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Les étranges pierres musicales du Paléolithique
Des objets qui, jusqu’à maintenant, étaient considérés comme de simples pilons, auraient en réalité pu servir d’instruments de musique pour nos ancêtres des cavernes. A quoi leur musique pouvait-elle ressembler ?
Pendant des décennies, les paléontologues ont pris d’étranges pierres polies, retrouvées dans divers sites préhistoriques du Sahara, pour de simples pilons. Jusqu’à ce que l’ethno-minéralogiste Eric Gonthier ait une intuition : et s’il s’agissait d’instruments de musique ?
Le Muséum de Paris fait chanter
des pierres préhistoriques sorties de l’oubli
" Concert de pierres fabriquées au néolithique "
Les vingt-deux pierres sont disposées sur la table. Boudins cylindriques pour la plupart. La plus grosse pèse 7,5 kg. Celle toute noire qui tinte comme une cloche d'église, 4,5 kg. | Pierre Grosbois pour "Le Monde"
On ignore comment nos ancêtres préhistoriques en jouaient mais leur son nous est parvenu intact : des milliers d'années après leur fabrication, des pierres musicales du Sahara néolithique vont de nouveau chanter en public samedi 22 mars 2014 au Muséum de Paris.
C'est dans le cadre d'un conte musical créé pour le 80e anniversaire de l'Orchestre national de France que ces lithophones (littéralement "pierres à voix"), pierres polies cylindriques d'environ 80 à 100 cm de long, vont revenir à la vie, sous les maillets délicats de quatre percussionnistes de Radio France.
"Après le concert, les 23 lithophones réintègrent les réserves ici, on ne refera jamais plus un tel concert", assure à l'AFP Erik Gonthier, ethno-minéralogiste au Muséum national d'Histoire naturelle (MNHN), l'homme sans qui ces pierres seraient peut-être restées silencieuses à jamais.
Car ces instruments de musique, découverts pour la plupart par des militaires en poste dans les anciennes colonies françaises d'Afrique au début du XXe siècle, ont longtemps dormi dans des tiroirs sous l'étiquette "pilon saharien", voire "hache" pour les plus aplatis d'entre eux.
A la décharge des spécialistes, il est bien difficile de distinguer un pilon utilisé au néolithique pour moudre du grain d'un lithophone.
- " Il y a la proportion de l'objet, plus long, son diamètre qui permet de le prendre dans la main. Mais surtout, il y a la qualité sonore! Si on tape dessus et que ça tinte comme une cloche d'airain, on a neuf chances sur dix de ne pas se tromper ", résume Erik Gonthier.
Car ce passionné de pierres, qui a passé douze ans de sa vie à les tailler pour des joailliers de la place Vendôme avant de devenir scientifique pour mieux les comprendre, a l'oeil qui brille dès qu'il s'agit de taper sur des roches.
C'est même ainsi qu'il a identifié le premier lithophone saharien en 2004.
A l'époque, il commence par le tenir serré dans la main ou posé sur une table avant de le frapper "tout doucement" à l'aide d'un petit maillet, "mais ça sonnait pas terrible".
Un lithophone surnommé " Stradivarius "
- "Et puis je me suis rappelé du piano de ma grand-mère et des petits bouts de feutrine placés sous les cordes pour qu'elles sonnent bien. Alors j'ai été fouiller dans les poubelles du Muséum pour récupérer des bouts de mousse, j'ai posé le lithophone dessus et là, il a fait + tiiiiinnnnggggg + ! ", raconte M. Gonthier.
La préhistorienne Odile Romain touche les pierres d'un lithophone préhistorique à côté du paléomusicologue Erik Gonthier, le 11 mars à Paris.Photo : Jacques Demarthon/CVN
La pierre en question sera déclarée officiellement instrument de musique lithophonique en 2009. " Personne ne l'avait démontré avant nous, ça paraissait intolérable à mes confrères ", bien que ce genre d'instrument soit connu dans d'autres parties du monde, en Asie par exemple, lance Erik Gonthier.
Coup de chance, ce premier lithophone est aussi "le plus beau" et sert de référence à tous ceux qui ont depuis lors été identifiés dans les collections du Muséum, ce qui lui vaut le surnom de "Stradivarius".
De la Mauritanie au Soudan en passant par le Niger ou la Côte d'Ivoire, ces instruments sont âgés de 10.000 à 4.500 ans.
"C'est le premier MP3 de l'humanité: un objet qui contient du son et qu'on peut transporter avec soi", contrairement aux stalactites d'une grotte ou à une grosse pierre angulaire avec lesquels nos ancêtres jouaient aussi certainement de la musique ", estime le spécialiste.
Un objet rare et donc précieux. Découvert à 1.500 km de sa roche d'origine, le "Stradivarius" aurait nécessité deux ans de travail pour façonner "grain par grain" cette roche très dure, selon lui.
Comment en jouait-on ?
- "Il faut deux points d'appui, peut-être à l'époque des supports en cuir ou fibres végétales, ou même posé sur les chevilles nues. Ils tapaient dessus, avec des cailloux, du bois... on ne sait pas exactement mais le son est intact."
- " Quand j'entends mes collègues parler d'art préhistorique et oublier de citer la musique et les lithophones dans les grottes, ça me met hors de moi ! ", s'emporte ce passionné, qui aimerait pouvoir aller taper dans les grottes aux peintures rupestres pour vérifier si certaines stalactites auraient pu servir d'instruments de musique dans les "premières salles de cinéma " de l'humanité.
L'exposition sur le site du Muséum national d'Histoire naturelle
Par AFP
Sources :
http://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/musique-prehistorique-c...
http://www.parlervietnam.com/2014/03/le-museum-de-paris-fait-chante...
La douce musique des pierres préhistoriques
Les vingt-deux pierres sont disposées sur la table. Boudins cylindriques pour la plupart.
La plus grosse pèse 7,5 kg. Celle toute noire qui tinte comme une cloche d'église, 4,5 kg. Son nom de scène : le « stradivarius».
Autour de ces « lithophones », quatre percussionnistes de l'Orchestre national de France se livrent à une danse des rythmes et des marteaux, comme s'ils tapaient sur des xylophones désaccordés.
Samedi 22 mars 2014, dans l'amphithéâtre du Muséum national d'histoire naturelle, à Paris, se donne une première mondiale :un concert de « paléomusique ». 42 minutes d'un « conte musical » mené sur ces pierres qui datent de – 2500 à – 8000 avant J.-C. et mises en musique par le compositeur Philippe Fénelon, dont on connaissait plus le goût pour l'opéra que pour la Galerie de l'évolution.
Quelques extraits (photos et sons) de ce concert :
« Ces lithophones n'ont jamais été joués ensemble, ni maintenant ni à la préhistoire, dit-il - avec un sourire d'hérétique. Et, parmi eux, en réalité, le “stradivarius” n'est pas le plus intéressant, parce que sa sonorité rappelle des choses qu'on connaît déjà. Ce qui m'intéressait, c'est le côté un peu sale de ces pierres. Ce sont des quarts de ton, des tiers de ton que j'ai organisés sur la table du grave à l'aigu. »
A l'origine du concert, un cycle de musiques de l'ONF, Musicomusée, destiné à une sensibilisation musicale en famille. En mai 2013, cherchant une idée pour les 80 ans de l'orchestre, l'équipe a poussé la porte d'Erik Gonthier, bâtiment 140 du Muséum. Un enthousiaste. « Un drôle de zèbre », disent ses détracteurs. Un iconoclaste en tout cas, comme le Muséum sait si bien en produire. Le maître de conférences jovial et barbu, amateur de phrases à l'emporte-pièce et de cravates roses, leur ouvre ses placards. Trente-sept lithophones dorment là. Un rêve de musicien… Et pour l'ethnominéralogiste qu'il est, le paléomusicologue qu'il est devenu, l'occasion de rendre ses cailloux célèbres.
L'ethnominéralogiste Erik Gonthier et ses lithophones. | Pierre Grosbois pour "Le Monde"
« Ce concert est une hérésie. Et alors ? On a droit aux rêves ! » Ce sont eux qui l'ont toujours guidé. A 9 ans, cet enfant du Périgord fouillait les grottes du pays en quête de quelque mystère rupestre. En vain. Il lui faudra attendre 2010 pour qu'à 56 ans il puisse s'enorgueillir d'avoir codécouvert à Madagascar les premières grottes à peinture de l'île.
C'est qu'à l'âge des études on l'a sommé de choisir. Ce sera CAP de bijoutier-joaillier, rue du Louvre à Paris. Les pierres l'inspirent. Il étudie la gemmologie, devient un expert international, traîne au Muséum, devient l'ami et le disciple du patron des galeries de minéralogie, Henri-Jean Schubnel, haut en couleur lui aussi, qui l'appelle en 1983 pour sertir certaines pièces de la première grande exposition de pierres précieuses…
Et c'est ainsi qu'après moult aventures, études, thèses, jury, polémiques et voyages chez les Papous de Nouvelle-Guinée, notre héros ouvre, un jour de 2004, un placard du département de préhistoire où sont conservés pilons et mollettes pour écraser le grain, ramassés dans les sables du Sahara, au Maroc, au Niger, en Algérie, en Mauritanie… Il a l'intuition que ces ustensiles sont en réalité des instruments de musique.
- « Les préhistoriques étaient beaucoup plus intelligents que ce que le XIXe siècle a bien voulu nous faire croire. Un instrument de musique, c'est quoi ? Un timbre et de la résonance. J'ai tapé sur un des pilons, il produisait un son magnifique, mais ne sonnait pas. Et puis je me suis rappelé les gamelans, ces ensembles de percussions javanais, où les pièces sont posées sur des points souples, et les cordes du piano, dont le son se fait entre deux coussinets de feutrine. »
Le voilà courant jusqu'aux poubelles du Muséum, dont il extirpe des morceaux de mousse jaunâtre. Il pose le magnifique pilon noir dessus… « Le son parfait d'une cloche de bronze… », dit-il aujourd'hui avec le même émerveillement qu'au premier jour.
La musique préhistorique n'est pas une nouveauté. On sait des flûtes en ivoire de mammouth ou en os de vautour qui remontent à plus de 30 000 ans. Si ces instruments ne sont plus « jouables », en revanche, dès 1954, l'ethnologue Georges Condominas fit jouer « les onze pierres du Vietnam » qui sont aujourd'hui conservées au Musée du quai Branly. « Il s'agissait de lithophones laminaires ! », précise Erik Gonthier. Comprendre : des pierres plates. « On ne connaissait pas de lithophones cylindriques comme les miens… »
Aujourd'hui, certains chercheurs, dont Paul Devereux, de l'université de Princeton, émettent même l'hypothèse que les célèbres mégalithes de Stonehenge en Angleterre auraient été assemblés, certains apportés de très loin, en raison de la nature de leur pierre et de leur résonance musicale lorsqu'ils sont frappés – les sons des rocs racontant les esprits sacrés qui les habitent. (*)
Les musiciens de l'Orchestre national de France jouent leur partition sur les lithophones. | Pierre Grosbois pour "Le Monde"
Ce samedi, sous la main des percussionnistes de l'Orchestre national de France, les lithophones emplissent de leur musique transmillénaire l'amphithéâtre du Muséum, posé comme un temple dans le Jardin des plantes.
- « Venir à ce concert, c'est un peu comme aller voir des peintures rupestres », confie à mi-voix un grand homme à lavallière dans la file d'attente qui bruisse d'excitation.
- « Il y a, quand on joue ce rapport fugace à l'Histoire, témoigne, ébloui, l'un des percussionnistes, ce sentiment de frapper un instrument dont un autre a joué il y a des milliers d'années… »
Le sacré et le sacrilège, ces deux facettes de l'archéologie, se nouent ici. Célébrer ces instruments en les jouant… n'est-ce pas aussi possiblement profaner des objets dont on ignore l'usage premier ? Plus prosaïquement, les collections du Muséum sont-elles faites pour amuser la galerie ou conservées à des fins de recherche ?
Claire Gaillard revient du nord de l'Inde. Cette spécialiste des outils en pierre taillée du paléolithique inférieur et moyen, responsable des collections de préhistoire, s'est battue contre le projet.
- « Jamais, explique-t-elle, je ne permettrais qu'on utilise un outil préhistorique pour couper de la viande. En utilisant ces objets, on efface les microtraces qu'on peut y découvrir au microscope, les striés, les polis, les petites percussions qui vont raconter l'usage qui en était fait. » Elle a fini par baisser les bras.
- « Là, c'est vrai les traces étaient déjà masquées, ces objets ont été trouvés dans les sables, pas dans des lieux préservés, et Erik Gonthier a sans doute déjà percuté ces objets des dizaines de fois », soupire-t-elle.
Les coupables le jurent : ce concert était une expérience unique, un instant de félicité, une partition jouée une fois, et puis la prochaine dans trois mille ans.
- « Sur ces lithophones, là oui… corrige le compositeur, Philippe Fénelon. Rien n'empêche de jouer la partition sur d'autres pierres. Au conservatoire de musique de Bilbao, au Pays basque – où l'on communiquait autrefois ainsi d'une vallée à l'autre –, j'ai découvert qu'il y avait une classe de joueurs de pierres. » O tempora ! O mores !
Laurent Carpentier
Reporter culture
Source : http://www.lemonde.fr/culture/article/2014/03/24/la-douce-musique-d...
(*) Stonehenge aurait été inspiré
par des illusions sonores
La disposition du cercle de pierre du Néolithique a été conçue pour reproduire d'étranges effets musicaux.
Un chercheur américain a proposé une hypothèse très originale pour expliquer l'arrangement des mégalithes géants de Stonehenge dans le sud de l'Angleterre. L'acousticien Steven Waller estime que le monument préhistorique a été construit pour reproduire l'effet d'illusions sonores que l'on entend en présence de deux instruments jouant la même note de musique.
Le rôle précis et la signification du célèbre cercle de pierre érigé il y a 4500 ans font encore l'objet de nombreux débats, avec des interprétations allant d'un lieu de culte druidique à un usage purement astronomique. Cette nouvelle hypothèse ne mettra sûrement pas tout le monde d'accord.
Steven Waller, qui est chercheur indépendant en Californie, s'appuie tout de même sur une série d'expériences qu'il a réalisée avec des cobayes, et qu'il a présentée cette semaine à Vancouver à l'occasion du grand congrès scientifique de la société américaine pour l'avancement des sciences (AAAS).
L'effet que décrit le chercheur se produit en présence de deux instruments qui jouent la même note en même temps. Selon l'endroit où on se place par rapport aux deux instruments, les interférences entre les ondes sonores font varier l'intensité, avec des pics plus forts par endroits et d'autres où la note est au contraire très atténuée.
Pour son expérience, le chercheur a placé deux flûtes à deux mètres d'écart dans un champ et les a reliées à une pompe à air qui leur faisait jouer la même note en continu, un do à la fréquence de 1100 Hz. En évitant soigneusement de parler de Stonehenge ou d'effets acoustiques aux personnes faisant office de cobayes pour ne pas les influencer, il les a ensuite fait tourner autour des deux flûtes, yeux bandés. Quand il leur demandait ensuite de reconstruire l'environnement en fonction de ce qu'ils avaient entendu, ils ont évoqué la présence de gros obstacles régulièrement espacés en cercle qui occultaient la musique, récréant sans le savoir le plan de base du cercle intérieur de Stonehenge.
- « Quand les gens enlevaient leur bandeau et découvraient qu'ils étaient dans un champ totalement vide, ils étaient sidérés » a raconté Steven Waller à BBC News.
- « Pour des personnes qui ne connaissent pas les effets d'atténuation et d'amplification des ondes, l'alternance si régulière des zones silencieuses et des zones bruyantes devait être totalement mystérieuse, et paraître magique », explique le scientifique dans sa présentation du phénomène.
- « Je ne suis pas surpris par l'idée que les créateurs de Stonehenge aient pu avoir des considérations acoustiques et musicales en concevant le monument », estime Damian Murphy, chercheur à l'université de York qui a participé à un programme de reconstition des environnements acoustiques dans plusieurs sites historiques en Grande-Bretagne, dont Stonehenge, où ont été constatés d'importants effets de résonnances sonores.
- « Mais de la même manière qu'une cathédrale ou une grande église a des qualités indéniables pour faire résonner la musique, on peut tout de même se demander si l'acoustique était le premier souci des architectes lors de leur création», poursuit le chercheur britannique.
Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/02/17/01008-20120217ARTFIG0041...

Stonehenge serait né d’une illusion sonore
Le site mégalithique de Stonehenge, situé dans le Sud de l’Angleterre et dont les origines sont mystérieuses, serait né d’une illusion sonore, selon une nouvelle théorie avancée jeudi par un chercheur américain indépendant lors d’un forum scientifique au Canada.
Pour Steve Waller, l’architecture et l’art ne sont pas seulement inspirés par ce que l’on voit, mais aussi par ce que l’on entend. Il a été intrigué par des interactions entre deux sons de même longueur d’onde qui peuvent s’annuler selon l’endroit où l’on se trouve. Et ce phénomène de zone sonore morte, bien connu en acoustique, peut aisément tromper le cerveau.
Les personnes ayant cette illusion pensent qu’il y a une construction invisible empêchant soudainement le son de se propager, a expliqué ce chercheur au premier jour de la conférence annuelle de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS) qui réunit 8.000 chercheurs à Vancouver depuis jeudi et jusqu’à lundi.
Objets invisibles
« En visitant Stonehenge, j’ai été frappé par la manière dont les sons se propagent entre ces blocs de pierre monolithiques dont la disposition paraît créer cette illusion sonore », a-t-il expliqué.
Pour démontrer cette théorie, il a demandé à des volontaires de se prêter à une expérience : on leur a posé un bandeau sur les yeux et ils ont été placés en cercle autour de deux haut-parleurs émettant certains sons.
Les participants se sont ensuite retournés et ont enlevé leur bandeau. Steve Waller leur a alors demandé de dessiner ce qu’ils pensaient qui se trouvait entre la source des sons et eux-mêmes. Certains ont dessiné un cercle de piliers, d’autres des objets solides comme des roches, d’autres des ouvertures ou des arches, ce qui selon lui ressemble beaucoup à Stonehenge.
- « Je pense que cette même illusion s’est produite il y a 5.000 ans, comme on peut le démontrer aujourd’hui », a estimé le scientifique. Ainsi, si des gens à cette époque-là dansaient en cercle autour de deux personnes jouant de la flûte, ils avaient la même expérience, passant d’une zone où le son était fort à une autre où il disparaissait, leur laissant penser que des objets invisibles se trouvaient dans le cercle, poursuit-il.
Réponse des esprits
- « Une telle expérience devait terriblement les perturber et dans le passé tout ce qui était mystérieux était considéré comme magique ou surnaturel ». « Et je pense que cela a motivé les bâtisseurs de Stonehenge pour reproduire la structure recréant la même illusion… comme une vision qu’ils avaient eu d’un autre monde », a précisé le chercheur.
D’anciens mythes du monde entier évoquent des croyances populaires selon lesquelles l’écho de la voix était la réponse des esprits, a-t-il expliqué. L’acoustique paraît avoir été utilisée par des civilisations anciennes pour créer de puissants espaces spirituels.
Une étude conduite par Miriam Kolar de l’université Stanford, située en Californie, également présentée jeudi à la conférence de l’AAAS, révèle que les créateurs du centre cérémonial de Chavin de Huantar au Pérou, vieux de 3.000 ans, avaient des connaissances acoustiques.
Selon cette étude, le labyrinthe de galeries se trouvant sous le complexe reproduit des sons étranges en écho de la voix humaine ou d’instruments de musique fait en coquillage. Cela laisse penser que les oracles devaient s’exprimer de cette manière, selon Miriam Kolar.
Les Mayas « utilisaient aussi l’acoustique pour manipuler les esprits », a expliqué David Lubman, un expert de l’Institut d’ingéniérie de contrôle du bruit à Westminster (Californie), qui a mené des études sur le site de Chichen Itza au Mexique. A la pyramide de Kukulkan, l’écho d’un applaudissement évoque le chant du quetzal, l’oiseau sacré des Mayas considéré comme un messager de dieu, a-t-il estimé.
(Source : AFP)
Les ancêtres des Mayas avaient la capacité d'impressionner la pierre avec une énergie ...
Source : http://jack35.wordpress.com/2012/02/17/stonehenge-serait-ne-dune-il...
Santorine57
Musique et instruments de la Préhistoire
Les origines de la musique
La musique comme la mélodie ne laissent pas de trace... c'est une évidence ! Au mieux ce sont les instruments ayant produit des sons qui peuvent nous parvenir. La majorité des rares études sur le sujet imaginent, en se basant sur l'activité de tribus encore isolées, que les premières "mélodies" ont été produites tout simplement par la voix mais également avec le corps. Un rythme peut en effet être simplement mis en place en tapant dans ses mains ou sur une autre partie du corps.
De façon un peu plus élaborée l'homme peut également utiliser son environnement, comme par exemple en tapant des objets les uns contre les autres (bois, pierre, tronc d'arbre, parois de grotte...). De surcroît, il peut aussi construire ou modifier un élément naturel dans le but de produire des sons et donc de la musique. Au final, seuls ces derniers objets, véritablement façonnés, peuvent nous fournir des renseignements.
"Il faut bien considérer que n'ont subsisté que les témoins résistant archéologiquement, ce qui donne nécessairement une image restreinte de ce type d'objet et élimine des instruments qui normalement devaient accompagner ceux reconnus, comme par exemple les percussions utilisant la peau tendue, le cor fait d'une corne d'auroch, de bison, de bouquetin, trompette d'écorce de bouleau, etc.." Extrait de Homo musicus palaeolithicus et Palaeoacustica de Michel Dauvois (Institut de Paléontologie Humaine, Instituto Italiano di Paleontologia Umana, Roma.)
Le plus vieil instrument de musique identifié...
En septembre 2008, dans la grotte de Hohle Fels (dans le jura Souabe en Allemagne) ont été découverts les fragments d'une flûte en os de vautour. Elle mesure 22 cm et comporte cinq trous. Elle est datée (par la méthode du Carbone 14) de plus de 35 000 ans !
"C'est sans ambigüité le plus vieil instrument de musique dans le monde !" a déclaré l'archéologue Nicholas Conard lors de la publication de la découverte dans la revue Nature (en juin 2009).
Flute en ivoire de Schelklingen
Trois flûtes ont en fait été mises à jour par les chercheurs. La seconde est en ivoire de mammouth et la dernière en os de cygne.
Les instruments de musique dans la Préhistoire
Devant une découverte archéologique de ce type il n'est pas forcément simple de déterminer l'utilisation musicale d'origine. Si la manipulation d'une flûte reste assez compréhensible, l'utilisation d'une rhombe, par exemple, peut paraître étonnante. Et pourtant, dans ce dernier cas, c'est l'usage d'objets identiques par des tribus aborigènes actuelles qui a permis d'en comprendre le maniement.
Par ailleurs il paraît important d'essayer de comprendre si l'objet a été modifié par l'homme, ou bien si ce dernier a simplement utilisé un élément naturel pour produire des sons... Pour certains artéfacts comme les sifflets le débat n'est toujours pas clos.
Les rhombes
Le rhombe est une pièce d'os ou de bois ovaloïde allongée qui présente un trou à l'une de ses extrémités. Cet orifice permet de passer un lien. Pour l'utiliser (en se basant sur les pratiques actuelles), on fait tournoyer l'objet comme une fronde au bout d'une corde. Il s'en dégage un sifflement (ou vrombissement) assez mélodieux.
Rhombe Grotte en bois de renne (Grotte de Lalinde)
exposé au Musée d'Archéologie Nationale
Reconstitution de l'utilisation d'un rhombe basée sur les populations actuelles qui l'utilisent de nos jours. Dessin exposé au Musée d'Archéologie Nationale
Les flûtes
Les flûtes sont généralement réalisées avec un morceau d'os creux dans lequel plusieurs orifices ont été percés. En soufflant dans l'un des bouts et en obturant successivement les petits orifices on obtient des sons comparables à nos flûtes actuelles. C'est le seul "instrument" qui permet de jouer plusieurs notes.
Flute aurignacienne Pair-non-Pair exposée au Musée d'Aquitaine de Bordeaux
Flûte en os d'Istruritz exposée au Musée d'Archéologie Nationale
Les sifflets ou phalanges sifflantes
Les sifflets que l'on présente comme des instruments de musique n'en sont pas à proprement parler. Ces os troués ont surtout dû être des outils de chasse, soit pour communiquer entre les membres d'un clan, soit comme appeaux. Le son produit par ce type de sifflet étant aigü et assez puissant, rien ne peut prouver son utilisation pour produire une mélodie.
Plusieurs phalanges de rennes perforées ont été retrouvées.
Sifflet en os (Laugerie Basse) exposé au Musée d'Archéologie Nationale
Sifflets - Phalanges perforées (Grotte d'Aurignac) exposés au Musée de Périgueux
Les racleurs/racloirs
Les racleurs sont des artefacts de différentes formes, mais ils ont pour points communs d'être taillés dans l'os ou le bois de cervidés et d'avoir le bord crantés régulièrement.
Le son est produit par friction en frottant le bord du racleur avec une baguette de bois ou un os léger.
Racloir -Racleur en os d'oiseau (trouvé à l'Abri Cellier )

Racleur - Os de renne (Mas d'Azil ) exposé au Musée d'Archéologie Nationale
Des traces visuelles de la musique ?
L'art pariétal nous a laissé quelques peintures ou gravures de personnages qui peuvent évoquer la musique ou la danse. Ces représentations sont, comme toutes les figures humaines, les moins faciles à décrypter. Les avis des préhistoriens ne concordent pas et c'est souvent une interprétation libre plus qu'une certitude.
Le petit sorcier de la Grotte des Trois Frères
La représentation d'un anthropomorphe appelée le petit sorcier à l'arc musical est l'une des figures le plus souvent citées pour "montrer" la musique à la Préhistoire. Le "sorcier" dans une posture dansante est relié à un objet présenté comme un arc musical ou une sorte de flûte à nez...
Une étude contradictoire montre que ce sorcier dansant et musical ressemble plus à un chasseur marchant à quatre pattes qu'à un "danseur". Dans cette autre interprétation la posture à l'horizontal donne beaucoup plus de logique à certains éléments de la gravure, notamment à l'orientation de la queue appartenant à la peau de bête qui le recouvre.
« Une nouvelle approche de la gravure du « petit sorcier à l'arc musical » de la grotte des Trois Frères »
de Frédéric Demouche, Ludovic Slimak, Daniel Deflandre LAPMO – CNRS – Université de Provence
La musique et la danse sont des formes d'art éphémères difficiles à appréhender. L'existence de la musique au Paléolithique est attestée par la découverte de plusieurs types d'instruments : flûtes, sifflets, rhombes et racleurs. Les tambours existaient probablement au Paléolithique mais ces instruments faits de bois et de peau ne se sont pas concernés. Cependant, dans certaines grottes, des nappes de calcite montrant des traces de percussion témoignent des talents rythmiques des musiciens préhistoriques. (Musée d'Archéologie Nationale)
C.R.
Sources
- La préhistoire, Antoine Balzeau et Sophie A. de Beaune
- Homo musicus palaeolithicus et Palaeoacustica, Michel Dauvois (Institut de Paléontologie Humaine, Instituto Italiano di Paleontologia Umana, Roma.
- Une nouvelle approche de la gravure du "petit sorcier à l'arc musical de la Grotte des Trois Frères", de Frédéric Demouche, Ludovic Slimak, Daniel Deflandre LAPMO – CNRS – Université de Provence.
Source : http://www.hominides.com/html/dossiers/musique-prehistoire.php
19 déc. 2014
Santorine57
19 déc. 2014
Santorine57
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19 déc. 2014