Vous ne le savez peut-être pas mais Ilios Kotsou fut une de mes premières grandes sources d’inspiration en ce qui concerne le bonheur et la manière d’y accéder.
De plus, cet homme est chercheur / docteur en psychologie des émotions, ce qui lui permet de faire de l’approche de l’épanouissement et des émotions quelque chose de scientifique.
Des lors, et contrairement à la pensée collective, être heureux dans sa vie devient une science, et il suffit d’appliquer certaines méthodes pour y accéder à notre tour.
Dans cet article et vidéo, voyons comment approcher nos émotions pour être en paix et donc : heureux dans sa vie.
Bonne écoute Maxime
Pour recevoir l’HappyNews,cliquez ici(vous recevrez gratuitement mon livre au format PDF par la même occasion)
Bien sûr, la tristesse, la colère, l’anxiété, la douleur sont des émotions dites “désagréables”, et donc, en toute logique rationnelle, nous cherchons, d’une manière ou d’une autre, à les éviter.
Le souci, c’est que cette manière de faire ne respecte absolument pas, ni la loi, ni le fonctionnement des émotions, qui elles, fonctionnent de manière “non rationnelle” sur un principe simple : celui de l’accueil et de l’acceptation
Tout se passe comme si certaines émotions devenaient des ennemies intérieures qu’il faudrait tenir à distance, maîtriser, faire taire ou, si possible, éliminer !
Et pourtant, l’expérience et la science démontrent que plus nous luttons contre ces émotions et plus elles reviennent.
Plus nous cherchons à les fuir, plus elles insistent, un peu comme si quelque chose en nous frappait à la porte avec une détermination croissante, jusqu’à ce que nous acceptions enfin de nous ouvrir à elles.
Ici, il nous serait possible de faire un premier constat : la souffrance ne vient pas de l’émotion, elle naît de la peur de nos propres émotions.
C’est précisément ce mécanisme que met en lumière la conférence d’Ilios Kotsou intitulée Désobéir à la tyrannie des émotions, mais aussi ce que nous observons, jour après jour, dans la méditation et dans l’expérience intérieure.
Voyons comment faire autrement.
La règle est simple : Plus nous résistons, plus nous souffrons
Depuis des millénaires, notre système nerveux est programmé pour réagir face au danger, car lutter ou fuir a longtemps été une stratégie de survie efficace.
Par exemple, face à un prédateur, il valait mieux courir ou se défendre plutôt que de s’asseoir pour ressentir tranquillement ce qui se passait en soi.
Le problème, c’est que ce réflexe archaïque s’applique encore aujourd’hui, tandis que nos “prédateurs” modernes ne sont plus extérieurs à nous, mais prennent la forme d’émotions difficiles, de souvenirs douloureux, de pensées envahissantes, de peurs anticipatrices…
Et continuer d’éviter, de contrôler, de refouler, de lutter, n’est absolument plus la bonne stratégie, bien au contraire, car ce faisant, et sans nous en rendre compte, nous entrons en guerre contre une partie de nous-mêmes.
Cette guerre intérieure a un coût bien sûr car refouler en permanence nos émotions de peur qu’elles nous affectent ne fait que les amplifier… Vous connaissez cet adage, cette loi dirais-je même qui dit : ce sur quoi je porte mon attention grandit !!
Autrement dit, moins je veux quelque chose, plus je porte mon attention dessus, et plus je le manifeste..
Albert, le facteur et l’épouvantail intérieur
Ilios Kotsou utilise une image particulièrement parlante : celle d’un invité indésirable qui sonne à la porte, prénommé Albert.
Albert représente ces émotions que nous n’avons pas conviées, celles que nous préférerions ne jamais voir apparaître.
C’est l’idée de faire comme si personne n’était là en détournant le regard ou en faisant semblant de ne pas entendre, mais Albert ne disparaît pas pour autant et continue de frapper de plus en plus fortà la porte jusqu’à ce qu’il nous soit impossible de le nier.
Dans ces trois images, (Albert, le facteur et l’épouvantail), le mécanisme est le même : ce n’est pas ce qui est là qui nous fait souffrir, mais bien le refus de le rencontrer par peur de nos propres émotions.
Quand lutter nous prive de ce qui est vivant
Un point essentiel ressort de ces enseignements : lutter contre nos émotions nous coûte bien plus que nous ne l’imaginons.
Lorsque toute notre énergie est mobilisée pour contenir, surveiller ou combattre ce qui nous dérange, il ne nous reste que très peu de disponibilité intérieure pour ce qui est agréable, nourrissant, vivant.
La joie, la gratitude, l’enthousiasme, la tendresse demandent de l’espace pour se déployer, mais cet espace est occupé par la lutte.
Nous passons alors à côté de notre propre vie. Non pas parce qu’elle est mauvaise, mais parce que nous sommes rarement “à la maison”, comme le disait Eckhart TOLLE. Occupés à gérer ce que nous refusons, nous manquons ce qui se présente.
Peu à peu, notre existence se rétrécit et s’en retrouve dirigée par nos propres peurs.
Nous évitons certaines situations par peur de ce qui pourrait arriver, un peu comme une sorte d’anticipation BIEN TROP EXAGÉRÉE, qui n’est autre que notre peur de ressentir nos émotions encore une fois.
Nous n’osons plus nous engager, aimer, créer, de peur d’être traversés par des émotions que nous jugeons ingérables, et sans nous en rendre compte, ce n’est plus la vie qui nous limite, mais notre relation à nos émotions.
Accueillir n’est ni aimer, ni cautionner, ni se résigner
C’est ici qu’une grande confusion apparaît.
Accueillir une émotion ne signifie pas l’approuver, ni la trouver agréable, ni s’y complaire. Il ne s’agit pas non plus de se résigner ou de baisser les bras.
Accueillir consiste simplement à cesser la résistance. ♥️
C’est accepter de ressentir ce qui est déjà là, sans y ajouter une seconde couche de jugement ou de peur.
Comme dans les sables mouvants, plus nous nous débattons, plus nous nous enfonçons. La solution, contre-intuitive, consiste à s’allonger, à répartir le poids, à arrêter la lutte.
Dans la méditation, cette posture devient une expérience directe dans laquelle nous apprenons à rester présents aux sensations, aux émotions, aux pensées, sans chercher à les modifier. Et quelque chose de surprenant se produit : ce que nous laissons exister sans nous y opposer, commence à se transformer de lui-même.
La vraie liberté : Action consciente, plutôt que de “réagir”
Nous parlons souvent de liberté comme de la possibilité de choisir nos circonstances. Mais la plupart du temps, les événements se produisent sans que nous ayons la main. La vraie liberté commence ailleurs.
Elle commence lorsque nous devenons capables d’observer ce qui se passe en nous sans réagir automatiquement. À cet endroit précis, nous cessons d’être une conséquence de nos conditionnements.
Nous ne sommes plus gouvernés par ce qui surgit intérieurement, ni par ce qui arrive extérieurement. Nous devenons capables d’accueillir, puis d’agir en conscience, depuis un espace plus vaste, plus stable, plus lucide.
C’est cela, au fond, désobéir à la tyrannie des émotions. Non pas en les supprimant, mais en refusant qu’elles dictent nos actes par défaut !
Le courage d’entrer en amitié avec soi
Accueillir ce qui est difficile demande du courage. Non pas un courage héroïque ou spectaculaire, mais un courage intime, discret, quotidien. Celui de rester là quand tout en nous voudrait fuir.
Le poète Rilke disait que les dragons de nos vies sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir courageux. Ce que nous craignons tant porte souvent en lui une information précieuse, une sensibilité, une humanité profonde.
La peur n’est pas le problème. C’est la peur de la peur qui nous enferme.
Lorsque nous cessons de lutter, quelque chose s’apaise. Non pas parce que la vie devient lisse, mais parce que nous cessons de nous contracter face à elle. Et dans cet espace retrouvé, une tendresse inattendue peut émerger. Une tendresse pour nous-mêmes, pour nos fragilités, et pour la vie telle qu’elle est. C’est le début de l’estime et de l’amour de soi
Conclusion : ouvrir la porte change tout
Nous cherchons souvent la paix en essayant d’éliminer ce qui nous dérange, mais l’expérience, la méditation et les enseignements profonds nous montrent une autre voie.
La paix n’est pas le résultat de la fuite, mais de la rencontre.
La liberté ne vient pas du contrôle, mais de la présence et de l’accueil
Ouvrir la porte à Albert, recevoir le courrier du facteur, regarder l’épouvantail intérieur, ce n’est pas se faire violence. C’est cesser de se battre contre soi.
Et peut-être découvrons-nous alors que ce que nous redoutions le plus n’était pas un ennemi, mais un messager.
Et vous, où en êtes-vous ?
Quelles émotions ai-je tendance à fuir ou à combattre dans ma vie quotidienne ?
Que se passe-t-il en moi lorsque j’essaie simplement de ressentir, sans analyser ni juger ?
Dans quelles situations est-ce la peur de ressentir qui limite mes choix ?
Suis-je capable de distinguer la douleur inévitable de la souffrance que j’ajoute par la résistance ?
Désobéir à la tyrannie des émotions par Ilios Kotsou | TEDx
par maxime.greau@gmail.com
Il y a 8 heures
Vous ne le savez peut-être pas mais Ilios Kotsou fut une de mes premières grandes sources d’inspiration en ce qui concerne le bonheur et la manière d’y accéder.
De plus, cet homme est chercheur / docteur en psychologie des émotions, ce qui lui permet de faire de l’approche de l’épanouissement et des émotions quelque chose de scientifique.
Des lors, et contrairement à la pensée collective, être heureux dans sa vie devient une science, et il suffit d’appliquer certaines méthodes pour y accéder à notre tour.
Dans cet article et vidéo, voyons comment approcher nos émotions pour être en paix et donc : heureux dans sa vie.
Bonne écoute
Maxime
Pour recevoir l’HappyNews, cliquez ici (vous recevrez gratuitement mon livre au format PDF par la même occasion)
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L’erreure fatale : fuire / éviter ses émotions
Bien sûr, la tristesse, la colère, l’anxiété, la douleur sont des émotions dites “désagréables”, et donc, en toute logique rationnelle, nous cherchons, d’une manière ou d’une autre, à les éviter.
Le souci, c’est que cette manière de faire ne respecte absolument pas, ni la loi, ni le fonctionnement des émotions, qui elles, fonctionnent de manière “non rationnelle” sur un principe simple : celui de l’accueil et de l’acceptation
Tout se passe comme si certaines émotions devenaient des ennemies intérieures qu’il faudrait tenir à distance, maîtriser, faire taire ou, si possible, éliminer !
Ici, il nous serait possible de faire un premier constat : la souffrance ne vient pas de l’émotion, elle naît de la peur de nos propres émotions.
C’est précisément ce mécanisme que met en lumière la conférence d’Ilios Kotsou intitulée Désobéir à la tyrannie des émotions, mais aussi ce que nous observons, jour après jour, dans la méditation et dans l’expérience intérieure.
Voyons comment faire autrement.
La règle est simple : Plus nous résistons, plus nous souffrons
Depuis des millénaires, notre système nerveux est programmé pour réagir face au danger, car lutter ou fuir a longtemps été une stratégie de survie efficace.
Le problème, c’est que ce réflexe archaïque s’applique encore aujourd’hui, tandis que nos “prédateurs” modernes ne sont plus extérieurs à nous, mais prennent la forme d’émotions difficiles, de souvenirs douloureux, de pensées envahissantes, de peurs anticipatrices…
Et continuer d’éviter, de contrôler, de refouler, de lutter, n’est absolument plus la bonne stratégie, bien au contraire, car ce faisant, et sans nous en rendre compte, nous entrons en guerre contre une partie de nous-mêmes.
Cette guerre intérieure a un coût bien sûr car refouler en permanence nos émotions de peur qu’elles nous affectent ne fait que les amplifier… Vous connaissez cet adage, cette loi dirais-je même qui dit : ce sur quoi je porte mon attention grandit !!
Autrement dit, moins je veux quelque chose, plus je porte mon attention dessus, et plus je le manifeste..
Albert, le facteur et l’épouvantail intérieur
Ilios Kotsou utilise une image particulièrement parlante : celle d’un invité indésirable qui sonne à la porte, prénommé Albert.
Albert représente ces émotions que nous n’avons pas conviées, celles que nous préférerions ne jamais voir apparaître.
C’est l’idée de faire comme si personne n’était là en détournant le regard ou en faisant semblant de ne pas entendre, mais Albert ne disparaît pas pour autant et continue de frapper de plus en plus fort à la porte jusqu’à ce qu’il nous soit impossible de le nier.
Personnellement, je vous parle souvent de l’épouvantail intérieur ou de l’image du facteur et de son recommandé. Tant que nous n’ouvrons pas la porte pour recevoir le courrier, il revient inlassablement.
Plus nous tardons, plus nous résistons et plus il insiste. La douleur émotionnelle augmente et cette résistance déclenche notre souffrance.
Dans ces trois images, (Albert, le facteur et l’épouvantail), le mécanisme est le même : ce n’est pas ce qui est là qui nous fait souffrir, mais bien le refus de le rencontrer par peur de nos propres émotions.
Quand lutter nous prive de ce qui est vivant
Un point essentiel ressort de ces enseignements : lutter contre nos émotions nous coûte bien plus que nous ne l’imaginons.
Lorsque toute notre énergie est mobilisée pour contenir, surveiller ou combattre ce qui nous dérange, il ne nous reste que très peu de disponibilité intérieure pour ce qui est agréable, nourrissant, vivant.
Nous passons alors à côté de notre propre vie. Non pas parce qu’elle est mauvaise, mais parce que nous sommes rarement “à la maison”, comme le disait Eckhart TOLLE. Occupés à gérer ce que nous refusons, nous manquons ce qui se présente.
Peu à peu, notre existence se rétrécit et s’en retrouve dirigée par nos propres peurs.
Nous évitons certaines situations par peur de ce qui pourrait arriver, un peu comme une sorte d’anticipation BIEN TROP EXAGÉRÉE, qui n’est autre que notre peur de ressentir nos émotions encore une fois.
Nous n’osons plus nous engager, aimer, créer, de peur d’être traversés par des émotions que nous jugeons ingérables, et sans nous en rendre compte, ce n’est plus la vie qui nous limite, mais notre relation à nos émotions.
Accueillir n’est ni aimer, ni cautionner, ni se résigner
C’est ici qu’une grande confusion apparaît.
Accueillir une émotion ne signifie pas l’approuver, ni la trouver agréable, ni s’y complaire. Il ne s’agit pas non plus de se résigner ou de baisser les bras.
C’est accepter de ressentir ce qui est déjà là, sans y ajouter une seconde couche de jugement ou de peur.
Comme dans les sables mouvants, plus nous nous débattons, plus nous nous enfonçons. La solution, contre-intuitive, consiste à s’allonger, à répartir le poids, à arrêter la lutte.
Dans la méditation, cette posture devient une expérience directe dans laquelle nous apprenons à rester présents aux sensations, aux émotions, aux pensées, sans chercher à les modifier. Et quelque chose de surprenant se produit : ce que nous laissons exister sans nous y opposer, commence à se transformer de lui-même.
La vraie liberté : Action consciente, plutôt que de “réagir”
Nous parlons souvent de liberté comme de la possibilité de choisir nos circonstances. Mais la plupart du temps, les événements se produisent sans que nous ayons la main. La vraie liberté commence ailleurs.
Elle commence lorsque nous devenons capables d’observer ce qui se passe en nous sans réagir automatiquement. À cet endroit précis, nous cessons d’être une conséquence de nos conditionnements.
Nous ne sommes plus gouvernés par ce qui surgit intérieurement, ni par ce qui arrive extérieurement. Nous devenons capables d’accueillir, puis d’agir en conscience, depuis un espace plus vaste, plus stable, plus lucide.
C’est cela, au fond, désobéir à la tyrannie des émotions. Non pas en les supprimant, mais en refusant qu’elles dictent nos actes par défaut !
Le courage d’entrer en amitié avec soi
Accueillir ce qui est difficile demande du courage. Non pas un courage héroïque ou spectaculaire, mais un courage intime, discret, quotidien. Celui de rester là quand tout en nous voudrait fuir.
Le poète Rilke disait que les dragons de nos vies sont peut-être des princesses qui attendent de nous voir courageux. Ce que nous craignons tant porte souvent en lui une information précieuse, une sensibilité, une humanité profonde.
Lorsque nous cessons de lutter, quelque chose s’apaise. Non pas parce que la vie devient lisse, mais parce que nous cessons de nous contracter face à elle. Et dans cet espace retrouvé, une tendresse inattendue peut émerger. Une tendresse pour nous-mêmes, pour nos fragilités, et pour la vie telle qu’elle est. C’est le début de l’estime et de l’amour de soi
Conclusion : ouvrir la porte change tout
Nous cherchons souvent la paix en essayant d’éliminer ce qui nous dérange, mais l’expérience, la méditation et les enseignements profonds nous montrent une autre voie.
Ouvrir la porte à Albert, recevoir le courrier du facteur, regarder l’épouvantail intérieur, ce n’est pas se faire violence. C’est cesser de se battre contre soi.
Et peut-être découvrons-nous alors que ce que nous redoutions le plus n’était pas un ennemi, mais un messager.
Et vous, où en êtes-vous ?
Si vous avez besoin d’un coup de main pour accueillir certaines émotions incontrôlable en vous, n’hésitez pas à me demander de l’aide en séance individuelle.