ne lui donne aucun moyen d’accéder à une pareille idée… Celui-là cherche aussi la guérison spirituelle ! Il se retrouve un jour en thérapie et a besoin d'aide.

Remémoration

L’Homme fait partie intégrante du Tout de la Nature, alors consciemment ou inconsciemment ce déséquilibre causé par son rejet et l'inacceptation de sa condition animale-humaine, engendre des maux et troubles complexes provoquant la prise de conscience du besoin de vivre autrement. L’humain est entré dans un nouvel âge, où il est en quête de Nature au travers de multiples expériences corporelles, sensibles, émotionnelles, psychiques, in fine spirituelles.

Le développement en expansion des soins et aides interpersonnelles ayant recours à des médecines naturelles alternatives est l'expression d'une remémorationiv de La Conscience humaine, qui conçoit l'existence multidimensionnellement, où l'unité corps-esprit-âme est interdépendante avec la Nature. Ces concepts imprègnent des pratiques aussi divers que les méditations avec Gaïa ; le jardinage vécu comme allégorie du Soi - ce lieu de croissance et de culture des phénomènes vitaux et spirituels, où les mains au contact de la terre et des végétaux puisent une énergie qui alimente celle du corps ; le rituel du remerciement, de la reconnaissance, du respect de Tout Ce Qui Existe ; et d'autres formes d'éveil et de guérison dans et avec la Nature…

Des thérapeutiques somatiques basées sur l'émotionnel s'appuient et interviennent sur les conflits internes, anciens, archaïques, individuels, interpersonnels, et spécifiques à l'histoire de l'humanité. Ainsi dans la doctrine des thérapies traditionnelles chinoises qui conçoivent l’humain dans quatre dimensions liées aux instincts : instincts profonds, instincts de survie, instincts de procréation, instincts sexuels. La guérison consiste à retrouver l’équilibre et l’harmonie de l’Être en opérant sur des nœuds d’énergie, ces points de blocage créés (notamment) au cours de cette existence. Les instincts profonds concernent plus spécifiquement les transmissions de mémoires parentales et 'primitives' (Karma), dont les inclinations pathologiques sont dues aux soumissions et aux peurs.

Cet instinct atavique d'animal humain s’exprime psychosomatiquement, des courants de Pensées l'ont théorisé et ont mis en application des pratiques métapsychiques ainsi que médicales de résolution et de transformation des souffrances induites par l'ignorance et la peur de cet instinct.

Retrouvaille

Une évolution de La Conscience émerge chez certains Êtres dans leur relation au Monde, leurs mémoires se réactivent dans l'éveil planétaire en cours ils réalisent n'être ni au-dessus ni à l’extérieur mais sur 'le même plan' au sein du Kosmos. Contradictoire aux 'progrès techniques et sociaux' destructeurs graduels du Monde, cette manière de Penser, d’Être, d’Agir, est un désir de retour à un fondement d'harmonie cosmique immémorial. Vivre ou chercher à vivre la Nature différemment dépasse, pour une petite part de l'humanité, les idées et préoccupations socio-culturelles et triviales du moment. Parce que la substance idéelle puisent les racines existentielles de ces Être en éveil appartient à 'l'équilibre naturel' du Monde. Pour eux c'est une intime évidence qui s’exprime à nouveau : être en harmonie avec la Nature dans un état d'Amour avec elle c'est être en accord avec Soi-même en transcendant le Karma de conflits multimillénaires de l'humanité à posséder et à manipuler toutes formes de vies.

Si la vulnérabilité de l’Être humain est évidente seul face à la Nature Sauvage, il n’est pas si démuni et dispose de toute une gamme de sens et de perceptions qu’il n’utilise pas dans la vie moderne, mais qui se dévoilent dans des 'rencontres particulières' en pleine Nature avec la vie sauvage. Les manières d’être et de re-vivre qui en sont la conséquence, sont la cause d'une régénération de l’Être, du Soi, une transmutation de ses peurs d'animal humain amnésique de ses origines, l'engagement vers une connaissance de Soi indissociable du Monde, de la Nature, du Kosmos. Ce qui conduit à prendre conscience que 'l'intention ultime' de La Vie est de l’apprécier… Ouvrir Sa Conscience, ses yeux et son cœur à ce qui Est là, simplement le vivre, sans imaginer le contrôler.

La Nature soulève toutes sortes d’intérêts spécifiques dans cette époque d'industrie sociétale où l’absence de Nature au quotidien crée des besoins particuliers, plus ou moins conscients. Découvrir la Nature au travers d'autres vécus non subis mais choisis, à la fois lieu de fuite et lieu de ressourcement, dans une évasion où se confrontent des forces et des beautés inhérentes à la nature humaine dans un territoire sauvage (semi sauvage) est une expérience bouleversante qui provoque une démarche d’ouverture à Tout ce qui constitue sa propre existence : à LA VIE, la Nature, l’animal, le végétal, le minéral, toutes les énergies de Gaïa. Sur cette complexité du Tout l'Être va commencer à porter un autre regard. Cette absorption en la Nature nourrie ses mutations. Il se met à vivre à la marge de ses conditionnements ataviques, il engage d’étonnantes relations instinctives autant qu'intuitives, il dialogue et se laisse guider avec des expressions et intelligences naturelles inconnues de lui. Il entend le silence, les bruissements, souffles, et chants élémentaux dénués d'altérations sonores artificielles, il s'entend respirer en rythme avec la Nature qui est partout, Gaïa, la planète jusqu'à la magnétosphère, le soleil, l'espace, la galaxie, l'univers…

Quand bien même cette Nature terrestre est transformée, modifiée par l'industrie humaine, ses pouvoirs intrinsèques originels sont quantitativement et qualitativement prépondérants à ceux de ses colonisateurs les humanoïdes prédateurs. Gaïa n'est ni soumise ni asservie… Le scénario des relations entre les humains et la Nature, aussi funeste paraisse-t-il, permet d'aider les apprentis sages à s'éveiller au fait que l'humanité entre dans un cycle scolaire planétaire déterminant mais indéterminé (!), afin qu'ils épanouissent leurs aptitudes bienveillantes pour ascensionner avec Gaïa.

Être là, créer le bon moment le bon endroit : en Soi-même

L'immersion dans la Nature génère l’éveil de la pensée émotionnelle, celle du corps-subconscient si intelligemment proche de la Nature. L’Être commence à entendre un langage inconnu car oublié. Il se remémore ce langage des légendes, des mythes, des rêves mystérieusement si réalistes, des cosmogonies, des paraboles racontant la genèse du Kosmos. C'est en cheminant dans ces contrées inconnues où il est pleinement seul avec sa réactivité contrastée, entre attraction et répulsion, (sans appareillage techno-scientiste ou le minimum de matériel) afin de « réactiver en Conscience les instincts de sa nature animale-humaine », qu'il commence à s'entendre - plus ou moins clairement - avec Soi-même sur cette voie de guérison originelle. Dans un périple en pleine Nature éloignée des infrastructures techniques, l'Être 'complètement' isolé se parle involontairement (le mental est bavard) tout environné des manifestations subtiles de la Nature, qui dans ses silences lui parle. Au cours d'un tel voyage (sans réel but avéré au départ) il est possible de devenir attentif et commencer à 'comprendre' de curieux phénomènes hétérogènesv : variations météorologiques étranges, perturbations de la luminosité la colorisation la densité de l'air, présences invisibles ou imprécises, synchronies mystérieuses, signaux salvateurs exotiques, rêves visionnaires pertinents Les sens sont considérés comme des consciences dans les Pensées Orientales, ils sont unifiés et complémentaires et ouvrent à d'autres perceptions que l'humain expérimente avec son intuition. Dans la Nature encore sauvage l'intuition est 'l'organe' d'une intellection métapsychique qui déclenche un ensemble de processus de transmutations de l'Âme et du corps humain.

La beauté de la Nature est dans la relation d'un Être avec elle. Il trouve beau ce qui résonne avec sa complexion émotionnelle, disgracieux ce qui la perturbe. S'il rejette l’organique Nature, il est apeuré par toute cette Vie incontrôlable qui l'anime, où la destruction, la putréfaction, les cataclysmes, le 'chaos' végétal et minéral, participent à l'harmonie et la régénération du Monde. Tout cela active, pour certains Êtres, la conscience de leurs infirmités psychiques et somatiques, leur inadaptation à vivre avec et dans une Nature indomptable. Et ils en réalisent la cause : leur soumission aux croyances du mythe de la race humaine dotée d'un esprit rationnel, clair, sensé, fonctionnel, qui gère la planète comme un stade avec ses parties de jeu.

S'enclenche alors leur départ du terrain de jeu social, de l'ordre du monde de la lutte, en direction de celui sans protections ni artifices de leur retrouvaille avec leur propre beauté d'animal-humain. Certains partent chercher très loin Jusqu'à ce qu'ils soient rendus au bout de leur quête. Lorsqu'ils reviennent, ce qu'ils ont trouvé se trouve en fait , dans leur propre culture, leur propre histoire, dans le sol où ils sont s. Une merveilleuse paix éclot : ils sont arrivés au cœur du sanctuaire contenant leur source, leur but. Au bout de ce long voyage initiatique ils retrouvent les origines de leur Être terrestre et kosmique ; ce qu'ils n’avaient pas su voir auparavant, ce qu’ils cherchaient : revenir à l’essentiel en Soi-même. Au-delà les exploits physiques et psychiques de ses quêtes au cœur des éléments terrestres jamais muets mais pas directement intelligibles, et de tous les enrichissements spirituels qu'ils lui offrent, le nomade 'naturiste' n'a pas toujours besoin d'aller loin pour rencontrer son ineffable Absolu. Tout Être aspirant à cette sorte de 'pèlerinage' peut créer le bon moment le bon endroit, un lieu a priori anodin - quoique pas tant que ça, pour être aspiré dans une expansion de Conscience inouïe qui réoriente son existence en pleine cohérence avec ce qu'il Est. La Nature intègre une complexité d’interactions où l’Être humain est une particule du Monde, un acteur parmi toutes les espèces vivantes, il crée et recrée aussi ce Monde tout en étant interdépendant des énergies et puissances de Gaïa et du Kosmos, avec les limites que ça implique pour son égotique et partiel libre arbitre. Dans le flux de son incarnation ça l'invite à Être Ce Qu'Il Est dans l'harmonie de LA CONSCIENCE.

Communiquer, de la Nature à la société, de la société à la Nature

La quête de guérison et d'éveil lors d'une immersion dans la Nature réactualise les facultés humaines de communiquer avec Le Vivant, intensifie l'intuition, permet de 'comprendre' l’intention des informations reçues des intelligences naturelles. Ces conversations en Âme et Conscience illuminent le regard porté sur le Monde, avec un constat parfois conster, mais aussi plus de confiance et de sérénité dans la conduite de son existence quotidienne et de ses rêves d'évolution.

Au retour ça impacte tout de même les relations avec des Êtres peu ou prou conscients, peu ou prou abrutis dans leur asservissement sociétal ordinaire. Dans cette culture de l'information et de la communication, la propagande veut nous faire croire que la communication existe et que l’humain a toujours communiqué. Les humains simulent de communiquer entre eux, ne sachant pas vraiment comment procéder, leurs échanges restent superficiels, ils se transmettent des informations fragmentées, futiles, juste utiles à leur masque social.

Cependant la communication n’est pas que verbale, elle passe par le regard, dans la présence à l’autre, vibratoire, corporelle, émotionnelle, dans ce que les interlocuteurs sont prêts à lâcher, sans peur - ou avec peur - de perdre leur masque, de se découvrir soi-même, et aux autres. Pour qui est lucide, c'est un engagement à une prise de risque, et à une responsabilité les autres ne sont pas seuls en cause dans la qualité de la communication et des informations échangées.

L’échange et la communication, la réception d’informations, quand elles sont disharmonieuses, deviennent pénibles et intoxiquent l'Âme. En y associant les vibrations et ondes malsaines... ça appesanti le mental même quand il n’y a plus communication directe, ça a tendance à s'incruster. Alors, le moment est bien venu de prendre de la distance, de se ressourcer et retrouver la sérénité.

L'immersion dans la Nature, la solitude partagée avec LA VIE et la biosphère, dans les méditations avec Gaïa, grâce à des prises de Conscience, tout ça permet de se régénérer ! Et revenir jouer plein de force dans le théâtre du Monde avec les autres masques sociaux ; et oser leur parler en toute franchise, à ces autres ! Ce qui relève d'un défi : celui de se connaître et de tenter de les connaître. En dépassant les préjugés, les tabous, tout ce qui altère les significations transmises par la parole. La franchise est guérisseuse pour soi et pour les autres. Elle purifie, régénère, élimine les toxicités. La Pure Intention de la sincérité modifie en un instant atemporel l'état du Monde et le sien propre.

Cette folle sagesse de l'Être outrepasse les oppositions de la pensée dualiste, l'affranchissant d’observer les conventions en vigueur dans l'ordre social, l’immunisant de leur nocivité. Ainsi s'exprime sa propre nature, si familière, d'animal humain, sa force créatrice en osmose avec Le Vivant, l'essence de son plaisir de vivre et de sa félicité. Alors, avec cette liberté et ce naturel, il informe subtilement certains Êtres d'une disposition simple de la sagesse humaine : s'accomplir avec détermination dans le désir de se délivrer de l'ignorance, de s'affranchir des souffrances, consiste à s'unir en Âme et Conscience à sa nature d'animal humain. Ce qui est un aspect de l’Éveil.

Notes

i Le Monde : Agrégat des apparences physiques de la réalité conventionnelle, et des phénomènes existentiels, qui ne sont que des productions conditionnées par les projections conceptuelles du mental et de l'intellect : « La pensée précède toutes substances ; elle les gouverne, elle en est la cause, elles sont son but. » (Mahayana). Le Monde représente une projection (ayant un aspect de matérialité) des requêtes de l’Être qui l’expérimente, ce qui induit une similarité structurelle entre les requêtes qui projettent et le Monde projeté. D'un point de vue transcendantal le Monde représente l’expansion Kosmique de l’humain, 'sa sortie' (imaginale) en dehors de ses limites conscientes, mentales, intellectuelles. L’expérience représentationnelle noétique et celle matérielle ne représentent que des aspects distincts d’une seule expérience, aussi faut-il encore en prendre 'réellement' Conscience afin de vivre librement dans ce Monde.

ii Dans l’approche bouddhique indienne de la nature deux tendances contradictoires s'expriment. La défiance suscitée par les épreuves causées par des puissances naturelles incontrôlables, réduisant l'existence à des fatalités et des souffrances séquestrantes, qui imposent avant tout d'en déjouer les pièges. Et, l'anticonformisme mystique de l'exaltation d'une spontanéité merveilleuse de la Nature, à l’œuvre dans un dynamisme originel intrinsèque à Tout, que nulle illusion mentale n'entrave, où la Nature (l'énergie) est source d’Éveil.

Ces deux doctrines opposées restent d'actualité en Orient : l’idéal de contrôle rigoureux du bouddhisme antique et ses pratiques existentielles austères, et l’apologie du Naturel et de l'énergie de La Vie omniprésente dans les tantra où le désir est un moyen d’Éveil (ou de continuité et d'intégration des apparences hétérogènes dans l'évolution de l'Être). Ce saisissant contraste révèle qu'il ne peut exister d'orthodoxie de l’Éveil ; parce que « Le Bouddhisme » est hétérodoxe lorsqu'il véhicule le principe de la simultanéité des contraires et propage dans son corpus doctrinal l'inclusion d'influences philosophiques 'divergentes' ou complémentaires qui ont conditionné l'évolution multiséculaire de la Pensée Orientale.

iii Gaïa est La Conscience de la Terre émanant de son interconnexion avec LA CONSCIENCE Kosmique. C'est la Nature naturante - la Nature universelle elle-même, embrassant en elle toutes les choses existantes, un contenant doué de fonctions actives - et la Nature naturée : son contenu avec l'ensemble des spécificités de la nature, l'ensemble de ses constituants particuliers doués chacun d'une fonction propre. Gaïa c'est toute la complexité d'une intelligence autorégulatrice et autoproductrice, en interdépendance avec les composants, les circonstances, les particularités, les besoins et les nécessités de l'ensemble du Monde.

iv Cette remémoration peut se comprendre - sous un 'angle' très différent, selon un autre processus - au travers des émotions les plus primaires expérimentées par tout un chacun. Ce sont ces 'sensations primales' instinctives et réactionnelles, qui pérennisent des bribes de mémoires inconscientes de l’espèce et de l'humanité ; ou celles de groupes culturels restreints ; ou la mémoire singulière d’un individu, dans tous les cas il s'agit : de l'Akash (les potentialités du libre arbitre relatif) et du Karma (les prédispositions programmées dans son scénario existentiel individuel). Ces émotions en mémoire sont des souvenirs de conduites qui étaient jadis très utiles à la survie bien qu'oubliées depuis. Certaines ont complètement mutées à cause de l'évolution culturelle, originellement associées à des codes de vie dans la Nature Sauvage, elles ont été transférées mentalement sur des sujets associés aux structures sociales 'modernes' de notre monde artificialisé.

v Cette énumération très partielle informe de phénomènes qui sont le résultat de projections et d'introjections du Soi avec le Monde. Ce sont des formations produites par l'union temporaire de la kundalini du Kosmos avec la kundalini de la Nature et celle de l'Être humain. Dans 'l'univers' de la vie métapsychique ces phénomènes participent à l'accès au savoir et à des bribes de connaissances. Dans le contexte de 'la réalité' de la vie quotidienne ce sont des informations précieuses pour qui cherche à les 'comprendre' afin de conduire son existence avec confiance et sérénité dans ce Monde où règne la démence. L’Éveil intègre cet aspect du 'fonctionnement' de la psyché qui est 'classifié' traditionnellement dans les propriétés métapsychiques agissantes sur et dans le Monde (siddhi), l'Âme agit.

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