Quand sonne l'heure de la séparation...

"Soudain, à peine quelques secondes après le début de l’injection, le chien avait cessé de respirer. J’ai caressé sa tête magnifique que j’aimais tellement. Il était encore chaud. Mais la vie avait commencé de se retirer de lui. J’étais déjà devant sa mort, confronté à sa mort. Une grande souffrance est monté en moi. Comme une lame de fond qui m’a soulevé. Je l'ai regardé pour une dernière fois... j'avais l'impression d'étouffer."

Comme on peut le voir dans les propos de M. Languirand, la mort d’un animal aimé confronte
parfois à un chagrin insurmontable comparable à celui qui se vit lors du décès d’un être humain. Ce mot qui exprime une expérience de grande douleur c’est le Deuil…. Parfois, lors de la perte de notre animal adoré, cette douleur que l’on ressent est presque un sujet tabou et certain pensent que l’on fait preuve de ‘sensiblerie’. Pourtant, cette souffrance est bien réelle. Chacun réagit à sa manière et exprime, de façon plus ou moins démonstrative, la douleur qui est la sienne. Toutes vos réactions ont compréhensibles et saines et ne doivent, en aucun cas, vous faire culpabiliser. C’est un processus normal d’angoisse qu’il faut vivre et, heureusement, avec le temps, ce moment de désarroi finira par se dénouer.

Ils ont une place à part entière dans notre cercle familial, ils font partie de notre quotidien et on les aime passionnément. Mais, chats ou chiens, ils vivent rarement plus de 14 à 18 ans et nous devons donc affronter leur disparition. Comment faire face à ce qui est un véritable deuil ?

Du diagnostic à la mort

Le diagnostic est posé, votre compagnon ne vivra plus très longtemps. Bien entendu, vous allez tout faire pour lui rendre matériellement ces derniers moments le plus confortable possible et lui consacrer un maximum de temps. Vous serez sans doute animé par des sentiments contradictoires : le désir d'en finir avec cette dégradation en même temps que la peur de la perte, et comme pour les humains, tout cela est parfaitement normal.

Pourtant viendra le moment, s'il ne vous fait pas le cadeau de partir tout seul, où vous devrez prendre la décision puisque vous en avez le pouvoir, d'abréger ses souffrances. C'est le rôle de votre vétérinaire de vous aider dans cette démarche sans jamais prendre la décision à votre place. Il évaluera en dehors de la douleur, la capacité de l'animal à pouvoir encore vivre correctement : sa vue, son ouie, sa confusion mentale, sa mobilité.

Un jour, vous verrez dans son regard qu'il ne veut plus se battre. Sachez que si vous le souhaitez, certains vétérinaires peuvent venir pratiquer l'euthanasie à domicile. Dans les semaines qui suivront, vous vous réveillerez la nuit en guettant sa respiration, vous croirez entendre le bruit de ses pattounettes sur le carrelage, et vous ne pourrez pas passer à côté de l'endroit où il dormait ou faire certaines promenades sans être submergé par l'émotion. Acceptez de passer par cette période de deuil, faite successivement d'un état de choc, de déni, de révolte de chagrin et enfin d'acceptation.

Les enfants et les seniors face à la mort d'un animal

La disparition de l'animal qui a accompagné l'enfance survient quand l'enfant entre dans l'adolescence. C'est presque toujours sa première confrontation avec la mort. Il faut le préparer dès qu'il peut le comprendre à l'idée que son compagnon a une durée de vie plus courte que la nôtre.

À partir de 7-8 ans associez-le au départ définitif et s'il n'est pas toujours souhaitable qu'il assiste à l'euthanasie, proposez-lui pour le moins de revoir une dernière fois le corps de son animal. S'il en exprime le désir et que la taille et les circonstances le permettent, enterrez l'animal en organisant un petit rituel. Si vous ne récupérez pas le corps ou les cendres, vous pouvez enterrer les objets qui lui ont appartenu.

Ces rites de funérailles qui ont existé de tout temps permettent plus facilement d'entamer le deuil et inscrivent de façon claire dans l'esprit de l'enfant la séparation définitive. Pour les personnes âgées, la mort de leur animal, les renvoie inévitablement vers la leur. C'est un moment pendant lequel ils auront besoin d'être entouré.

S'il n'est pas souhaitable qu'ils fassent de nouveau l'acquisition d'un jeune, on peut leur proposer l'adoption d'un animal plus âgé sans l'être trop, qui a perdu ses maîtres, ou le dog-sitting intermittent d'un animal du voisinage.

Perdu corps et bien

Quand l'animal disparaît mystérieusement, il est bien plus difficile dans ce cas d'en faire le deuil puisque l'espoir de le voir réapparaître perdure souvent bien au-delà du raisonnable. Si vous n'avez aucune nouvelle au bout de quelques mois ou d'une année, il va falloir vous résigner à ne jamais le revoir.

Fixez vous une date et organisez un enterrement symbolique qui vous permettra de commencer votre deuil. Envisagez de reprendre un compagnon. Si le disparu revient, il y aura toujours de la place pour deux.

Je bouquine… "Quand l'animal s'en va", de Marina Von Allmen-Balmelli, aux Éditions Jouvence, 6,50 €.L'envolée,www.envoler.com : site web consacré au deuil des animaux, conseils et forum.

Article publié par Véronique Ozanne le 11/12/2007
(Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.)

 Un peu d'aide

 Comment faire deuil de son animal ?

Tu t’en souviens comme si c’était hier: quand tu as vu sa jolie frimousse pour la première
fois tu as eu un coup de foudre et, deux minutes plus tard, c’était l’amour pour toujours...
Sur le chemin de ta maison,  alors qu’il dormait sur tes genoux, tu t’es jurée que tu ne
laisserais jamais rien ni personne lui faire du mal. Qu’est-ce que ça fait de la peine
quand cet animal, devenu un ami, te quitte!

 L’importance du deuil

Le deuil est un processus normal qui accompagne toutes les formes de séparation.  Le
problème avec le décès d’un animal, c’est que le deuil qui s’ensuit est souvent mal compris
par les autres. «Ton chat , ton chien, ton oiseau ou ton conchon d'inde est mort ?
C’est pas grave, achète-t’en un autre!» vas-tu entendre parfois. 

Ceux qui n’ont jamais eu d’animaux ne comprennent pas qu’ils ont chacun leur personnalité propre, qu’il est possible d’avoir une réelle relation avec eux et que, quand ils nous regardent avec leurs grands yeux chaque fois qu’on leur confie un truc, on a vraiment l’impression qu’ils nous comprennent.
La mort d’un compagnon qui avait une place aussi spéciale dans ton cœur représente une
perte aussi importante que n’importe quelle autre. Alors ne te sens pas mal à l’aise d’avoir
de la peine. Si les autres ne comprennent pas, tant pis. Dans cet article, tu trouveras
quelques idées pour t’aider à traverser cette période difficile.

 Les étapes du deuil

Voici des phases qu’il est possible que tu traverses à la suite du décès d’un animal que
tu aimais.   Sache que ces émotions sont tout à fait normales. Les connaître t’aidera à
les vivre plus facilement.

       Le déni

          Tu n’acceptes pas que le pire ait pu arriver: ça ne se peut pas qu’il soit parti!
            Laisse-toi vivre cette étape, mais apprends tranquillement à accepter la mort
           de ton compagnon, même si c’est difficile d’y faire face.
       La colère 

           Tu ressens beaucoup de colère face à ce qui est arrivé. Tu essaies de trouver
           un coupable. À ce stade, tu auras tendance à te montrer grincheuse envers les
           gens de ton entourage. Pourtant, c’est d’eux dont tu as le plus besoin pour
           traverser plus facilement cette épreuve.
       La culpabilité

           Tu te sens coupable. Tu te dis que tu aurais dû mieux t’occuper de ton animal et
           que si tu l’avais fait, il serait peut-être encore en vie. Tu juges que tu as mal fait
           ton travail de bon maître. Sache que le fait de te sentir responsable ne changera
           rien à la situation. C’est bien que tu fasses ton introspection, mais ne te fais pas
           de mal inutilement. Tu n’as pas de pouvoir sur le passé. Regarde en avant.
       La tristesse

           Tu te sens triste et tu as envie de pleurer. Tu t’ennuies beaucoup de ton animal,
           car tu as l’impression d’avoir perdu un ami, un confident, une partie de toi-même.
           C’est normal.   Accorde-toi du temps pour vivre cette étape.   Attention par
           contre de ne pas t’apitoyer sur toi-même.   Continue de faire des activités,
           ça te permettra de te changer les idées.

       L’acceptation

           Une fois que tu auras accepté la perte de ton fidèle compagnon, tu te sentiras
           beaucoup mieux. Tu garderas en mémoire tous les bons moments que vous avez
           passés ensemble.

 Que faire pour traverser cette épreuve 

       Entoure-toi de gens qui ont de l’empathie pour ce que tu vis. Ça ne t’aidera pas
           beaucoup si, en plus d’avoir de la peine, tu te sens incomprise.

       Explique à tes proches ce que tu ressens. Ce que tu peux parfois percevoir comme
           de l’incompréhension de leur part n’est peut-être que de l’impuissance. Ils ne savent
           probablement pas comment agir avec toi. En leur expliquant comment tu te sens, non
           seulement tu te soulageras d’un grand poids, mais tu permettras aussi aux autres de
           comprendre ce que tu vis.

       Rassemble toutes les photos où ton animal apparaît et consacre-lui un album dans
           lequel tu pourrais également écrire des commentaires, raconter des anecdotes le
           concernant, parler de ses petites habitudes qui te faisaient rire... Ainsi, tu sais
           que tu garderas toujours de bons souvenirs de ce que vous avez vécu ensemble.

        La perte d’un être cher peut être très difficile, car on ne le voit plus au quotidien.
            Dis-toi que ton animal vit dans ton cœur et que son passage dans ta vie représente
            un élément important de ton histoire personnelle.

       Même si tu n’as envie de rien, continue de participer à des activités.
            Ça peut s’avérer positif.

 À éviter

Certaines personnes se consolent en adoptant un nouvel animal. Si tu te sens à l’aise avec
cette idée, c’est ton choix.   Par contre, il serait important que tu fasses ton deuil avant.
Les animaux ne sont pas tous pareils.  Ton nouveau compagnon aura sa personnalité bien
à lui et il se peut que tu sois portée à le comparer à celui que tu as perdu,  et que tu sois
déçue s’il ne réagit pas comme lui.    Donne-toi la chance de pouvoir accorder une
attention particulière au nouvel animal qui entrera dans ta vie.  

Et si jamais tu ne te sens pas prêt()e) à en avoir un autre, avertis les personnes de ton entourage pour éviter qu’elles te fassent un «cadeau» avec lequel tu ne serais pas vraiment à l’aise.

un site d'aide : http://soutienperteanimaldomestique.pagesperso-orange.fr/sommaire.htm

Une nouvelle histoire d'amour

Après la mort de leur animal, certains jurent qu'ils n'en reprendront jamais ! Certes, comme dans la vie, si on ne s'attache pas, on ne risque pas de souffrir des séparations, mais au prix de se priver du bonheur d'aimer. Par ailleurs, il ne s'agit pas de «remplacer» l'animal aimé, mais de recommencer une nouvelle histoire d'amour. D'autres se précipiteront pour acquérir un nouvel animal, la vie leur paraissant insupportablement vide. Pourquoi pas à condition de se donner les moyens de faire le bon choix.

Quelques réflexions pour vous aider :

- Cherchez à acquérir le même modèle que le disparu peut être une erreur au motif que les morts ont toujours raison et que la comparaison avec le disparu risque d'être au détriment du nouveau venu d'autant que vous aurez oublié les défauts de jeunesse du premier.Essayez de changer de race ou tout au moins de sexe ou de couleur et évitez de donner le même nom.

- Si c'est possible, anticipez le départ du senior en adoptant un deuxième animal quand le premier vieillit (pas trop) aide à mieux supporter la séparation : la vie continue et le copain a besoin de vous.

- Acceptez que le nouveau venu ne soit pas aussi performant, cela viendra peut-être avec le temps. Ceux qui ont toujours eu des animaux savent que chacun de nous a eu dans sa vie avec un de ses chiens ou chats une relation exceptionnelle. C'est déjà pas mal.

Sources :
http://www.e-sante.fr/quand-nos-betes-nous-quittent/2/actualite/775 Magazine Côté Santé -12/07
http://nospetitesbetes.over-blog.com/pages/Le_Deuil_dun_animal_de_C...
http://www.animaux-transports-services.com/pages/faire-le-deuil/fai...
http://soutienperteanimaldomestique.pagesperso-orange.fr/sommaire.htm

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