L'article qui suit provient de mon observation dans mes intentions de partages gratuits et ma peur de manquer.
En effet, j'observe, à chaque fois que je découvre quelque chose d'intéressant, qui pourrait aider un grand nombre de personnes et que j'ai envie d'offrir au monde, une réticence à le faire pour les raisons suivantes
1) Comme je vis de mon savoir, si je le donne tout gratuitement, de quoi vivrais-je ?
2) Est-il souhaitable et pertinent d’offrir quelque chose sans échange en retour ?
3) Est-ce bon pour la personne, dans le sens ou elle ne l'a pas trouvé par elle-même et de ce fait, n'en tirera pas de contentement ni de profondeur ?

Ces réflexions sont tout légitimes, essayons de les approfondir.

Mon idéal est un monde où les personnes ne se préoccuperaient pas d’échange, ni d'argent, chacun ne ferait que ce qu'il aime et offrirait son savoir ou travail aux autres, sans se préoccuper d'un retour quelconque. il n'y aurait aucune peur de manquer et tous connaîtraient la joie pure du don et de l'abondance, car par la loi d'attraction, le fait que je donne sans attente me prouve que tous mes besoins sont pourvus, ainsi l'univers va tout faire pour valider ce sentiment, je vivrai donc dans l'abondance. Le seul problème est que cela demande une foi absolue ou un détachement complet, ce qui est rare, en attendant mon besoin de sécurité me demanderait de créer un système pour pallier mon manque de foi, genre un groupe de personnes dans des domaines différents qui accepte de jouer le jeu. Cette étape transitoire si elle fonctionne amplifierait ma joie et ma foi et me permettrait un lâcher pris total, ce qui serait le pied.

La deuxième question ne se poserait plus, car dans ce monde l'échange serait constant et spontané, il n'y aurait besoin d'aucun contrôle ou attente. Passons donc à la troisième question.

Doit-on tout dire ou vaut-il mieux que nous trouvions par nous-mêmes? .
Mon observation me porte à penser que nous aimons découvrir les choses par nous-mêmes, cela développe notre esprit et nous fait éprouver de la satisfaction, si l'autre nous donne une réponse, il nous prive de ce plaisir et de ce développement. Cela dit si on ne dit rien, espérant que l'autre trouve, on peut aussi attendre longtemps et créer beaucoup de souffrance pour rien, donc comment faire ?
Certains affirment que tout se mérite et que ce que l'ont acquière par effort est plus profitable que ce qui s'acquière par plaisir. Il faut payer cher une information, faire des sacrifices, des rituels pour donner de la valeur à ce que l'on veut acquérir, plus c'est cher, plus nous y accorderons de l'importance. Toute cette croyance valide les prix excessifs que pratiquent certaines personnes dans des domaines variés, y compris le développement personnel et spirituel. cela part du constat que ce qui est rare est cher.

Est-ce vrai ? J’observe que pour moi, l’intensité de la joie ou du plaisir est proportionnelle a l'intensité de l'effort que j'ai dû faire pour y arriver. Quand les choses me sont faciles ou aisées je n’éprouve pas de plaisir particulier, c'est normal comme j'aime à le dire. Je trouve cela évident et terrible à la fois, sommes-nous condamnés à toujours fournir un effort pour éprouver du contentement ? Cela vient-il de notre culture où est ce lié à notre état d'humain ? Les animaux éprouvent ils la même chose ? Sommes-nous incapable de jouir de la vie sans effort ?

J’observe avant tout que cela dépend à quoi je donne de la valeur. Si j'ai mal, je donnerai beaucoup de valeur à un médicament ou un soin, si je ne me sens aimé que quand je suis dans ma belle voiture, celle-ci aura beaucoup de valeur à mes yeux. De même si je donne de la valeur à l'effort, ce dernier me sera nécessaire pour me sentir heureux, donc, ce ne serait pas inhérent à la nature humaine, seulement à la culture dans laquelle j'évolue, cette dernière étant fortement imprégnée de la notion d’effort et d'un but à atteindre. c'est très mental comme vision et nous savons que le mental est un éternel insatisfait.
Le cœur lui, semble aimer sans effort car aimer est sa nature, pour lui tout a une valeur égale, il jouit de ce qui est, sans volonté de changement, il aime jouer, apprendre dans le plaisir, il peut aimer l'effort mais pas pour atteindre un but.

Le cœur est, le mental devient.

Le cœur nous donne ce dont nous avons besoin à chaque instant sans nous encombrer du reste, si nous lisons un texte nous le comprendrons chacun à notre manière, selon ou nous en sommes,
il n'y a donc pas de soucie à donner, car l'autre ne prendra que ce qu'il peut, selon l'intérêt qu'il porte a la chose et sa capacité à la comprendre. Tout vient de lui, notre croyance que nous pouvons gâcher son plaisir est encore de l'arrogance, si quelqu'un comprend, c'est qu'il est prêt, point, nous ne sommes que le messager de cet instant.

Devant cette observation, il semblerait que la bonne position consisterait à discerner ce que l'autre peut entendre, et lui offrir, il n'y a donc aucune raison de ne pas vivre dans le don. la valeur ne serait plus alors axée sur ce qui est rare mais plutôt sur notre capacité à vivre dans l'abondance, et la foi que nous sommes profondément aimés par la vie, qu'elle nous donne ce dont nous avons besoin à chaque instant gratuitement, même si ce que l'on nous donne prend l'apparence d’obstacle ou de malheur.

Je vous invite à méditer ce texte même s'il vous dérange, à l'étoffer, le critiquer si besoin, honnêtement, sans vous mentir. Ce n'est que ma réflexion et sans doute j'oublie de prendre en compte certains éléments. Avançons ensemble pour créer le monde de demain qui sera je l'espère, plus harmonieux que le nôtre

Christophe ITIER

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