L’obscurité brule comme une bougie. Des silhouettes chancelantes, impatientes, comme un rosaire de lanternes se dérobent. La nuit a beau essayer de contenir les bourrasques, le vent déborde et exalte les parfums d’eau.
La solitude éveillée, sous les plis du ventre a oublié la faim. Il faut apprendre, écouter sans faire de bruit, notre temps-dresse la séparation des êtres.
La rose blanche sans-chaine à la feuille qui se sépare de l’arbre. Les araignées roses, hussardes du roi, l’âme pourpre, s’impatientent, sous les plis des cœurs qui débordent et rient de soi.
Le cortège dépasse la tempête, la nuit se calme, je pense à toi, aux parfums d'eau par-dessous tes pieds.
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Les parfums d'eau
par Magdala
14 oct. 2015
L’obscurité brule
comme une bougie.
Des silhouettes chancelantes,
impatientes,
comme un rosaire de lanternes
se dérobent.
La nuit a beau essayer
de contenir les bourrasques,
le vent déborde
et exalte les parfums d’eau.
La solitude éveillée,
sous les plis du ventre
a oublié la faim.
Il faut apprendre,
écouter sans faire de bruit,
notre temps-dresse
la séparation des êtres.
La rose blanche
sans-chaine
à la feuille qui se sépare
de l’arbre.
Les araignées roses,
hussardes du roi,
l’âme pourpre,
s’impatientent,
sous les plis des cœurs
qui débordent
et rient de soi.
Le cortège
dépasse la tempête,
la nuit se calme,
je pense à toi,
aux parfums d'eau
par-dessous tes pieds.
Magdala