L'innocence retrouvée- Vivre l'éveil- Paramahamsa Nithyananda

  Lorsque vous êtes innocent, vous appréciez simplement le moment. Si vous observez les gens innocents, ils n’ont jamais vraiment de grands buts. Ils savourent  simplement  et totalement le moment présent. L’innocence saisit le moment tandis que la connaissance le rate. La connaissance ne connaît que le but, alors que l’innocence connaît toute la beauté de l’absence de but.

Si vous mettez votre savoir de côté, vous êtes prêt à saisir le moment et  la Vérité. Le présent détient la vérité. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, l’éducation n’enseigne que la connaissance et comment être rusé. Elle n’enseigne pas l’innocence. Dans quelles universités enseigne-t-on l’innocence ?

Aujourd’hui, il y a une telle pression pour être intelligent. Parce qu’on conditionne les enfants à être intelligent, ils perdent leur innocence. Au fil du temps, comme dans le cas de ce petit garçon, même l’intelligence utilise l’innocence à ses fins !

Un père présente fièrement son fils à ses collègues de bureau pour la première fois. Tous ses collègues entourent l’enfant, le père lui demande, « Fils, pourquoi ne leur dis-tu pas quel âge tu as ? »

L’enfant répond alors promptement, « A la maison, j’ai sept ans, mais dans le bus, j’ai cinq ans. »

Les enfants sont éduqués comme cela aujourd’hui. Ils sont formés à voir l’utilité en chaque chose. L’éducation vous évalue selon votre propre utilité. Mais vous n’êtes pas votre utilité. Vous êtes votre être. L’être ne peut jamais être évalué. Seul le mental peut l’être, et le mental est un mythe ! La société a créé un mythe, votre mental,  et le brandi comme une référence pour vous évaluer. C’est la raison pour laquelle la connaissance est si populaire aujourd’hui.

Une petite histoire :

Quatre amis vivaient dans une petite ville. Ils passaient beaucoup de temps ensemble. Trois d’entre eux étaient très cultivés. Le quatrième n’était pas si cultivé, mais il était sage. Un jour, ils décidèrent de voyager dans d’autres pays pour montrer leurs connaissances aux gens et gagner de l’argent.

Le quatrième ami n’avait pas de quoi se vanter, mais avait exprimé son vœu de les accompagner.

Le premier ami dit, « Tu ne sais pas grand chose. Si tu nous accompagnes, nous devrons partager notre argent avec toi. »

Le deuxième ami dit, « Oui c’est vrai. C’est mieux que tu restes ici. »

Le troisième ami était plus gentil. Il dit, « Nous avons grandis ensemble toutes ces années. Ce n’est pas juste de lui dire de rester. Il devrait venir avec nous. »

Ils commencèrent tout quatre leur périple.

Ils traversèrent une forêt dense. Ils virent des animaux sauvages et eurent des expériences intenses. Soudain, un beau jour, ils trouvèrent un tas d’ossement d’animaux.

L’un d’eux dit, « Je crois que c’est une occasion de mettre notre savoir en pratique.  Essayons de ramener cet animal à la vie. »

Les deux autres amis acceptèrent, mais le quatrième dit, « Je crois que ce sont les os d’un très gros animal, alors je crois que nous ne devrions pas essayer de faire de telles choses. »

Les autres rirent et lui dire qu’il était lâche. Ils dirent, « Si tu détenais le savoir que nous avons, tu n’aurais pas si peur de ces choses. Reste calme et regarde bien. »

Les trois autres continuèrent leur expérience.

L’un d’entre eux étala les os. Puis, il chanta des versets, aspergea un peu d’eau sacrée et ils prirent soudainement la forme d’un squelette. Ils furent surpris du pouvoir de son savoir.

Le second s’avança, chanta quelques vers et aspergea un peu plus d’eau.  Le squelette se couvrit de muscles, de chair, de sang puis de fourrure. S’était un corps de lion, il ne lui manquait plus que la vie.

Les amis étaient surpris d’eux-mêmes.

Le troisième ami s’avança et dit qu’il allait y infuser la vie.

Le quatrième homme lança un autre avertissement, mais ils lui rire au nez. Il commença alors à se précipiter dans un arbre et s’assit sur une branche élevée.

Le troisième ami infusa la vie dans le corps du lion et celui-ci prit vie.

Il s’avança vers les vers les trois hommes en rugissant. Ils regardèrent où était le quatrième ami. Il était perché dans l’arbre, regardant toute la scène.

Le lion les mangea tout cru.

Le savoir est un outil. Il ne mène pas directement à l’intelligence. C’est juste un outil. Tant que nous l’utilisons à bon escient, comme un puissant outil, tout va bien. Il peut faire des choses incroyables. L’erreur que nous faisons est de mettre toute notre vie, entre les mains de ce savoir. D’un autre côté, l’innocence mène directement à l’intelligence pure.

L’innocence saisit des dimensions que l’intelligence ne connaît pas. L’innocence rate peut être les faits, mais elle saisit les vérités. L’intelligence est trop occupée à disséquer des faits. Lorsque l’intelligence est accompagnée d’innocence, elle devient une combinaison rare. Laisser le savoir de côté pour l’innocence, c’est cela l’intelligence. Je ne veux pas dire par là que vous devriez arrêter d’assembler des connaissances. Comprenez juste que le savoir ne peut remplacer l’innocence.

Si vous observez des villageois non-éduqués, vous verrez qu’ils font preuve  d’une intelligence pure ! C’est pour cela quand vous êtes coincé dans une situation, un villageois sans effort viendra vous secourir !  L’intelligence innocente à cette capacité.

De nos jours, toutes les universités travaillent à affûter les facultés intellectuelles de l’individu. Elles nous enseignent comment être plus utile à la société, comment être plus productif et efficace. Il n’y a rien de mal à être productif et efficace, mais dans le processus, nous oublions comment être innocents et réceptifs.  Nous oublions  comment nous ouvrir au cosmos, à l’Existence. Nous oublions  comment bouger en synchronicité avec le cosmos, comment aligner notre productivité avec le plan cosmique, qui est à la source de toute productivité. Cela se produit car nous sommes piégés dans le ‘faire’ et ‘l’avoir’, nous oublions ‘l’être’.

Il y a trois états importants : être, faire et avoir. Pour l’instant, nous passons du faire à l’avoir. Nous sommes constamment en train de faire des choses. nous apprenons, nous utilisons notre apprentissage utilement.  Alors nous récoltons ce que nous voulons : de l’argent, des relations, le confort, etc. Puis nous désirons de meilleures choses, ou bien en voulons plus et nous continuons à faire. Nous sommes constamment ballotés entre le faire et l’avoir. Dans le processus, l’être est oublié. Et notre réelle tranquillité, ne peut être trouvé que dans l’état d’être. A cause de cela, peu importe combien nous faisons et combien nous possédons, nous recherchons toujours notre tranquillité. Ce sentiment est ‘l’appel de l’être.’

Si nous protégeons l’être et permettons au faire de se produire par la qualité de l’être, alors nous n’avons pas besoin de travailler tant pour posséder. Cela en deviendra un sous-produit. C’est le secret de l’Existence. Mais ce n’est pas vu, par les universités, comme d’utilité immédiate pour la société . Voilà le problème. Mais c’est cela qui donne une réelle utilité à tout individu, pas seulement dans la société, mais aussi dans tout le cosmos. Et nous devrions toujours être soucieux du Tout.

Dans les anciennes Universités Indiennes comme Takshila*7 et Nalanda*8, les étudiants étaient préparés au niveau de l’être. L’apprentissage extérieur n’en était qu’une conséquence naturelle. L’enseignement de l’Inde a toujours protégé l’innocence de l’être car seule cette innocence conduit à la force de l’être. Et lorsque l’être est fort, tout peut être réalisé.

Paramahamsa Yogananda*9 décrit brillamment le but de l’apprentissage spirituel . Il dit qu’il y a des milliards de cellules dans le corps. Chaque cellule est comme un être intelligent. Chaque cellule possède une structure ADN*10  qui possède l’information et  l’intelligence pour créer un corps et un cerveau tout neuf. Cette intelligence latente doit être activée afin que l’esprit ne se dirige pas vers la souffrance et reste dans la félicité.

7Takshila – Un centre d’enseignement mentionné dans les récits épiques Hindous du Ramayana et du Mahabharata- ce site est aujourd’hui un patrimoine national du Pakistan du nord-est.

8Nalanda – Un grand centre d’enseignement bouddhiste situé dans la région du Bihar, il comprend une université et une librairie.

9Paramahamsa Yogananda- Un maître illuminé dont le livre « Autobiographie d’un yogi » est bien connu. Il a créé le mouvement  Self Realization Fellowship aux Etats-unis, en 1920.

10ADN: Acide Désoxyribonucléique. Une substance qui contribue à l’intelligence du corps.

Il  continu en disant : que l’éducation spirituelle magnétise les cellules en envoyant un courant d’énergie vitale dans le cerveau à travers la colonne vertébrale, assurant l’avancée spirituelle de l’individu. Avec ce magnétisme divin, chaque cellule devient un cerveau vivant, prêt à saisir la plus petite connaissance. Avec ces cerveaux éveillés, les capacités mentales de l’individu se multiplient et toutes sortes de savoir sont compris sans efforts ! Tel est l’impact de l’appétait en méditation profonderentissage spirituel.

Alexandre le grand roi de la Grèce, avait conquit les trois quarts du monde et parcourait l’Asie pour la conquérir. Il s’installa sur les bords de la rivière Sindu en Inde. Prêt à conquérir l’Inde.

Sur les rives de cette rivière vivait un ermite.

L’ermite qui était en méditation profonde, ne se leva point pour saluer les troupes lorsqu’elles passèrent par là. Alexandre, humilié, s’écria, « Comment osez-vous rester assis lorsque je passe devant vous? » Et il brandit son épée pour lui couper la tête.

L’ermite le regarda en riant.

Alexandre était choqué. « je suis sur le point de vous tuez et vous riez ? » demanda-t-il

L’ermite dit, « Je me demande bien qui vous essayez de tuer ! Je ne peux être tué. Je suis immortel, éternel et impérissable. Les armes ne peuvent me couper, le feu ne peut me brûler, l’eau ne peut me mouiller, le vent ne peut assécher cette âme. » Il citait la Bhagavad Gita.

Alexandre déposa son épée et salua l’ermite en disant, « l’Inde possède ce genre de grand être qui n’ont pas peur de la mort. J’offre mes salutations à ce grand pays. » Puis il quitta le pays en homme sage.

 

Les enseignements des universités de l’époque créaient un espace favorable à la  connaissance suprême et donnaient la confiance de pouvoir s’épanouir en tant qu’individu, tout en préservant son innocence. Alors, chaque étudiant acquérait la qualité des sages. Le sage avait en lui à la fois une connaissance vaste du monde extérieur et une innocence absolue en son monde intérieur.

Une personne peut lire ici et là, et se divertir. Si son intention  est juste de lire des livres, cela peut être un bon amusement,  mais pas l’illumination. L’amusement et l’illumination sont différents. Ce n’est pas par ce que l’on c’est diverti  avec quelque bons livres, que l’on est illuminé. Comprenez bien une chose : les livres qui vous aident à affuter votre logique vous donnent le sentiment de savoir quelque chose. C’est là que commence tout le problème.

 

Une chose de plus : On ne peut pas mettre la perte de l’innocence sur le dos de la modernisation. Le Seigneur Krishna dit, « Je suis le Temps. » Lorsque Krishna dit cela, comprenez bien une chose : le modernisme est aussi le jeu divin de l’Existence. L’homme devrait comprendre le modernisme sous le bon éclairage, sans le considérer comme un substitut à l’ancienne technique d’apprentissage.

 

Soyez vulnérable 

Lorsque vous êtes innocent, vous êtes vulnérable à tout ce que l’Existence veut vous enseigner ! Si vous êtes fermé, vous créez un mur autour de vous. Le mur ne permet pas à la brise fraîche de toucher votre être, il ne vous autorise pas non plus à sortir et profiter de la brise fraîche. La vulnérabilité consiste à casser les murs et inviter la brise fraîche à toucher votre être  chaque fois qu’elle souffle.

La vulnérabilité, c’est autoriser  toute chose à toucher votre être. Tout le cosmos vient à vous lorsque vous êtes vulnérable.

La vulnérabilité n’est pas synonyme de faiblesse. Le mur, une fois cassé, ne vous met pas en danger. Vous avez construit le mur par peur profonde de montrer votre réalité. Votre réalité est votre vulnérabilité et vous avez si peur de l’ouvrir au cosmos. Au plus profond de vous-même, vous savez que si vous vous laissez aller et vous ouvrez, vous serez tout simplement submergé d’innocence. Alors vous vous fermez. Mais vous suffoquez d’être là, car c’est le même air qui circule. Vous expérimentez les mêmes fonctionnements que le mental connait.  Alors à quoi sert ce mur? Lorsqu’il sera cassé, vous réaliserez que vous n’avez rien perdu. Mais en fait vous gagnez juste une chose, l’originalité de la vie.

 

Deux astrologues se rencontrent sur la route un beau jour d’automne. L’un d’eux commente, « Quel bel automne. On a jamais vu ça auparavant. » L’autre répond, « C’est vrai, cela me rappelle l’automne 2070. »

Lorsque vous êtes vulnérable, vous faites l’expérience de ce qui vous entoure au niveau de l’être. Sans cela, l’expérience reste une expérience mentale. L’être est  poésie, tandis que la tête est prose. La poésie est la vie.

Une nuit, une femme trouve son mari debout devant le berceau de leur bébé. Alors qu’il se tient debout devant le berceau,  Elle observe  son visage exprimer différentes émotions : l’incrédulité, la fascination, le scepticisme, le doute, la surprise etc.

Elle s’approche de lui doucement, passe le bras autour de lui et dit « à quoi penses tu ?»

Il répond, « C’est incroyable. Je n’arrive pas à croire que l’on puisse fabriquer un tel berceau pour seulement 45 dollars ! »

Vous ne pouvez pas être vulnérable avec votre mental! Et lorsque vous n’êtes pas vulnérable, vous êtes assis derrière  le grand mur de votre maison. La vie n’a pas encore commencée pour vous. Elle se manifeste avec la vulnérabilité.

Avec la vulnérabilité, vous allez vers la vérité d’une manière différente, d’une manière joyeuse, car chaque instant vous le recevez directement de l’Existence. L’Existence est capable de vous donner car vous êtes vulnérable et prêt à la recevoir!  l’Existence a sa propre éthique. Les maîtres illuminés ont leur propres éthiques. En présence de vulnérabilité, ils se déversent simplement sur vous.  Quand il y a un mûr, cela devient difficile.  Leur éthique ne leur permet de vous pénétrer. Alors ils attendent, jusqu’à ce que le mur se brise…

Lorsque vous devenez vulnérable, vous dites « oui » à l’Existence. L’Existence est le plus grand mystère et l’éternel enseignant . Lorsque vous lui dites oui, votre énergie commence à se diriger dans une nouvelle direction. Elle bouge de la tête vers le cœur et vous commencez à recevoir les enseignements de votre véritable être. Et vous allez dire oui là où vous aviez dis non les fois précédentes. Vous commencez à réaliser que le monde est bien différent de ce que vous pensiez.

Les gens me demandent comment « être » en ma présence. Soyez complètement vulnérable et innocent. Avec une attitude d’ouverture, vous pouvez recevoir la vérité directement en votre être.  Le maître est une pure expression de l’Existence. En l’autorisant à vous pénétrer, c’est l’Existence qui vous pénètre. Lorsque l’Existence vous pénètre, elle laisse une impression de vérité en votre être. Avec chaque darshan (toucher du maître), l’impression devient de plus en plus profonde. Et cette impression est bien plus grande que tous les enseignements qu’il pourrait vous transmettre.

Comprenez bien une chose : un maître ne peut pas vous enseigner la spiritualité, mais vous pouvez l’apprendre, en étant ouvert et en lui faisant confiance. La spiritualité n’a rien à voir avec les mots. C’est  est une expérience. Il vous faut vous en imprégner en regardant le langage du corps du maître, en ressentant l’illumination qui rayonne de lui. Vous pouvez l’attraper, si vous êtes conscient.

Lorsque vous êtes vulnérable, vous êtes ouvert dans tout votre système de réaction. Vous n’êtes jamais pressé de poser votre question. Vous permettez à l’intelligence du cosmos de s’exprimer à travers vous.

Pour vous exprimer avec vulnérabilité, c’est être tout simplement libre comme un oiseau, sans soucis du passé ou de l’avenir, être tout simplement. Et c’est ce que les maîtres Zen enseignaient à leurs disciples.

 

S’abandonner en toute confiance

Une confiance immense mène à l’abandon. L’abandon est simplicité du cœur.  C’est savoir que vous n’avez pas à décider de la vérité, que vous devez juste la suivre. L’abandon se produit lorsque vous vous éveillez à la puissance de la présence de la Vérité.

Si vous observez votre chien, vous trouverez que même si vous le frappez de temps en temps, il reviendra vers vous avec une confiance totale. Sa confiance est entière et innocente. La  confiance survient sans raisons. Elle  n’a aucune question, aucune réponse n’a donc besoin d’être donnée. Elle ne voit aucune utilité à rien. Elle  existe tout simplement, comme un livre ouvert, voilà tout.

Deux poissons d’or étaient dans un aquarium. L’un demande à l’autre, « Croyez-vous en Dieu ? »

L’autre répond, « Mais bien sûr. A ton avis, qui d’autre change notre eau tous les jours? »

Seule l’innocence peut vous faire franchir le pas de la confiance et de l’abandon. D’une façon ou d’une autre la connaissance voit une utilité en toute chose. Elle cherche une raison à toute chose. L’ abandon et la raison s’excluent mutuellement. L’abandon a besoin de la confiance. L’abandon n’est possible qu’à travers l’innocence, car la confiance s’élève de l’innocence.

Une relaxation profonde découle de l’abandon. De l’abandon s’élève une nouvelle intelligence qui perçoit les choses sur un autre plan. Sur ce plan là, il n’y a plus de soucis du résultat, il n’y a que des actions effectuées sur la base de l’énergie pure. Et l’énergie est Intelligence. La confiance ne sous-entend pas l’inactivité. Elle sous-entend juste continuer à œuvrer avec intelligence plutôt qu’avec l’esprit. C’est, avoir dans l’action, confiance dans la pensée et l’intelligence. 

Un disciple se rend à dos de chameau à la tente de son Maître Soufi.  Il descend du chameau , entre dans la tente du Maître, le salue bien bas et dit, « Maître, ma confiance en Dieu est si grande que je n’ai pas attaché mon chameau, je suis convaincu que Dieu protège les intérêts de ceux qui l’aiment. »

Le Maître hurle, « va attacher ton chameau, idiot ! Dieu ne va pas faire pour toi ce que tu peux faire toi-même ! »

La confiance est une attitude. Ce n’est pas un substitut à l’action appropriée. L’esprit de confiance est l’essence de la vie elle-même. Il mène à l’innocence, à l’abandon, à la détente et à la félicité. S’il est suivi avec une compréhension complète, il n’y a rien à perdre sur cette voie. Jusque là, vous êtes encore sur la voie vers la confiance.

 

Les Maîtres illuminés sont installés dans la connaissance que rien n’ est impossible dans l’Existence. Ils sont les incarnations vivantes de la confiance.  Leur félicité en est une expression. Ils ont accès à toute la connaissance du monde, mais sont totalement innocents. Ils savent que leur connaissance est la connaissance de l’Existence. Leur connaissance n’est pas une connaissance à proprement dite, mais plutôt une expérience fluide de la vérité contenue dans le moment.

Nous possédons aussi la connaissance. Mais notre problème est que nous pensons que notre connaissance est la seule connaissance juste, et que toutes les autres connaissances sont fausses. Comprenez bien une chose : La connaissance Ultime est la même pour tous. Tout le reste n’est qu’un ensemble d’idées empruntées. Quand cela est bien compris, l’abandon se produit, et nous abandonnons le fardeau de la connaissance et devenons innocents.

Comment commencer à connaître ce que nous ne connaissons pas ? Etre clair     sur le fait que nous ne savons pas est suffisant. Méditez simplement sur l’Existence, la source de toute connaissance. Soyez toujours dans une disposition de gratitude et d’abandon envers elle. Soyez stable dans l’abandon à la connaissance de l’Existence. Vous verrez des miracles se produire autour de vous.

Il y a une histoire au sujet de Hanuman, le dieu singe de la mythologie Hindoue, disciple dévoué de l’incarnation du Seigneur Rama. On lui demanda un jour quel était le jour du mois lunaire. Il répondit, « Je  ne connais ni le jour du mois, ni la position des étoiles. Je ne pense qu’à Rama. »

 

Lorsque vous êtes établi dans les merveilles de la Vérité, vous devenez si innocent que votre vie devient méditative et miraculeuse. C’est Hanuman, qui traversa d’un bond, l’océan entre l’Inde et le Sri Lanka , en récitant le nom de Rama. Rama lui même devait construire un pont pour traverser l’océan avec son armée ! Tel est le pouvoir de l’abandon innocent à l’Existence  et à toutes ses formes.

 Une chose de plus, lorsque vous êtes confiant et abandonné à l’Existence, il devient difficile de vous escroquer. Une confiance innocente protège toujours de la malhonnêteté, elle rayonne cette qualité d’énergie.

Il y avait un grand Saint Soufi, appelé Habib Ajami. Il alla se baigner un jour, en laissant son manteau sur le bord de la rivière.

Un homme passait par là à ce moment là, il vit le manteau. Pensant  que le manteau avait été laissé là par erreur et qu’il fallait le protéger,  il décida de protéger, jusqu’à ce que le propriétaire réapparaisse.

Habib revint chercher son manteau. L’homme lui demanda, « A qui avez-vous laissé le manteau lorsque vous vous baigniez ? Il a peut être été volé ! »

Habib répliqua, « Je l’ai laissé à celui qui vous a donné l’idée de le garder en sécurité. »

Rien ne peut être perdu lorsque la confiance se produit avec la compréhension la plus élevée. La vraie nature de la confiance est dans sa qualité. Je parle toujours à mes disciples des histoires de moines que j’ai rencontrés dans les Himalayas pendant mes jours de pélérinages spirituel. Les moines viennent dans les Himalayas pour méditer,  ils laissent tout derrière eux.  Mais ils continuent à se battre pour leurs petits récipients à eau ! L’objet de la possessivité change, voilà tout ! Comprenez bien une chose, lorsque vous avez  confiance, toutes les possessions matérielles semblent appartenir à l’Existence. Alors, l’attitude même de possessivité disparaît. Et cela détend l’esprit. C’est  l’espace pour se détendre.

En 2004, un petit groupe d’entre nous s’est rendu dans les Himalayas. Vous devriez les visiter au moins une fois dans votre vie. Nous sommes allés à Gomukh, source de la rivière sacrée du Gange. La randonnée se fait à  dos de mulet et dure au moins 5 heures à l’aller et 5 heures au retour. Le chemin fait juste 4 pieds de large. Si vous ratez votre pas, vous tombez dans le torrent du Gange! Une fois Gomuk atteint,

 nous sommes restés un peu ensemble, puis le gros du groupe est rentré à l’hôtel alors que je suis resté avec quelques disciples.

Le groupe qui retourna rentra dès le coucher du soleil. Je leur dit de ne pas se faire de soucis, car l’Existence prendrait soin d’eux. Dans le noir le plus complet, sans savoir si le mulet suivait bien la montagne ou se dirigeait tout droit vers la falaise, le groupe tout entier revint à l’hôtel. Le jour suivant, je leur demandai comment avait été l’expérience. L’un d’entre eux dit, « Swamiji, nous avons fais l’expérience de ce qu’est la confiance aveugle! » si ces moments de confiance aveugle pouvaient être étendus, ils se transformeraient en la véritable essence de votre vie. Alors, vous pouvez simplement œuvrer, en laissant le résultat final à l’existence.

Une chose de plus : à moins que l’innocence ne se produise, l’intimité ne peut se produire. Et l’intimité est le langage de l’Existence. L’esprit ne connaît pas l’intimité. Seul l’être la connaît. Avec l’intimité, il y a ouverture et vous pouvez faire et dire sincèrement et profondément tout ce que vous ressentez. Il y aura de l’authenticité dans vos mots et vos actions.  Et vous rayonnerez l’énergie qui incitera les autres à l’ innocence et à l’ouverture. Alors, la vraie beauté de l’Existence peut être expérimentée.

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