Les étranges pierres musicales du Paléolithique

Photos : Brigitte Cano

Des objets qui, jusqu’à maintenant, étaient considérés comme de simples pilons, auraient en réalité pu servir d’instruments de musique pour nos ancêtres des cavernes. A quoi leur musique pouvait-elle ressembler ?

Pendant des décennies, les paléontologues ont pris d’étranges pierres polies, retrouvées dans divers sites préhistoriques du Sahara, pour de simples pilons. Jusqu’à ce que l’ethno-minéralogiste  Eric Gonthier ait une intuition : et s’il s’agissait d’instruments de musique ? 

Lorsqu’on les installe sur des supports puis qu’on les martèle avec de petits maillets, elles distillent un son très clair, « presque parfait », semblable à celui d’une cloche en bronze. Pour Eric Gonthier, leur usage pourrait remonter à 45000 ans, voire bien davantage
Une question demeure : d’éminents paléontologues estiment aujourd’hui que l’art des cavernes était d’origine chamanique ; ne peut-on pas imaginer dans la foulée que les sonorités cristallines des pierres polies ont été, pour nos lointains ancêtres, un moyen d’entrer en état modifié de conscience ? 
Sources : 

Le Muséum de Paris fait chanter
des pierres préhistoriques sorties de l’oubli

" Concert de pierres fabriquées au néolithique "

Les vingt-deux pierres sont disposées sur la table. Boudins cylindriques pour la plupart. La plus grosse pèse 7,5 kg. Celle toute noire qui tinte comme une cloche d'église, 4,5 kg. | Pierre Grosbois pour "Le Monde"

On ignore comment nos ancêtres préhistoriques en jouaient mais leur son nous est parvenu intact : des milliers d'années après leur fabrication, des pierres musicales du Sahara néolithique vont de nouveau chanter en public samedi 22 mars 2014  au Muséum de Paris.

C'est dans le cadre d'un conte musical créé pour le 80e anniversaire de l'Orchestre national de France que ces lithophones (littéralement "pierres à voix"), pierres polies cylindriques d'environ 80 à 100 cm de long, vont revenir à la vie, sous les maillets délicats de quatre percussionnistes de Radio France.

"Après le concert, les 23 lithophones réintègrent les réserves ici, on ne refera jamais plus un tel concert", assure à l'AFP Erik Gonthier, ethno-minéralogiste au Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN), l'homme sans qui ces pierres seraient peut-être restées silencieuses à jamais.

Car ces instruments de musique, découverts pour la plupart par des militaires en poste dans les anciennes colonies françaises d'Afrique au début du XXe siècle, ont longtemps dormi dans des tiroirs sous l'étiquette "pilon saharien", voire "hache" pour les plus aplatis d'entre eux.

A la décharge des spécialistes, il est bien difficile de distinguer un pilon utilisé au néolithique pour moudre du grain d'un lithophone.

- " Il y a la proportion de l'objet, plus long, son diamètre qui permet de le prendre dans la main. Mais surtout, il y a la qualité sonore! Si on tape dessus et que ça tinte comme une cloche d'airain, on a neuf chances sur dix de ne pas se tromper ", résume Erik Gonthier.

Car ce passionné de pierres, qui a passé douze ans de sa vie à les tailler pour des joailliers de la place Vendôme avant de devenir scientifique pour mieux les comprendre, a l'oeil qui brille dès qu'il s'agit de taper sur des roches.

C'est même ainsi qu'il a identifié le premier lithophone saharien en 2004.

A l'époque, il commence par le tenir serré dans la main ou posé sur une table avant de le frapper "tout doucement" à l'aide d'un petit maillet, "mais ça sonnait pas terrible".

Un lithophone surnommé " Stradivarius " 

© Inconnu

- "Et puis je me suis rappelé du piano de ma grand-mère et des petits bouts de feutrine placés sous les cordes pour qu'elles sonnent bien. Alors j'ai été fouiller dans les poubelles du Muséum pour récupérer des bouts de mousse, j'ai posé le lithophone dessus et là, il a fait + tiiiiinnnnggggg + !  ", raconte M. Gonthier.

La préhistorienne Odile Romain touche les pierres d'un lithophone préhistorique à côté du paléomusicologue Erik Gonthier, le 11 mars à Paris.Photo : Jacques Demarthon/CVN

La pierre en question sera déclarée officiellement instrument de musique lithophonique en 2009. " Personne ne l'avait démontré avant nous, ça paraissait intolérable à mes confrères ", bien que ce genre d'instrument soit connu dans d'autres parties du monde, en Asie par exemple, lance Erik Gonthier.

Coup de chance, ce premier lithophone est aussi "le plus beau" et sert de référence à tous ceux qui ont depuis lors été identifiés dans les collections du Muséum, ce qui lui vaut le surnom de "Stradivarius".

De la Mauritanie au Soudan en passant par le Niger ou la Côte d'Ivoire, ces instruments sont âgés de 10.000 à 4.500 ans.

"C'est le premier MP3 de l'humanité: un objet qui contient du son et qu'on peut transporter avec soi", contrairement aux stalactites d'une grotte ou à une grosse pierre angulaire avec lesquels nos ancêtres jouaient aussi certainement de la musique ", estime le spécialiste.

Un objet rare et donc précieux. Découvert à 1.500 km de sa roche d'origine, le "Stradivarius" aurait nécessité deux ans de travail pour façonner "grain par grain" cette roche très dure, selon lui.

Comment en jouait-on ?

- "Il faut deux points d'appui, peut-être à l'époque des supports en cuir ou fibres végétales, ou même posé sur les chevilles nues. Ils tapaient dessus, avec des cailloux, du bois... on ne sait pas exactement mais le son est intact."

- " Quand j'entends mes collègues parler d'art préhistorique et oublier de citer la musique et les lithophones dans les grottes, ça me met hors de moi ! ", s'emporte ce passionné, qui aimerait pouvoir aller taper dans les grottes aux peintures rupestres pour vérifier si certaines stalactites auraient pu servir d'instruments de musique dans les "premières salles de cinéma " de l'humanité.

L'exposition sur le site du Muséum national d'Histoire naturelle

Par AFP

Sources :
http://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/musique-prehistorique-c...
http://www.parlervietnam.com/2014/03/le-museum-de-paris-fait-chante...

La douce musique des pierres préhistoriques

Les vingt-deux pierres sont disposées sur la table. Boudins cylindriques pour la plupart.

La plus grosse pèse 7,5 kg. Celle toute noire qui tinte comme une cloche d'église, 4,5 kg. Son nom de scène : le « stradivarius».

Autour de ces « lithophones », quatre percussionnistes de l'Orchestre national de France se livrent à une danse des rythmes et des marteaux, comme s'ils tapaient sur des xylophones désaccordés.

Samedi 22 mars 2014, dans l'amphithéâtre du Muséum national d'histoire naturelle, à Paris, se donne une première mondiale :un concert de « paléomusique ». 42 minutes d'un « conte musical » mené sur ces pierres qui datent de – 2500 à – 8000 avant J.-C. et mises en musique par le compositeur Philippe Fénelon, dont on connaissait plus le goût pour l'opéra que pour la Galerie de l'évolution.

Quelques extraits (photos et sons) de ce concert :

« Ces lithophones n'ont jamais été joués ensemble, ni maintenant ni à la préhistoire, dit-il - avec un sourire d'hérétique. Et, parmi eux, en réalité, le “stradivarius” n'est pas le plus intéressant, parce que sa sonorité rappelle des choses qu'on connaît déjà. Ce qui m'intéressait, c'est le côté un peu sale de ces pierres. Ce sont des quarts de ton, des tiers de ton que j'ai organisés sur la table du grave à l'aigu. »

A l'origine du concert, un cycle de musiques de l'ONF, Musicomusée, destiné à une sensibilisation musicale en famille. En mai 2013, cherchant une idée pour les 80 ans de l'orchestre, l'équipe a poussé la porte d'Erik Gonthier, bâtiment 140 du Muséum. Un enthousiaste. « Un drôle de zèbre », disent ses détracteurs. Un iconoclaste en tout cas, comme le Muséum sait si bien en produire. Le maître de conférences jovial et barbu, amateur de phrases à l'emporte-pièce et de cravates roses, leur ouvre ses placards. Trente-sept lithophones dorment là. Un rêve de musicien… Et pour l'ethnominéralogiste qu'il est, le paléomusicologue qu'il est devenu, l'occasion de rendre ses cailloux célèbres.

L'ethnominéralogiste Erik Gonthier et ses lithophones. | Pierre Grosbois pour "Le Monde" 

« Ce concert est une hérésie. Et alors ? On a droit aux rêves ! » Ce sont eux qui l'ont toujours guidé. A 9 ans, cet enfant du Périgord fouillait les grottes du pays en quête de quelque mystère rupestre. En vain. Il lui faudra attendre 2010 pour qu'à 56 ans il puisse s'enorgueillir d'avoir codécouvert à Madagascar les premières grottes à peinture de l'île.

C'est qu'à l'âge des études on l'a sommé de choisir. Ce sera CAP de bijoutier-joaillier, rue du Louvre à Paris. Les pierres l'inspirent. Il étudie la gemmologie, devient un expert international, traîne au Muséum, devient l'ami et le disciple du patron des galeries de minéralogie, Henri-Jean Schubnel, haut en couleur lui aussi, qui l'appelle en 1983 pour sertir certaines pièces de la première grande exposition de pierres précieuses…

Et c'est ainsi qu'après moult aventures, études, thèses, jury, polémiques et voyages chez les Papous de Nouvelle-Guinée, notre héros ouvre, un jour de 2004, un placard du département de préhistoire où sont conservés pilons et mollettes pour écraser le grain, ramassés dans les sables du Sahara, au Maroc, au Niger, en Algérie, en Mauritanie… Il a l'intuition que ces ustensiles sont en réalité des instruments de musique.

- « Les préhistoriques étaient beaucoup plus intelligents que ce que le XIXe siècle a bien voulu nous faire croire. Un instrument de musique, c'est quoi ? Un timbre et de la résonance. J'ai tapé sur un des pilons, il produisait un son magnifique, mais ne sonnait pas. Et puis je me suis rappelé les gamelans, ces ensembles de percussions javanais, où les pièces sont posées sur des points souples, et les cordes du piano, dont le son se fait entre deux coussinets de feutrine. »

Le voilà courant jusqu'aux poubelles du Muséum, dont il extirpe des morceaux de mousse jaunâtre. Il pose le magnifique pilon noir dessus… « Le son parfait d'une cloche de bronze… », dit-il aujourd'hui avec le même émerveillement qu'au premier jour.

La musique préhistorique n'est pas une nouveauté. On sait des flûtes en ivoire de mammouth ou en os de vautour qui remontent à plus de 30 000 ans. Si ces instruments ne sont plus « jouables », en revanche, dès 1954, l'ethnologue Georges Condominas fit jouer « les onze pierres du Vietnam » qui sont aujourd'hui conservées au Musée du quai Branly. « Il s'agissait de lithophones laminaires ! », précise Erik Gonthier. Comprendre : des pierres plates. « On ne connaissait pas de lithophones cylindriques comme les miens… »

Aujourd'hui, certains chercheurs, dont Paul Devereux, de l'université de Princeton, émettent même l'hypothèse que les célèbres mégalithes de Stonehenge en Angleterre auraient été assemblés, certains apportés de très loin, en raison de la nature de leur pierre et de leur résonance musicale lorsqu'ils sont frappés – les sons des rocs racontant les esprits sacrés qui les habitent. (*)

Les musiciens de l'Orchestre national de France jouent leur partition sur les lithophones. | Pierre Grosbois pour "Le Monde"

Ce samedi, sous la main des percussionnistes de l'Orchestre national de France, les lithophones emplissent de leur musique transmillénaire l'amphithéâtre du Muséum, posé comme un temple dans le Jardin des plantes.

- « Venir à ce concert, c'est un peu comme aller voir des peintures rupestres », confie à mi-voix un grand homme à lavallière dans la file d'attente qui bruisse d'excitation.

- « Il y a, quand on joue ce rapport fugace à l'Histoire, témoigne, ébloui, l'un des percussionnistes, ce sentiment de frapper un instrument dont un autre a joué il y a des milliers d'années… »

Le sacré et le sacrilège, ces deux facettes de l'archéologie, se nouent ici. Célébrer ces instruments en les jouant… n'est-ce pas aussi possiblement profaner des objets dont on ignore l'usage premier ? Plus prosaïquement, les collections du Muséum sont-elles faites pour amuser la galerie ou conservées à des fins de recherche ?

Claire Gaillard revient du nord de l'Inde. Cette spécialiste des outils en pierre taillée du paléolithique inférieur et moyen, responsable des collections de préhistoire, s'est battue contre le projet.

- « Jamais, explique-t-elle, je ne permettrais qu'on utilise un outil préhistorique pour couper de la viande. En utilisant ces objets, on efface les microtraces qu'on peut y découvrir au microscope, les striés, les polis, les petites percussions qui vont raconter l'usage qui en était fait. » Elle a fini par baisser les bras.

- « Là, c'est vrai les traces étaient déjà masquées, ces objets ont été trouvés dans les sables, pas dans des lieux préservés, et Erik Gonthier a sans doute déjà percuté ces objets des dizaines de fois », soupire-t-elle.

Les coupables le jurent : ce concert était une expérience unique, un instant de félicité, une partition jouée une fois, et puis la prochaine dans trois mille ans.

- « Sur ces lithophones, là oui… corrige le compositeur, Philippe Fénelon. Rien n'empêche de jouer la partition sur d'autres pierres. Au conservatoire de musique de Bilbao, au Pays basque – où l'on communiquait autrefois ainsi d'une vallée à l'autre –, j'ai découvert qu'il y avait une classe de joueurs de pierres. » O tempora ! O mores !

Laurent Carpentier 
Reporter culture

Source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/03/24/la-douce-musique-d... 

(*) Stonehenge aurait été inspiré

par des illusions sonores

La disposition du cercle de pierre du Néolithique a été conçue pour reproduire d'étranges effets musicaux.

Un chercheur américain a proposé une hypothèse très originale pour expliquer l'arrangement des mégalithes géants de Stonehenge dans le sud de l'Angleterre. L'acousticien Steven Waller estime que le monument préhistorique a été construit pour reproduire l'effet d'illusions sonores que l'on entend en présence de deux instruments jouant la même note de musique.

Le rôle précis et la signification du célèbre cercle de pierre érigé il y a 4500 ans font encore l'objet de nombreux débats, avec des interprétations allant d'un lieu de culte druidique à un usage purement astronomique. Cette nouvelle hypothèse ne mettra sûrement pas tout le monde d'accord.

Steven Waller, qui est chercheur indépendant en Californie, s'appuie tout de même sur une série d'expériences qu'il a réalisée avec des cobayes, et qu'il a présentée cette semaine à Vancouver à l'occasion du grand congrès scientifique de la société américaine pour l'avancement des sciences (AAAS).

L'effet que décrit le chercheur se produit en présence de deux instruments qui jouent la même note en même temps. Selon l'endroit où on se place par rapport aux deux instruments, les interférences entre les ondes sonores font varier l'intensité, avec des pics plus forts par endroits et d'autres où la note est au contraire très atténuée.

Pour son expérience, le chercheur a placé deux flûtes à deux mètres d'écart dans un champ et les a reliées à une pompe à air qui leur faisait jouer la même note en continu, un do à la fréquence de 1100 Hz. En évitant soigneusement de parler de Stonehenge ou d'effets acoustiques aux personnes faisant office de cobayes pour ne pas les influencer, il les a ensuite fait tourner autour des deux flûtes, yeux bandés. Quand il leur demandait ensuite de reconstruire l'environnement en fonction de ce qu'ils avaient entendu, ils ont évoqué la présence de gros obstacles régulièrement espacés en cercle qui occultaient la musique, récréant sans le savoir le plan de base du cercle intérieur de Stonehenge.

- « Quand les gens enlevaient leur bandeau et découvraient qu'ils étaient dans un champ totalement vide, ils étaient sidérés » a raconté Steven Waller à BBC News.

- « Pour des personnes qui ne connaissent pas les effets d'atténuation et d'amplification des ondes, l'alternance si régulière des zones silencieuses et des zones bruyantes devait être totalement mystérieuse, et paraître magique », explique le scientifique dans sa présentation du phénomène.

- « Je ne suis pas surpris par l'idée que les créateurs de Stonehenge aient pu avoir des considérations acoustiques et musicales en concevant le monument », estime Damian Murphy, chercheur à l'université de York qui a participé à un programme de reconstition des environnements acoustiques dans plusieurs sites historiques en Grande-Bretagne, dont Stonehenge, où ont été constatés d'importants effets de résonnances sonores.

- « Mais de la même manière qu'une cathédrale ou une grande église a des qualités indéniables pour faire résonner la musique, on peut tout de même se demander si l'acoustique était le premier souci des architectes lors de leur création», poursuit le chercheur britannique.

Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/02/17/01008-20120217ARTFIG0041...

Stonehenge serait né d’une illusion sonore

Le site mégalithique de Stonehenge, situé dans le Sud de l’Angleterre et dont les origines sont mystérieuses, serait né d’une illusion sonore, selon une nouvelle théorie avancée jeudi par un chercheur américain indépendant lors d’un forum scientifique au Canada.

Pour Steve Waller, l’architecture et l’art ne sont pas seulement inspirés par ce que l’on voit, mais aussi par ce que l’on entend. Il a été intrigué par des interactions entre deux sons de même longueur d’onde qui peuvent s’annuler selon l’endroit où l’on se trouve. Et ce phénomène de zone sonore morte, bien connu en acoustique, peut aisément tromper le cerveau.

Les personnes ayant cette illusion pensent qu’il y a une construction invisible empêchant soudainement le son de se propager, a expliqué ce chercheur au premier jour de la conférence annuelle de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS) qui réunit 8.000 chercheurs à Vancouver depuis jeudi et jusqu’à lundi.

Objets invisibles
« En visitant Stonehenge, j’ai été frappé par la manière dont les sons se propagent entre ces blocs de pierre monolithiques dont la disposition paraît créer cette illusion sonore », a-t-il expliqué.

Pour démontrer cette théorie, il a demandé à des volontaires de se prêter à une expérience : on leur a posé un bandeau sur les yeux et ils ont été placés en cercle autour de deux haut-parleurs émettant certains sons.
Les participants se sont ensuite retournés et ont enlevé leur bandeau. Steve Waller leur a alors demandé de dessiner ce qu’ils pensaient qui se trouvait entre la source des sons et eux-mêmes. Certains ont dessiné un cercle de piliers, d’autres des objets solides comme des roches, d’autres des ouvertures ou des arches, ce qui selon lui ressemble beaucoup à Stonehenge.

- « Je pense que cette même illusion s’est produite il y a 5.000 ans, comme on peut le démontrer aujourd’hui », a estimé le scientifique. Ainsi, si des gens à cette époque-là dansaient en cercle autour de deux personnes jouant de la flûte, ils avaient la même expérience, passant d’une zone où le son était fort à une autre où il disparaissait, leur laissant penser que des objets invisibles se trouvaient dans le cercle, poursuit-il.

Réponse des esprits

- « Une telle expérience devait terriblement les perturber et dans le passé tout ce qui était mystérieux était considéré comme magique ou surnaturel ». « Et je pense que cela a motivé les bâtisseurs de Stonehenge pour reproduire la structure recréant la même illusion… comme une vision qu’ils avaient eu d’un autre monde », a précisé le chercheur.

D’anciens mythes du monde entier évoquent des croyances populaires selon lesquelles l’écho de la voix était la réponse des esprits, a-t-il expliqué. L’acoustique paraît avoir été utilisée par des civilisations anciennes pour créer de puissants espaces spirituels.

Une étude conduite par Miriam Kolar de l’université Stanford, située en Californie, également présentée jeudi à la conférence de l’AAAS, révèle que les créateurs du centre cérémonial de Chavin de Huantar au Pérou, vieux de 3.000 ans, avaient des connaissances acoustiques.

Selon cette étude, le labyrinthe de galeries se trouvant sous le complexe reproduit des sons étranges en écho de la voix humaine ou d’instruments de musique fait en coquillage. Cela laisse penser que les oracles devaient s’exprimer de cette manière, selon Miriam Kolar.

Les Mayas « utilisaient aussi l’acoustique pour manipuler les esprits », a expliqué David Lubman, un expert de l’Institut d’ingéniérie de contrôle du bruit à Westminster (Californie), qui a mené des études sur le site de Chichen Itza au Mexique. A la pyramide de Kukulkan, l’écho d’un applaudissement évoque le chant du quetzal, l’oiseau sacré des Mayas considéré comme un messager de dieu, a-t-il estimé.

(Source : AFP)

Les ancêtres des Mayas avaient la capacité d'impressionner la pierre avec une énergie ...

Source : http://jack35.wordpress.com/2012/02/17/stonehenge-serait-ne-dune-il...

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Réponses à cette discussion

Les premiers musiciens

On pourrait se poser la question, à quelle date est apparue une première forme de musique, le journaliste scientifique Frédéric Belnet journaliste scientifique du mensuel « Historia » répond à notre question dans un article paru en juin 2012.

En effet ce sont lors de fouilles archéologiques que l'on a découvert des instruments ressemblant à des instruments de musique. C'est donc bien au temps de la préhistoire que sont apparût les premières notes de musiques. Je préfère publier son article il sera plus explicite que moi :

«  Nos ancêtres de l'âge de pierre façonnaient leurs instruments. Mais seules les pièces en ivoire ou en os nous sont parvenues.

La musique et la danse sont des formes d'art éphémères difficiles à appréhender. Cependant l'existence de la musique au Paléolithique est attestée par la découverte de plusieurs types d'instruments prévient le musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.

Si l'on peut imaginer nos ancêtres chantant, tapant dans leurs mains, jouant du tambour fabriqué à partir de bois ou de peaux, ou soufflant dans des trompes en corne ou en écorce, aucun vestige de ces matériaux dégradables ne vient l'attester. Comme toujours, pierre, os et ivoire sont quasiment les seuls indices tangibles mais rares que possèdent les préhistoriens pour attester les pratiques musicales de l'âge de pierre. L'archéologie expérimentale et l'éthologie étude des peuplades actuelles fournit également quelques indications.

Outre leur intérêt sur le plan artistique, les premiers instruments de musique révèlent un comportement moderne et une communication symbolique avancée si l'on écarte cet os percé vieux de 43 000ans découvert en 1995 en Slovénie (et dont l'interprétation comme instrument de musique est controversée), c 'est dans la grotte de Hohle Fels, en Allemagne, que des chercheurs découvrent, en 2008, les plus vieux instruments de musique connus à ce jour, les morceaux de trois flûtes, l'une (un fragment de 22cm) en os de vautour, percée de 5 trous ; la seconde en os de cygne, percée de 3 trous la dernière taillée dans l'ivoire d'une défense de mammouth. Datés au carbone 14, ces vestiges remontent à - 35 000 ans.

C'est la période dite de l' Aurignacien, où l' Homo sapiens fraîchement débarqué en Europe côtoie l'homme de Néandertal, dont les préhistoriens ne reconnaissent cependant pas la patte dans la facture de ces instruments : ils sont vraisemblablement l’œuvre de l'homme anatomiquement moderne, comme tous ceux retrouvés jusqu'à présent. Si leur ancienneté est une surprise, ce ne sont pas les premières flûtes à être découvertes. Ces flûtes (seuls instruments préhistoriques multinotes) sont relativement nombreuses : on en trouve par exemple dans la grotte ornée d'Isturitz (Pyrénées-Atlantiques) , qui en recèlent une vingtaine d 'époque gravettienne (- 28 000 à – 22 000 ans).

Parfois concues à partir d'os de mammifères ou de bois de renne évidés, elles sont le plus souvent constituées d'un os d'oiseau longs, légers et creux sciées à chaque extrémité, au bout duquel est façonné un bec biseauté, surmonté d'une entaille, comme sur les pipeaux actuels.

Fabriquée par les hommes du Magdalénien (- 17 000 à – 10 000 ans), celle trouvée au roc de Marcamps(Gironde) en est une bonne illustration. Dans la grotte du Placard (Charente), une série d'os creux tubulaires, non perforés , sont peut-être les restes d'une f1ûte de Pan.

Simples accessoires de ralliement entre chasseurs, appeaux ou instruments de musique ? Des sifflets, constitués d'une phalange de renne, sont également connus, tels ceux de l'abri de Laugerie-Basse (Dordogne) ou de la grotte d'Aurignac (Haute -Garonne).

Tout l'art des préhistoriens est de distinguer les perforations intentionnelles de celles dues aux crocs de carnassiers.

Encore utilisé par nombre d'ethnies actuelles, le rhombe, pièce d'os ou de bois perforée fixée à une cordelette , que l'on fait tournoyer pour produire des vrombissements, fait aussi partie de la panoplie des musiciens paléolithiques.

De formes diverses, les racleurs, en os ou en bois de cervidés, offrent un flanc cranté qui, frotté à l'aide d'une baguette, produit un bruit caractéristique. Celui de la grotte du mas d'Azil (Ariège) est en os de renne. Leur usage et même leur nature musicale demeurent incertains.

Autre genre d'indices, de rares éléments d'art pariétal semblent représenter des humains musiciens.

Le plus représentatif est la gravure dite du  (petit sorcier à l'arc musical ) de la grotte des Trois Frères (Ariège). Le personnage, tenant un petit arc, a d'abord été perçu comme un danseur muni d'une sorte de guimbarde , mais une autre hypothèse le dépeint comme un chasseur, camouflé et armé d'un arc, approchant le gibier.

Dans certaines grottes, comme à Pech Merle (Lot), on observe aussi des traces de percussions sur des concrétions de stalagmites, alors surnommées lithophones. Les essais expérimentaux y montrent des propriétés acoustiques, et certains préhistoriens imaginent une association entre art pariétal et sons...

Plus hasardeuse encore, l'hypothèse des ostéophones : il s 'agit des gros os de mammouth décorés, retrouvés àMezine (Ukraine). Généralement interprétés comme matériaux de construction (de huttes), certains y voient des instruments musicaux. L'imagination des hommes d'aujourd'hui est sans doute à la hauteur de celle des hommes d'hier... »

Frédéric Belnet

Journaliste scientifique

Je vous souhaite une excellente semaine.

Dan

Source :  http://francedan01.over-blog.com/article-les-premiers-musiciens-118...

Vous avez dit primitif ?

L' histoire que l'on connait nous dit :

" Il y a quinze milliards d’années la grande page blanche de l’univers a volé en éclats. Ce fût le « Big-bang » nom évocateur d’un bruit phénoménal alors qu’en réalité, seul un silence absolu régnait....

Quelques milliards d’années plus tard, les planètes étaient constituées.
Sur la planète Terre, des sons ont pu enfin naître grâce à l’atmosphère.

Quelques millions d’années d’attente et des oreilles ont pu entendre ces sons ".

Au commencement était le bruit,
le bruit engendra le rythme,
le rythme engendra tout le reste…

" Musique : plurielles ! " se propose de vous raconter cette merveilleuse histoire de la musique, du musicien et de l’instrument à travers différents regards, itinéraires et scénarios.
Cette approche originale d’archéologie musicale et d’ethnomusicologie s’adresse à tous les publics car petits et grands sont captivés par les expositions-spectacles que présente Guy THEVENON.

Instruments exposés sur scène

Une collection d’instruments de musique : débutée depuis plus d’une trentaine d’années, comptant plus de 800 instruments de musique originaires du monde entier ou d’objets sonores élaborés à partir de matériaux naturels ou de récupération.

Une ouverture rare et originale au vaste monde de la musique.
Une passion : celle de Guy THEVENON pour la musique, les instruments de musique et le musicien.
Un désir : celui de partager, de communiquer sur l’histoire de la musique.

La présentation proposée par Guy THEVENON est originale par sa forme.

Exposition-spectacle :
Les instruments de musique sont présentés au milieu d’un décor très élaboré selon la thématique présentée, et d’un spectacle musical car Guy Thevenon se déplace au milieu des instruments de musique en expliquant d’une façon très pédagogique et détaillée l’histoire de la musique, du musicien et des instruments de musique présentés.

Exposition-voyage :
Voyage tant au niveau de l’imaginaire qu’à travers le temps et l’espace. Le spectateur se retrouve tantôt plongé dans la préhistoire tantôt dépaysé par un voyage dans des contrées lointaines (musique du monde, musique traditionnelle de tous les continents).

Exposition vivante :
Les instruments de musique deviennent animés, ils prennent place dans une histoire, dans l’histoire de la musique depuis les temps préhistoriques, dans l’hitoire des civilisations du monde entier.

Le musicien, Guy THEVENON ponctue ses expositions-spectacles de morceaux musicaux traditionnels ou originaux joués sur les instruments de musique de la collection.

Une ouverture rare et originale au vaste monde de la musique allant de la préhistoire aux musiques traditionnelles de chaque pays jusqu’à la musique d’aujourd’hui élaborée à partir de matériaux de récupération.

Voyage pour petits et grands sur la longue route de l’humanité, ces interventions sont support et prétexte à l’écoute, la découverte et l’imaginaire

.

Expo spectacle sur les instruments de musiques primitifs
au Festival scientifique de Chamonix

Musique primitive avec os

Musique primitive avec bois

Musique primitive sur cailloux

etc..

Plus on avance dans les recherches, plus les dates reculent : 
remonter dans le temps est éberluant
parce qu'on s'aperçoit que "cela" s'est passé
bien avant que ce que l'on croyait... "

Sources : 
http://www.musiqueplurielles.com/
http://www.musiqueplurielles.com/matieres-sonores
- divers

Musique et instruments de la Préhistoire

Comme les premières manifestations artistiques de l'art pariétal la musique dans la Préhistoire est un type d'expression qui nous interpelle. Nous y voyons les premiers êtres humains s'exprimer de manière gratuite et sans obligation, de manière "culturelle". Contrairement à la fabrication d'outils ou d'habitats nécessaires à la survie, l'art sous toutes ses formes est en effet un comportement, une culture, qui rend ces hominidés plus proches de nous, plus humains...

Les origines de la musique

La musique comme la mélodie ne laissent pas de trace... c'est une évidence ! Au mieux ce sont les instruments ayant produit des sons qui peuvent nous parvenir. La majorité des rares études sur le sujet imaginent, en se basant sur l'activité de tribus encore isolées, que les premières "mélodies" ont été produites tout simplement par la voix mais également avec le corps. Un rythme peut en effet être simplement mis en place en tapant dans ses mains ou sur une autre partie du corps.

De façon un peu plus élaborée l'homme peut également utiliser son environnement, comme par exemple en tapant des objets les uns contre les autres (bois, pierre, tronc d'arbre, parois de grotte...). De surcroît, il peut aussi construire ou modifier un élément naturel dans le but de produire des sons et donc de la musique. Au final, seuls ces derniers objets, véritablement façonnés, peuvent nous fournir des renseignements.

"Il faut bien considérer que n'ont subsisté que les témoins résistant archéologiquement, ce qui donne nécessairement une image restreinte de ce type d'objet et élimine des instruments qui normalement devaient accompagner ceux reconnus, comme par exemple les percussions utilisant la peau tendue, le cor fait d'une corne d'auroch, de bison, de bouquetin, trompette d'écorce de bouleau, etc.." Extrait de Homo musicus palaeolithicus et Palaeoacustica de Michel Dauvois (Institut de Paléontologie Humaine, Instituto Italiano di Paleontologia Umana, Roma.) 

flûte de Divje Babe en Slovénie


Le plus vieil instrument de musique identifié..

En septembre 2008, dans la grotte de Hohle Fels (dans le jura Souabe en Allemagne) ont été découverts les fragments d'une flûte en os de vautour. Elle mesure 22 cm et comporte cinq trous. Elle est datée (par la méthode du Carbone 14) de plus de 35 000 ans !


"
C'est sans ambigüité le plus vieil instrument de musique dans le monde !" a déclaré l'archéologue Nicholas Conard lors de la publication de la découverte dans la revue Nature (en juin 2009). 

Flute en ivoire de Schelklingen

Trois flûtes ont en fait été mises à jour par les chercheurs. La seconde est en ivoire de mammouth et la dernière en os de cygne.


Les instruments de musique dans la Préhistoire

Devant une découverte archéologique de ce type il n'est pas forcément simple de déterminer l'utilisation musicale d'origine. Si la manipulation d'une flûte reste assez compréhensible, l'utilisation d'une rhombe, par exemple, peut paraître étonnante. Et pourtant, dans ce dernier cas, c'est l'usage d'objets identiques par des tribus aborigènes actuelles qui a permis d'en comprendre le maniement.
Par ailleurs il paraît important d'essayer de comprendre si l'objet a été modifié par l'homme, ou bien si ce dernier a simplement utilisé un élément naturel pour produire des sons... Pour certains artéfacts comme les sifflets le débat n'est toujours pas clos. 

Les rhombes

Le rhombe est une pièce d'os ou de bois ovaloïde allongée qui présente un trou à l'une de ses extrémités. Cet orifice permet de passer un lien. Pour l'utiliser (en se basant sur les pratiques actuelles), on fait tournoyer l'objet comme une fronde au bout d'une corde. Il s'en dégage un sifflement (ou vrombissement) assez mélodieux.

Rhombe Grotte en bois de renne (Grotte de Lalinde)
exposé au Musée d'Archéologie Nationale

Reconstitution de l'utilisation d'un rhombe basée sur les populations actuelles qui l'utilisent de nos jours. Dessin exposé au Musée d'Archéologie Nationale


Les flûtes

Les flûtes sont généralement réalisées avec un morceau d'os creux dans lequel plusieurs orifices ont été percés. En soufflant dans l'un des bouts et en obturant successivement les petits orifices on obtient des sons comparables à nos flûtes actuelles. C'est le seul "instrument" qui permet de jouer plusieurs notes.

Flute aurignacienne Pair-non-Pair exposée au Musée d'Aquitaine de Bordeaux

Flûte en os d'Istruritz exposée au Musée d'Archéologie Nationale

Les sifflets ou phalanges sifflantes 

Les sifflets que l'on présente comme des instruments de musique n'en sont pas à proprement parler. Ces os troués ont surtout dû être des outils de chasse, soit pour communiquer entre les membres d'un clan, soit comme appeaux. Le son produit par ce type de sifflet étant aigü et assez puissant, rien ne peut prouver son utilisation pour produire une mélodie. 
Plusieurs phalanges de rennes perforées ont été retrouvées.

Sifflet en os (Laugerie Basse) exposé au Musée d'Archéologie Nationale

Sifflets - Phalanges perforées (Grotte d'Aurignac) exposés au Musée de Périgueux


Les racleurs/racloirs 

Les racleurs sont des artefacts de différentes formes, mais ils ont pour points communs d'être taillés dans l'os ou le bois de cervidés et d'avoir le bord crantés régulièrement.
Le son est produit par friction en frottant le bord du racleur avec une baguette de bois ou un os léger.

Racloir -Racleur en os d'oiseau (trouvé à l'Abri Cellier )

Racleur - Os de renne (Mas d'Azil ) exposé au Musée d'Archéologie Nationale

Des traces visuelles de la musique ? 

L'art pariétal nous a laissé quelques peintures ou gravures de personnages qui peuvent évoquer la musique ou la danse. Ces représentations sont, comme toutes les figures humaines, les moins faciles à décrypter. Les avis des préhistoriens ne concordent pas et c'est souvent une interprétation libre plus qu'une certitude.

Le petit sorcier de la Grotte des Trois Frères

La représentation d'un anthropomorphe appelée le petit sorcier à l'arc musical est l'une des figures le plus souvent citées pour "montrer" la musique à la Préhistoire. Le "sorcier" dans une posture dansante est relié à un objet présenté comme un arc musical ou une sorte de flûte à nez... 
Une étude contradictoire montre que ce sorcier dansant et musical ressemble plus à un chasseur marchant à quatre pattes qu'à un "danseur". Dans cette autre interprétation la posture à l'horizontal donne beaucoup plus de logique à certains éléments de la gravure, notamment à l'orientation de la queue appartenant à la peau de bête qui le recouvre.

« Une nouvelle approche de la gravure du « petit sorcier à l'arc musical » de la grotte des Trois Frères »

de Frédéric Demouche, Ludovic Slimak, Daniel Deflandre LAPMO – CNRS – Université de Provence

La musique et la danse sont des formes d'art éphémères difficiles à appréhender. L'existence de la musique au Paléolithique est attestée par la découverte de plusieurs types d'instruments flûtes, sifflets, rhombes et racleurs. Les tambours existaient probablement au Paléolithique mais ces instruments faits de bois et de peau ne se sont pas concernés. Cependant,   dans certaines grottes, des nappes de calcite montrant des traces de percussion témoignent des talents rythmiques des musiciens préhistoriques.  (Musée d'Archéologie Nationale)

C.R.

Sources 
- La préhistoire, Antoine Balzeau et Sophie A. de Beaune 
- Homo musicus palaeolithicus et Palaeoacustica, Michel Dauvois (Institut de Paléontologie Humaine, Instituto Italiano di Paleontologia Umana, Roma.
- Une nouvelle approche de la gravure du "petit sorcier à l'arc musical de la Grotte des Trois Frères", de Frédéric Demouche, Ludovic Slimak, Daniel Deflandre LAPMO – CNRS – Université de Provence.

Source : http://www.hominides.com/html/dossiers/musique-prehistoire.php

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