ECOUTEZ CE QUE JE NE DIS PAS, JE VOUS EN PRIE (Charles Finn )

Ne soyez pas trompé par mon visage, car je porte mille masques,
Et aucun n’est mon vrai moi,
N’en soyez pas trompé, au Nom de Dieu, je vous en prie.
Je vous donne l’impression d’être sûre de moi,
Pleine de confiance et de tranquillité,
Que je n’ai besoin de personne. Ne me croyez pas.

Sous ce masque il y a le vrai moi, confus, craintif, isolé.
C’est pour cela que je me crée un masque, pour me cacher,
Pour me protéger du regard qui voit.
Et pourtant ce regard est précisément mon salut.
A condition que je l’accepte, s’il contient de l’amour,
C’est la seule chose qui peut me libérer
Des murs de la prison que j’ai moi-même élevés.

J’ai peur de ne valoir rien, de n’être bonne à rien,
Et que vous le verrez et me rejetterez.
Alors, commence la parade des masques.
Je bavarde avec vous,
Je vous dis tout ce qui n’est rien,
Et rien de ce qui m’est tout et pleure en moi.

S’il vous plait, écoutez soigneusement et essayez d’entendre ce que je ne dis pas.
J’ai vraiment envie d’être sincère, vraie, spontanée, d’être moi-même.
Mais il faut que vous m’aidiez. Il faut que vous me tendiez la main.

Chaque fois que vous êtes bienveillant, doux et encourageant,
Chaque fois que vous vous efforcez de comprendre par véritable intérêt,
Mon coeur a des ailes. Des ailes très faibles, mais enfin des ailes.

Par votre sensibilité, votre sympathie, votre puissance de compréhension,
Vous seul pouvez me libérer de l’ombre de mon incertitude,
De ma prison solitaire.

Cela n’est pas facile pour vous
Car plus vous m’approchez
Plus je me défends.
Mais on me dit que l’amour est plus fort que les murs des prisons,
C’est en ceci qu’est mon espoir, mon seul espoir.
Essayez,je vous en prie, de faire tomber ces murs d’une main ferme
Mais douce, car un enfant est sensible

Qui suis-je, vous demandez-vous ?
Je suis quelqu’un que vous connaissez très bien,
Car je suis chaque homme, je suis chaque femme que vous rencontrez.
Et je suis aussi vous-même.

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Commentaire de Lovyves le 29 octobre 2014 à 16:38

Oui, très bien dit Karen, c'est l'état dans lequel, en général, les adultes ont mis les enfants. Et, que les enfants expérimentent, dès leur premières années inconscientes, puis de plus en plus en conscience.
En devenant adultes, nous avons, la facilité, l'autoroute, malgré que ce soit un mal être, plus ou moins fort, de continuer à vivre dans cet état. Et, de le transmettre à l'identique aux générations futures.
Ou bien, de prendre le sentier de la remise en cause de tout ce qui ne contribue pas au bonheur direct de chacun.
Si le faux n'était pas "touchant", beau, personne ne se laisserait séduire.
Si les accords toltèques sont une bonne boussole, nous avons besoin aussi d'oser affronter le réel de la vie de tous les jours et le réel des dictatures de la vie en société.
C'est tout un art, un peu brut, Premier, pour plus de raffinement.
Résister aux sirènes, à la victimisation, ceci nous donne une image rugueuse, mais que de souplesses de l'intérieur, là où il y a pas de masque. Et, sans masque quelle légèreté du corps et de l'esprit.
Car le jugement d'autrui, n'est que … "!!
Et le jugement sur moi-même, qu'a-t-il comme fondement ?

Commentaire de Bruno Sons et Trager le 29 octobre 2014 à 16:01

Puissance et fragilité...Merci!

Commentaire de Lovyves le 29 octobre 2014 à 9:08

Bonjour à Tou(te)s
Intéressant cet article.
Demander aux autres de faire ce que je veux pas faire, en le présentant comme ne pouvant pas le faire.
C'est du grand art que de présenter une déresponsabilisation, comme un appel à la générosité, au "bon cœur", à la bienveillance et douceur.
Si je m'efforce de comprendre le véritable intérêt, par ma sensibilité, ma sympathie, ma puissance de compréhension,
je dirais que vous êtes le (la) seul(e) à pouvoir vous libérer de l’ombre de votre incertitude, de votre prison solitaire, juste en enlevant les masques illusoires et, de ce fait, recouvrer l'authenticité (la liberté).
Carnaval, un jour par an, c'est un jeu ayant quelque(s) intérêts; tous les jours de l'année, c'est la mort de l'être.
Et l'empathie de l'autre ne peut être d'aucun secours si j'attends que l'autre soit le constructeur de mon être et bien être.
Aides toi et le ciel (l'univers) t'aideras ... même sans Dieu.

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