C’est pourquoi la gratuité ne joue pas la comédie du bonheur. Elle rend l’homme à son autonomie, (et donc aussi à sa faiblesse, à sa bêtise, à ses incapacités, ses incultures, sa possible haine de soi, à sa possible légèreté…) Ce qu’elle donne est donné pour construire, pour se construire. Il faut apprendre à en jouir. Elle met du sérieux dans la vie en nous rappelant que chaque instant, chaque chose, chaque lieu, chaque sentiment, chaque personne peut échapper au kitsch du marché, être rendu à son absolue singularité et nous engager à prendre le risque d’en tirer de la joie.De JL Sagot Duvauroux sur "Gratuité "
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