Je viens de vivre une expérience intéressante au milieu de personnes adorables certes, mais bourrées de pseudo pensée positives (très américain comme attitude).


Ce qui permet d'éviter tout débat de fond et d'esprit critique constructif (en l'espèce il s'agissait d'un texte et par la suite le visionnage d'un clip vidéo).


•Non, le texte n'est pas bon - et ce n'est pas "J'accuse" d'Emile ZOLA, loin s'en faut
•Non la chanson n'est pas appropriée - " Faire la guerre à la guerre" ? pour parler de Paix ? drôle de choix ... et la chanteuse n'est pas Céline Dion ... à ses débuts
•Non, les images ne sont pas ... enfin, elles ont le mérite d'exister.
Ces pensées positives "coûte que coûte" (qu’il eut été de bon ton présentement que j’affectionne) nourrissent l' auto-suffisance de " son oeuvre " , la soumission à qui parle le plus fort, un manque cruel de recul et anesthésie le libre-arbitre.


Totalement dans l’air du temps technologique qui n’a pas anticipé le psychologique de ce que mettre en scène voulait dire - avec son lot de conséquences - (s’exposer, c’est s’exposer à la critique), elles entretiennent un narcissisme malsain où les likes et les cœurs deviennent la norme, la critique une agression.


Nous sommes à l’ère d’une forme de dictature du virtuel où l’image idéalisée de sa propre personne ne laisse finalement aucune place, pour ne pas dire aucune chance, à l’interaction sociale, privée, personnelle. Ce manque de respect élémentaire à notre intégrité est à mon sens la source de bien des malentendus, voire de souffrances et ne peut pas rendre heureux.


Prétendre vouloir changer le monde sans viser l' excellence collective , avec son lot de frictions, de désaccords, d'honnêteté, d'échanges contradictoires, et sans faire preuve d'ouverture et d'humilité me parait être un vœu pieux.
(On se retrouvera dans 10 ans j'imagine pour constater que tout cela n'aura servi à rien - en maudissant tous ces cristies d'endormis).


Autrefois, nous avions droit à " sois belle et tais-toi "
Aujourd'hui, on tente de nous bâillonner avec des " sois positi (f) ve et tais- toi ! "


En tant que coach, je ne peux accepter que sous couvert de pensées positives, les rapports humains en soient arrivés à un tel déni de ce que nous sommes, ce que nous ressentons, ce que nous souhaitons pour nous et avec les autres, ce que nous vivons.


Hier, on me sollicitait pour des problèmes extérieurs principalement.

Aujourd'hui, la demande s'est déplacée :


•Ai - je le DROIT de ressentir tel ou tel sentiment ?
•Suis- je bien légitime de percevoir un inconfort ? Est ce que ce n'est pas moi qui aurait un problème ? Est-ce que je ne serais pas en train de juger là ? ( pas bien, forcément !)


Quelle tristesse ! Arrêtons enfin ! Je vous rassure : cela s’appelle Penser. Réfléchir. Ecouter son ressenti. Tout va bien. Il ne s’agit pas tant de s’interdire de juger moins mais de juger mieux. Factuellement avec lucidité.
Revenir à des rapports humains sains en refusant toute injonction d'aucune sorte est déjà une source de liberté individuelle. Ce que je tente, avec vous, de restaurer.


(J 'étais en train de préparer un papier sur le sujet mais comme ma copine Sylvaine l'a déjà rédigé, je fais ma feignante et je vous le propose tel quel )

:http://www.ithaquecoaching.com/…/pensee-positive-le-revers-…

Corine Depeyrot
Coach Evolution , Thérapeute, Chamane.

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